La Famille Indienne

Premièrement, la notion de “petit ami/petite amie” en Inde n’existe pas. C’est quelque chose qu’ils connaissent vaguement de la Culture de l’Ouest, de personnes qu’ils ont rencontrées ou des choses qu’ils ont vu à la TV, mais dans la société traditionnelle Indienne, il n’y a pas de place pour ce status.

Mon “Papaji” (Papa Indien) avait l’habitude de me demander, qu’est ce que cela veut dire et de quoi s’agit-il lors que l’on parle de “petit ami/petite amie”? – C’est quelque chose que je n’avais jamais eu à expliquer de toute ma vie. J’ai trouvé un moyen mais cela ne faisait pas de sens pour lui (il avait 74 ans a l’époque). Quand il entendait des Volontaires parler de “petit ami/petite amie”, il me regardait en souriant, l’air de dire “Je ne sais toujours pas ce que cela signifie…mais OK!”, et c’est finalement devenu une sorte de blague entre nous. 🙂

Ensuite, les Parents choisissent le mari (pati) ou la femme (patni) pour leurs enfants (mariage arrangé). Cela est perçu comme une intention bienveillante de la part des Parents, ils prennent grand soin de leurs enfants afin de leur choisir le meilleur avenir. C’est en réalité un devoir pour les parents. Et cela est habituellement accepté par les enfants. L’amour n’est pas un critère. Comme disent les Indiens “L’amour vient après le mariage”.

Des critères Economiques et Sociaux seront pris en compte. Social se refère plus précisement au “système de castes” original.

Vous avez 4 castes principales en Inde (de la plus élevée à la plus basse):

– Brahmanas (les Religieux)

– Kshatriyas (les Guerriers)

– Vaishyas (les Commerçants)

– Shudras (Les Paysans)

Et tout en bas de l’échelle, vous avez “les Dalits” (les Intouchables): les autres castes ne doivent pas avoir de contact physique avec eux. Ils sont nés dans cette situation et rien ne peut y être changé, pour cela il est extrêmement difficile pour ces personnes de s’élever dans la société.

La Religion est aussi un critère: la plupart de la population en Inde est Hindu. D’autres religions sur le territoire Indien sont: Jainisme, Islamisme, et Catholicisme (seulement 2% cependant).

Les mariages d’amour sont exceptionnels, et en general mal acceptés des plus vieilles générations.

Après le mariage, la fille quitte sa propre famille pour aller vivre dans la famille de son conjoint, avec ses parents. D’autres couples aussi, s’il y a des frères eux aussi mariés.

Dans la tradition, la fille doit pleurer lorsqu’elle quitte sa maison et ses parents et des photos seront prises comme pour d’autres moments clé de la cérémonie (qui dure plusieurs jours).

Rarement un jeune personne aura vécu indépendamment avant son mariage.

Une fois le couple marié, la Famille (qui ne se limite pas juste aux parents, frères et soeurs) peut parfois mettre une pression énorme sur le couple pour qu’ils fassent des enfants. La raison pour cela est souvent juste une question de ce que les autres familles vivant aux alentours vont penser et des rumeurs.

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The Indian Family

First, the notion of “boyfriend/girlfriend” in India does not exist. That is something they know vaguely from Western Culture, people they have met or things they have seen on TV, but in their own traditional society, there is no space for it.

My “Papaji” (Indian Dad) used to ask me, what does it mean and what is the whole story about “boyfriend/girlfriend”?  – That is something I never had to explain in my whole life. I found a way but still it was not making any sense to him (he was 74 years old at the time). Then every time he heard from Volunteers about “boyfriend/girlfriend”, he was smiling at me in a way “I still don’t know what it means but yeah…” and it became a kind of joke between us 🙂

Then, Parents choose the husband (pati) or wife (patni) for their children (Arranged marriage). It is perceived like a benevolent intention from the parents, that is how they take good care of their children and choose the best future for them. It is indeed a duty for Parents. And it is commonly accepted by children. Love will not be a criteria. As Indian people say “Love come after marriage”. Economic and social criteria will be taken into account. Social would more specifically refer to the original “Cast system”.

You have 4 main Casts in India (from upper to lower):

– Brahmanas (Religious people)

– Kshatriyas (Worriors)

– Vaishyas (Traders)

– Shudras (Peasantry)

Then at the very bottom you have the “Dalit people” (the Intouchables): other casts should not have any physical contact with them. This is the situation they were born in, and nothing can change it, therefore it is extremely difficult for those people to raise in Society.

Religion is also a criteria: the bigger part of the population in India is Hindu. Other religions on the Indian territory are Jainism, Islamism, or Catholicism (only 2% though).

Love marriages are exceptional and not well accepted by older generations.

After marriage the girl leaves her own family house to live with her husband and his parents. And other couples, in case there are brothers who are also married. In Tradition, the girl cries when she leaves her home and parents and photos will be taken as any other key moment of the ceremony (that lasts several days).

A young person would rarely have lived independently before marriage,

Once the couple is married, the Family (which extend further to just parents, brothers and sisters) can sometimes put a huge pressure on the couple for them to have children. The reason for that is usually a matter of what others families living in the area might think and rumours.

Orientation

Avant de sauter à pieds joints dans le projet, j’ai eu une session d’orientation avec mon organisation d’accueil, IDEX (pour Indian Development EXchange). Leurs bureaux étaient à 400 mètres là où vivait ma famille d’accueil, ce qui était plutôt pratique. Ce jour j’ai donc eu:

– un cours d’Hindi avec mon coordinateur Kehari: il m’a enseigné les bases, ce que je pouvais utiliser par la suite avec les enfants en donnant mes cours dans les bidonvilles …(le mode impératif était très utile mais le vocabulaire je l’avais déjà grâce à mes cours):“bolo” (dis), “beto” (assieds toi), “chalo” (va)…

– une présentation sur les Garderies (“Anganwadi” en Hindi) avec Subhadra: leur but, comment elles fonctionnent, à qui elles appartiennent, qui sont les employés…

J’ai appris que beaucoup de familles envoient leurs enfants le matin uniquement parce que le Gouvernement fournit le repas aux enfants presents à l’heure du déjeuner, mais l’après midi, ils s’en vont. Un des objectifs d’IDEX était de faire en sorte que ces enfants restent l’après-midi pour d’autres activités.

– une présentation sur la Condition des Femmes en Inde: l’Education & alphabetisation, comment elles sont perçues dans le cocon familial, quel est leur rôle au sein de la famille.. – Je pense que c’était logique que ce soit une femme qui me présente cette partie-là.

Pour cela, on m’a demandé de porter plus d’attention aux filles à la Garderie, afin qu’elles obtiennent l’attention qu’elles n’avaient pas à la maison. Cela leur donnerait une certaine confiance en elles-mêmes.

– une présentation sur la Culture Indienne: en gros, Subhadra m’a expliqué les choses qu’une personne de l’Ouest (Européenne, Américaine…) pourrait faire et qui mettrait mal à l’aise notre nouvelle communauté en Inde, de façon à ce que le Bénévole puisse continuer son expérience de la meilleure manière possible. Tout ce qu’elle m’a dit, je le savais ou alors ce n’était que du bon sens pour moi.

Orientation

Before jumping into the project, I had an Orientation session with the Host organization, IDEX (standing for Indian Development EXchange). Their office was 400 meters away from where my host family was living which was very handy. On that day I had:

– a Hindi class with my coordinator Kehari: he taught me the basics, what I could be using with the children giving the classes in the slums…(the Imperative mode was very useful but the vocabulary I had already thanks to my classes): “bolo” (say), “beto” (sit down), “chalo” (go)…

– a presentation on the Day Care Centres (“Anganwadi”, in Hindi) with Subhadra: what is the purpose, how do they work, who own them, who are the employees…

I was informed that many families send their children in the morning only because the Government provide the present children with the food at lunch time, but then they go home in the afternoon. One of IDEX’s objectives was to have the children stay in the afternoon for more activities.

– a presentation on Women’s conditions in India: Education & literacy, how they are perceived in the family, what is their “role” within the family… – I think it makes sense a Woman gives that presentation.

Therefore I was asked to give more attention to the girls at the Day Care Centre, so they can have the attention they were not getting at home. That would give them self confidence.

– a presentation on Indian Culture: Basically, Subhadra explained the things that a Western person could do and make people uncomfortable in our new community in India, in order that the Volunteer can go ahead smoothly with his/her experience. Everything she told me, I knew or was just common sense for me, really.

L’Inde

L’Inde, c’était mon rêve.

Tout avait commencé avec de la musique. J’étais tombée sous le charme d’un instrument de musique appelé le Dhol.  La plupart du temps on l’entend dans la musique Bhangra, musique populaire originaire du Penjab. Oh vous ne savez pas où se trouve le Penjab (je ne sais pas si on dit Penjab ou Punjab en français…mais les Indiens, eux, disent Punjab)? Vous avez déjà vu ces hommes avec des turbans sur la tête ? Et bien il s’agit de leur lopin de Terre (au Nord Ouest de l’Inde, près du Pakistan). Une grande majorité de ses habitants sont Sikhs, d’où les Turbans.

Comme je voulais toujours plus de musique, j’ai commencé à regarder des films Indiens (comme vous devez savoir, il y a une bonne partie de musique et de danse dans les films), et j’y ai découvert la langue Hindi. J’adorais l’écouter. Je la trouvais relaxante. Je me sentais apaisée après avoir regardé un film Hindi au UGC de Dublin. C’était un remède à tout le stress du monde 🙂

Donc j’ai cherché des cours d’Hindi et commencé à en suivre avec l’Institut de Sandford (Dublin), une fois par semaine après le travail. Je suis bien conscience que l’Hindi ne sert absolument à rien en Europe mais quoi qui puisse nous rendre heureux est bon à prendre (c’est ma philosophie), alors voilà comment j’ai débuté à apprendre l’Hindi avec une prof de Calcutta (Kolkata), dans la Capitale Irlandaise…

Petite note, Hindi => c’est la langue / Hindou => c’est la religion. Je vois beaucoup de confusion, partout à ce propos, je voulais juste mettre cela au clair.

India…

India was my dream.

Everything has started with the music. I had fallen in love with an Indian instrument called the Dhol. Most of the time, you hear it in Bhangra music, which is originally from the region of Punjab – oh you don’t know where Punjab is located? You see the men with turbans on their heads? Well, this is their part of this World (North West of India, at the border of Pakistan). A majority of the people in this area are Sikh, which explains the Turbans.

As I always wanted more music, I started watching Indian films  (as you may know there is a big part of music and dancing in those films), and that way I have discovered the Hindi language. I just loved the sound of it. I found it relaxing. I felt good after watching a Hindi film at UGC Dublin. That would erase all the stress in the world 🙂

So I looked for Hindi classes in Dublin and started following them with the Sandford Institute, once a week after work. I am well aware that Hindi is absolutely useless in Europe but to me, everything that makes us happy is good to take so here I was learning Hindi with a teacher from Calcutta (Kolkata), in the Capital of Ireland…

Note: Hindi is the language / Hindu is the Religion. I’ve seen a lot of confusion everywhere so just to make it clear.