Des enfants Indiens merveilleux – “Aapka naam kya hai?”

“Aapka naam kya hai ?” Doit-être la question que j’ai le plus entendu venant de la bouche des enfants. Cela signifie « comment tu t’appelles? » en Hindi.

Lorsque j’ai rencontré mes élèves pour la première fois, c’était surement une réelle question, mais après je pense qu’ils aimaient juste entendre une étrangère parler en Hindi, car ils ne s’y attendaient pas de ma part, mais je leur répondais en Hindi « Mera naam Laura hai ».

Je me souviens toujours de la sensation de tous ces enfants réunis autour de moi, comme des abeilles en fait, dans la rue en général et dans les bidonvilles, où je travaillais. Le matin mes petits étudiants savaient à quelle heure je devais arriver et m’attendaient devant leur bidonville, près de la route, en attendant de voir mon rickshaw arriver au loin.

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Les bidonvilles de Katputali Nagar, Jaipur

Souvent ils n’attendaient même pas que je sois sortie pour me prendre la main et m’emmener à l’intérieur, jusqu’au « Anganwadi » (centre aéré en Hindi) : dans mon cas, juste un couloir.

En Inde, être un étranger suffit à attirer l’attention des gens, et ils vous posent plein de questions sur vous, sur votre famille, sur ce que vous faites etc. Il se peut même qu’ils vous demandent combien vous gagnez dans votre profession, vous risquez d’être un peu surpris mais l’argent n’est pas tabou en Inde. Ce n’est pas impoli de poser de telles questions.

Parmi les premières questions aussi, il peut y avoir souvent « es-tu marié(e) ? » – Simplement parce que c’est si important dans leur société, ils veulent savoir. Si vous faites du bénévolat là-bas, et que vous êtes une Femme comme moi, je pense qu’il est important de leur expliquer que, d’où vous venez, les femmes sont beaucoup plus indépendantes, elles peuvent travailler, voyager toutes seules, avoir leurs propres activités. Mettez-vous à leur place : ce n’est généralement pas le cas pour leurs Femmes, alors cela peut prendre un peu plus de temps pour eux de comprendre le concept.

Mais je pense que c’est échange de Cultures, et c’est ce qui fait du Bénévolat une expérience si enrichissante !

Pour en revenir aux enfants, je n’ai jamais vu une tel soif d’apprendre dans les yeux d’enfants avant cela. Ils veulent apprendre. N’importe quoi. De vous. Et ces petits yeux me faisaient me sentir coupable en me souvenant de quand j’étais enfant et que je me plaignais de l’école à mes parents. Les enfants que j’avais devant moi auraient donné n’importe quoi pour être assis devant un tableau noir. Je ne réalisais pas la chance que j’avais.

Dans mon groupe d’élèves, j’avais 4 filles très impliquées dans ce qu’elles faisaient : Krishna, qui je sentais bien comprenait les choses rapidement, très vive de personnalité, toujours prête à aider ses petits camarades, elle m’aidait à traduire mes explications en Hindi lorsque quelque chose n’était pas clair, sa meilleure amie, Karuna, Tara (qui veut dire « étoile » en Hindi) et Anju, une fille plus jeune, 7 ou 8 ans, qui ne savait pas grand-chose au début mais qui a fait des pas de géants en apprenant l’anglais pendant ces quelques mois. Parmi les garçons, Ravi, un tel sourire, et Vishal qui étaient mes élèves des plus réguliers.

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Ravi, qui me montre sa tête rasée – Bidonvilles de Katputali Nagar, Jaipur

Les lettres, les chiffres, les couleurs et les formes étaient les 4 sujets principaux que je devais répéter tous les jours avec les enfants pour qu’ils aient les bases. Ce qui était drôle c’est qu’alors que je leur enseignais le mot en Anglais, ils essayaient de m’apprendre l’équivalent en Hindi.

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Anju, en train de répéter l’alphabet au centre de Katputali Nagar.

Comme je connaissais la plupart, je pouvais le traduire moi-même en Hindi: Neela-Bleu, Peela-Jaune, Gulabi-Rose, Hara-Vert… car je me souvenais que ma tante (qui a grandi en Espagne) m’avait dit qu’elle avait l’habitude d’apprendre l’Anglais avec les deux mots, dans sa langue maternelle suivi de sa traduction en Anglais, dans une chanson qui fait « Pollito chicken, gallina, hen, lápiz pencil y pluma pen, maestra, teacher, puerta door, ventana, window y piso floor » dont elle se souvient encore des décennies plus tard, et j’ai pensé que ça aiderait les enfants à se rappeler même après mon départ pour l’Europe.

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Moi dans un Salwar Kameez (habit Indien), en train de répeter les couleurs avec les enfants des bidonvilles de Katputali Nagar.

Je préparais aussi des exercices pour apprendre à compter, avec mon talent naturel de dessinatrice (ironie !) et devais les reproduire 20 fois pour tous les enfants à la maison pendant mon temps libre, leur demandais de faire des lignes de a, b, c… (en commençant par le tout début puis que l’Hindi a son propre alphabet appelé « Devnagari »), ou juste de dessiner quelque chose et de colorier en telle ou telle couleur.

J’ai aussi enseigné dans une vraie école, je veux dire il y avait un vrai bâtiment, à l’intérieur des bidonvilles, une cour, un arbre qui poussait au milieu. Dedans, des tapis, un tableau noir, et un bureau d’institutrice. Quand je suis arrivée, les institutrices avaient les enfants réunis autour d’elles et ils parlaient. Pas de vraie classe n’avait lieu. Certains enfants dessinaient assis dans un coin de la salle, d’autres dessinaient sur le tableau noir, d’autres jouaient.

Mon premier jour dans cette école, un garçon de 14 ans, Shankar, m’a approchée, je pense que c’est lui qui avait le meilleur anglais de l’école, institutrices inclues. Il n’était pas très content d’être à l’école toute la journée pour ne rien faire, il aurait aimé des journées plus productives et aurait adoré qu’un vrai cours soit donné…par moi. « Qu’est-ce qu’on va faire maintenant ? » « Qu’est-ce que tu vas nous enseigner ? » me demandait-il.

J’ai eu à m’occuper de la classe VII, et comme la première impression qu’ils m’ont donnée était qu’ils étaient tous très timides de parler le peu d’anglais qu’ils avaient, j’ai décidé de faire des jeux-de-rôles avec leur livre scolaire (qu’ils n’avaient pas l’air de beaucoup utiliser). Au début, personne ne s’est porté volontaire mais ensuite tout le monde s’amusait, en lisant les dialogues, en faisant un peu de théâtre et pour finir, on a tous passé un merveilleux moment ! Je partais avec tous les élèves de l’école autour de moi, au point que je peinais à avancer !

Katputali Nagar School, Jaipur

L’école de Katputali Nagar, Jaipur

Ma famille d’accueil m’a dit (je cite) «  les instituteurs du Gouvernement sont sans espoir », ils viennent juste pour attendre leur paye, pour avoir un repas gratuit au déjeuner : le Gouvernement Indien fournit le déjeuner aux Centres Aérés et aux écoles, en général du daal (soupe de lentilles) et chapatis (pain Indien).

Le manque d’énergie de ces instituteurs, je pense est une perte énorme pour les enfants, ils pourraient apprendre tellement pendant tout ce temps, et devenir plus confiants en eux. Cependant, il semblerait parfois que les institutrices ne savent pas beaucoup plus que les enfants, car la plupart sont des femmes, et pas éduquées elles-mêmes.

Aucun diplôme n’est requis pour être instituteur dans les écoles telles que celle de Katputali Nagar. Et si vous avez quelques mots d’Anglais (hi, goodbye, what is your name, thank you…), vous avez probablement plus que certaines personnes, et pouvez être pris pour un poste du genre. Et là commence le cercle vicieux…

C’est pour cela que, la classe moyenne Indienne n’hésite pas à payer quelque chose et envoyer leurs enfants dans des vraies écoles. Mon petit frère Indien, Sushant (le fils de ma famille d’accueil), allait à une de ces écoles, et était un très bon élève, d’ailleurs. Ses parents le surveillaient lui et ses devoirs, ils pouvaient l’aider aussi, et il est sur de bons rails pour l’avenir.

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Wonderful Indian Children – “Aapka naam kya hai?”

“Aapka naam kya hai ?” must have been the question I have heard the most from the Children’s mouths. It means “what is your name?” in Hindi.

When I have met my students for the first time, it was probably a real question, but then I think it was just because they liked hearing a foreigner speaking in Hindi, as they did not expect me to, but I was answering in Hindi, “Mera naam Laura hai”.

I still remember the feeling of all those children gathering around me, like bees, really, in the street in general, and in the Slums where I was working. In the morning, my students knew at what time I was supposed to arrive and were waiting for me in front of their Slums, near the street, waiting to see my rickshaw on the road…

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Katputali Nagar Slums, Jaipur

They often did not even wait until I was out of it to grab my hand and take me inside, all the way to the “anganwadi” (day care centre, in Hindi): in my case, just a corridor.

In India, just being a foreigner brings people’s attention and they will ask a whole lot of questions about you, your family, what you do at home etc. They might even ask how much you earn in your job, you might get a little surprised, but money is not taboo at all in India. It is not impolite to ask such things.

Amongst the first questions also, there will often be “are you married?” – Just because it is so important in their society, they want to know. If you are volunteering there, and you are a Woman like me, I think it is important to explain to them that where you come from, Women are more independent, they can work, travel on their own, have their own activities. Put yourself in their shoes: it is generally not like that for their Women, so it might take a little more time for them to understand the concept.

But I think the whole thing is just an exchange of Cultures, and that makes volunteering such an enriching experience!

Coming back to the Children, I had never seen such a thirst for learning in Children’s eyes before that. They want to learn. Anything. From you. And those little eyes made me feel guilty remembering when I was a child myself, complaining about school to my parents. The Children I had in front of me would have given anything to be sitting facing a blackboard. I was not aware at the time how lucky I was.

In my group of students, I had 4 girls really involved in what we were doing, Krishna, who I felt was understanding things quickly, she has an outgoing personality, always happy to help her classmates, she was actually helping me, translating my explanations in Hindi, when something was not clear, her best friend Karuna, Tara (it means “star” in Hindi) and Anju, a younger girl, about 7 or 8, who did not know much at the start but who made giants’ steps learning English during those few months. Among the boys, Ravi, such a smiling face, and Vishal were my more regular students.

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Ravi, showing me he has shaved his head – Katputali Nagar Slums, Jaipur

Letters, Numbers, Colors, Shapes were the 4 main subjects I needed to repeat with the Children every day, so they can have the basics. The funny thing about it is that as I was trying to teach them those things in English, they were trying to teach me the words in Hindi.

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Anju, repeating the Alphabet, methodically, in Katputali Nagar anganwadi

As I knew most of them, I could translate those myself in Hindi: Neela-Blue ; Peela-Yellow, Gulabi-Pink, Hara-Green… because I remember my aunt (who was raised in Spain) telling me that he used to learn English with the 2 words, in her own language followed by its translation in English in a song that goes: “Pollito chicken, gallina, hen, lápiz pencil y pluma pen, maestra, teacher, puerta door, ventana, window y piso floor”, which she still remembers decades later…so I thought it was helpful for the children to remember, even after I’ve returned to Europe.

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Me, in my Salwar Kameez (Indian clothes), repeating the colors with the children of Katputali Nagar slums.

I was also preparing some counting exercises with my “natural drawing talent” (irony!) and had to reproduce about 20 times for all the children at home, during my free time, asking them to draw lines of a, b, c… (starting at the very start, as Hindi has its own Alphabet, called “Devnagari”), or just asking them to draw something and color it in such and such colors.

I have also taught in a real school, I mean there was a proper building, inside the slums, a courtyard, a tree growing in it. Inside, carpets, a blackboard, and a teacher’s desk. When I got there, the teachers had the children all around them, and they were having a chat. No teaching happening really. Some of the kids were drawing in a corner of the room, others drawing on the blackboard, others playing.

On my first time in that school, a 14-year old boy, called Shankar came to me, I think he had the best English of all the people in that school, including the teachers. He was not very happy being in the school all day long to do nothing, he would have wanted more productive days and loved a proper class to be given….by me. “What are we going to do now?”; “What are you going to teach us?” were his main questions to me.

I had class VII to look after, and as the first impression they gave me was to be very shy about speaking the little English they had, I decided to do role-plays with dialogues from their scholar books (which they did not seem to be using a lot). At first, no one volunteered, but then everyone was having fun, reading the texts, trying to act a little bit, and in the end a good time was had by all! I left that first day in the real school with all its students around, making it difficult for me to even walk!

Katputali Nagar School, Jaipur

Katputali Nagar School, Jaipur

My host family told me that (I quote) << Government teachers are hopeless>>, they only come and wait for their salary, to get free food at lunch time: the Indian Government provides day care centers and schools with a lunch, usually some daal (lentils soup) and chapatis (Indian bread).

The lack of energy from the teachers, I think is a real loss to the children, they could learn so much in that amount of time and be more confident in who they are. However it seems the teachers sometimes do not know much more than the children, most of them being Women and probably not educated themselves. No diploma is required to be a teacher in schools like the one in Katputali Nagar. If you know a few words of English (hi, goodbye, what is your name, thank you…), you already know more than some people and can be appointed for this kind of position. And here starts the vicious circle…

That is why, middle class families in India do not hesitate to pay something and send their children to proper schools. My little Indian brother, Sushant (the son of my host family) was going to one, and a very good pupil, indeed. His parents were looking after him, his homework, could help also, and he is on good tracks now for the future.

La Condition des Femmes en Inde

Le fait qu’en 1966, Indira Gandhi fut une des premières femmes élues Premier Ministre, que l’Industrie Cinématographique (Bollywood) qui fleurit avec 1000 films par an, et qu’aujourd’hui l’Inde serait l’économie qui s’accroitrait le plus rapidement, pourrait nous amener à penser qu’elle est un pays moderne, mais dans beaucoup de domaines, l’Inde reste un pays arriéré.

L’un d’entre eux est la condition des Femmes. Le rôle de la Femme est d’être à la maison, à préparer les repas pour la famille, à nettoyer la maison, et plus tard prendre soin des enfants. Son statut se définit par leurs relations familiales : sœur, mère etc… Traditionnellement, elle va être guidée tout au long de sa vie, d’abord par son père puis ensuite par son mari, qui va lui être choisi, la plupart du temps par ses parents.

Pour cette raison, la Société Indienne, qui est une société masculine, ne considère pas nécessaire que les Femmes soient instruites, et n’envoient pas leurs Filles autant à l’école, que leurs Garçons.

Par conséquence, en 2011, le taux d’alphabétisation était, dans tout le pays, de 74% (comparé au taux mondial de 84%), parmi lesquels 82.14% étaient des Hommes et 65.46% des Femmes.

Les Femmes sont supposées être incapables d’apprendre.

Pour cela, quand j’ai commencé sur le projet à Katputali Nagar (bidonvilles de Jaipur), Subhadra de IDEX m’a demandé de porter plus d’attention aux Filles. Le fait que ce soit une Femme (moi) qui leur enseigne leur donnait espoir dans leur avenir : je savais des choses, pouvais leur transmettre mon savoir, et elles pouvaient s’identifier à moi, une Fille qui avait reçu une Education. Elles avaient une preuve devant elles que cela pouvait arriver. Au moins quelque part dans ce Monde.

Je l’avais compris dès le premier jour où je travaillais là, et c’était impressionnant de penser à tout l’espoir qu’elles mettaient en moi. Et la façon dont elles me regardaient, avec cette sorte d’admiration, me le rappelait chaque jour qui passait.

La triste réalité de ces Femmes, est que le meurtre de bébés filles se produit toujours dans leur pays, des parents qui marient leur fille ont toujours besoin d’apporter de l’argent ou une propriété à la famille du futur mari, que l’on désigne plus communément par la « dot ». Ensuite, elle quitte la maison de ses parents pour s’installer avec la famille de son mari (pour parfois ne jamais revoir la sienne).

Parfois, lorsque la dot n’est pas satisfaisante aux yeux de la belle-famille, la fille peut être tuée par la famille de son mari : généralement, ils jettent du kérosène sur elle et l’enflamme. Les Indiens se réfèrent à cet évènement tragique comme « l’accident de la cuisine », car la version officielle racontée aux parents de la pauvre fille dit qu’elle s’est tuée en cuisinant… En 2008, lorsque j’étais là-bas, on recensait quelques 4000 cas (mais je peux bien imaginer que ce ne soient que les « chiffres officiels »…)

La violence domestique est très courante non seulement en Inde mais aussi au Pakistan et au Bangladesh.

Une chanson de Asian Dub Foundation et Sinéad O’Connor nommée « A thousand mirrors » (1000 miroirs) dénonce la violence domestique, et se rapporte plus spécifiquement à l’histoire d’une femme analphabète Pakistanaise, Tsoora Shah, qui a subi des violences, non seulement par son mari mais aussi par plusieurs hommes de sa communauté, et a fini par le tuer avec de l’arsenic.

Les statistiques Indiennes montrent que lors de mon séjour là-bas, 195,856 cas de Violence Domestique étaient répertoriés. Contre  244,270 en 2012.

Parmi ces Violences: Jeunes épouses brulées (“accident de la cuisine”), meurtres de l’Honneur  (un membre de la famille a déshonoré la famille ou la communauté), les « taquineries du soir » …qui plus réellement sont du harcèlement sexuel ou des viols, lancer de l’acide aux visages des femmes, obligation d’avortement, mutilations…et de nombreuses autres manières.

Il semble que nous n’avons pas fini d’éradiquer ce problème : 65% des hommes Indiens pensent que les Femmes devraient tolérer la violence de façon à conserver une famille unie, et que les Femmes ont parfois besoin d’être battues. 24% des Hommes Indiens ont déjà commis des actes sexuels violents à un moment de leurs vies.

Women’s condition in India

Although in 1966, Indira Gandhi was one of the first women elected as Prime Minister, that the Cinema Industry (Bollywood) is flourishing with about 1000 films per year & today India would be the World’s fastest growing large economy, which would lead us to think it is a modern country, in many ways, India remains a backward country.

One of them is Women’s condition. A woman’s role is to be at home, preparing the food for the family, cleaning the house, and later taking care of the children. Her status is defined by their relatives’ relationship: sister, mother’s etc… Traditionally, she will be led and told what to do throughout her life, first by her father, later by her husband, who will, most of the time, be chosen by her parents.

For that reason, Indian Society, which is a masculine society, does not consider necessary Women to be educated, and does not send their Girls to school as much as they send their Boys.

As a result, in 2011, the literacy rate was, for the whole country 74% (compared to the World’s rate which was 84%), of which 82, 14 % were Men and 65.46 % Women.

Women are supposed to be unable to learn.

This is why, when I got started on the Project in Katputali Nagar (Slums in Jaipur), I was asked by Subhadra from IDEX to give more attention to the girls. The fact that a Woman (me) was teaching them was giving them hope in their future: I knew things, I could pass the knowledge onto them and they could identify themselves with me, a Girl who had received Education. They had a proof in front of their eyes it could happen. At least somewhere in this World.

I understood that from the very first day I worked there, and it was overwhelming to think all the hope they were putting on me. And the way they were looking at me, with some sort of admiration, reminded me of it every single day.

The sad reality of those Women is that killings of baby girls still happen in their country, parents marrying their daughter still need to give some money or property to the family of her future husband, more commonly referred to as “dowry”. Then she leaves her parents’ home to stay with her husband’s family (sometimes to never see her own again).

Sometimes, if the dowry is not satisfying from the in-law’s point of view, the girl might be the killed by the husband’s family: they usually throw kerosene on the poor girl and set fire on her. Indian people refer to the tragic event as “the kitchen accident” as the official story told to the girl’s parents is that their poor daughter killed herself while cooking… In 2008 when I was there, about 4000 cases were recorded (but I can well imagine those, being only the “official figures”).

Domestic Violence is not only common in India but also in Pakistan and Bangladesh.

A meaningful song by Asian Dub Foundation & Sinéad O’Connor called “A thousand mirrors” denouncing Domestic Violence, and more specifically, referring to the story of an illiterate Pakistani Woman called Tsoora Shah, who has endured her husband’s violence, but also many men in her community, and ended up killing him, with arsenic.

Indian statistics show that, when I was there, 195,856 cases of Domestic Violence were reported. Against 244,270 in 2012. Amongst those:  Bride-burning (or “kitchen accident”), Honor killing (a member has brought dishonor upon the family or community), “Eve-teasing”…which means really: sexual harassment or rape, throwing acid, forcing abortion, mutilation…and so many sorts.

It seems we have not finished with tackling this issue as: 65% of Indian men believe women should tolerate violence in order to keep the family together, and women sometimes deserve to be beaten and 24% of Indian men have committed sexual violence at some point during their lives.

L’affection en Inde

Le 22 mai, le peuple Irlandais va voter OUI ou NON au Mariage Gay. Cela me rappelle une de mes toutes premières expériences, quelques heures seulement après l’atterrissage à l’aéroport de Mumbai, en attendant mon vol pour ma destination finale, Jaipur, la Ville Rose.

J’étais assise dans le hall moderne de l’aéroport de Mumbai, la section pour les vols internationaux, en train de lutter pour ne pas m’endormir, car un bébé avait pleuré tout le long du vol de Londres Heathrow à Mumbai et je ne m’étais pas vraiment reposée. Donc lire n’était pas une solution, je serai tombée dans les bras de Morphée, or j’étais toute seule avec ma valise, pour prendre soin de moi-même. Alors je regardais le mouvement dans le bâtiment. Parmi les voyageurs, j’ai vu 2 hommes, j’en ai déduis qu’ils étaient du personnel de l’aéroport par leur uniformes, qui se tenaient par la main.

Je savais déjà que dans la Culture Indienne, les couples ne se montrent pas d’affection en public: se tenir par la main, se prendre dans les bras, plus généralement se toucher, et s’embrasser ne sont pas considérés comme un comportement approprié.

C’est la raison pour laquelle, ces 2 hommes se tenant la main m’a surprise. Alors plus tard, une fois dans ma Communauté Indienne, j’ai posé la question à ce propos et ma supposition était juste : ces hommes n’étaient pas un couple gay, mais des amis très proches. Dans ce cas précis, se tenir la main est acceptable (des personnes de même sexe) et en effet, très commun en Inde. Cependant, ils devaient être en pause, autrement ce n’est pas professionnel, m’a-t-on dit.

Cela voudrait-il dire qu’il est acceptable de démontrer l’AMITIE en public, mais pas l’AMOUR ?

Bon, alors dans l’esprit des Indiens, la raison pour cela est qu’aucun comportement ne devrait susciter l’excitation sexuelle sur la voie publique. Dans le Code Pénal Indien, offenser les autres par des « actes obscènes » est considéré comme criminel et peut-être puni de 3 mois de prison ou une amande, ou les deux. Par « Actes obscènes », ils désignent plus généralement les signes d’affection publics.

Ces choses-là devraient définitivement rester dans la sphère privée, à la maison, derrière des portes fermées.

Je ne dirais pas que c’est la bonne chose à faire mais, après avoir assisté à l’autre extrême dans l’Ouest, je comprends malgré tout d’où ils viennent avec cette idée, mais bien sûr cela va ici bien trop loin.

Affection in India

On May 22nd, the people of Ireland will vote YES or NO to Gay Marriage. It reminds me of one my first experiences, a few hours only after landing at Mumbai Airport, waiting for my flight to my final destination: Jaipur, the Pink city.

I was sitting in the big modern hall of Mumbai airport, the international flights section, struggling not to fall asleep as I have had a baby crying the whole way from London Heathrow to Mumbai and could not rest a lot, really. So reading was definitely not an option, I would have fallen into the arms of Morpheus, and I was alone with my suitcase, having to look after myself. So I was watching the movement in the building. Among the travelers, I saw 2 men, I came to a conclusion they were both airport staff from their uniform, holding hands.

I knew already that in Indian Culture, couples do not show affection towards each other in public places: holding hands, holding each other, more generally, touching, and kissing are considered an inappropriate behavior.

That is why those 2 men holding hands surprised me. So later, when in my Indian Community, I asked about this and my assumption was right: those 2 men were not a gay couple but really close friends. And in that case holding hands is acceptable (same sex people) and indeed very common in India. However they must have been on their break, otherwise it would not be professional, as I have been told.

Would that mean that FRIENDSHIP is acceptable to be shown in public but not LOVE?

Well, in Indian people’s mind, the reason for that is in public places, no behavior should suscitate sexual excitement. Under the Indian Penal Code, causing annoyance to others through “obscene acts” is a criminal offence with a punishment of imprisonment up to 3 months or a fine, or both. By “obscene acts”, they more generally mean public display of affection.

Those things should definitely stay in the private sphere, at home, behind closed doors.

I would not say it is the right thing to do, but having seen the other extreme in the West, I kind of understand where they are coming from with this idea but of course this is going too far.