Les chauffeurs de Tuk-tuks

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Les auto-rickshaws pour moi représentent le Folklore Indien par excellence! La simple vue de l’un d’entre eux me rappelle toute l’expérience comme il s’agissait de mon mode de transport principal. La plupart du temps un conducteur d’auto-rickshaw venait me chercher chaque matin et il passait prendre des enfants pour les emmener à une école dans un quartier voisin. Ces enfants étaient adorables, ils venaient de familles de classe moyenne, ils étaient très bien élevés « bonjour », « au revoir » «  bonne journée » et portaient des uniformes scolaires.

Une fois, notre chauffeur d’auto-rickshaw avait mis la radio, et il y avait cette chanson qui passait. Les enfants chantaient, quand tout à coup je réalise qu’il s’agit d’une de mes chansons préférées « Rock’n roll Sonyie » (tiré du film Kabhi Alvida Naa Kehna qui date de 2006) que j’ai sur mon ipod, alors j’ai commencé à chanter avec eux….à leur grande surprise ! Puis le conducteur s’est finalement joint à nous ! Et voilà un heureux rickshaw qui roulait sur les routes de Jaipur 🙂

La circulation en Inde est impressionnante! Il semblerait que chaque voiture part dans sa propre direction sans considérer les autres ou même le code, en traversant des intersections à ce qui pourrait paraître n’importe quand, conduisant très près les uns des autres, que ce soit un vélo, un bus ou une voiture, parfois cela fait peur… mais au final, les statistiques d’accidents sont une agréable surprise ! Oh et j’allais oublier de mentionner que si une vache se trouve au milieu de la rue…alors seulement, le monde (Indien) va s’arrêter pour donner de l’espace à la Créature adorée. Même si elle décide de faire une sieste au milieu de la route ! La vache est le symbole de la Terre et de la Vie et les Indiens l’adorent ! Bref, pour résumer, la circulation Indienne est un désordre organisé…pour ceux qui le comprennent, mais je ne pense pas faire partie de ce groupe de gens 🙂

Cependant j’ai appris à faire confiance aux locaux et m’éloigner de ma mentalité Européenne. J’ai décidé de ne pas m’inquiéter. Parce que même si je m’inquiète, cela change quoi ?

Pendant mon temps libre, pour me balader dans la Ville Rose, je prenais des auto-rickshaws, qui ont un moteur, si j’étais pressée pour aller rencontrer quelqu’un par exemple mais si je ne faisais que errer sans but, j’aimais avoir la possibilité de monter dans un cycle-rickshaw, qui est tiré par un vélo, la puissance humaine uniquement. Parce que les Indiens vivent là et qu’ils sont pris dans leurs routines, ils optent la plupart du temps pour un auto-rickshaw pour aller de la maison au travail et vice versa. Les conducteurs de cyle-rickshaws étaient souvent âgés et vous pouviez sentir les poids des années sur les épaules rien qu’en les regardant, parfois ils ne portaient qu’un pagne à cause de la chaleur et de l’effort physique pour se faire seulement quelques roupies, alors je voulais aider un petit peu. Je négociais le prix normal (moins cher qu’avec un auto-rickshaw) avec eux et à la fin de la course je leur donnais je prix que j’aurais payé avec un auto-rickshaw – après avoir vécu dans la ville vous connaissez plus ou moins les distances et les prix des tuk-tuks. Je ne pouvais pas aider tout le pays…mais je pouvais aider ceux qui croisaient mon chemin.

Certains de ces conducteurs de tuk-tuk m’ont raconté un peu leur histoire sur le chemin, comment ils en étaient venus à devenir chauffeurs de tuk tuk, ce qu’ils aimaient faire lorsqu’ils n’avaient pas de clients pendant la journée (souvent boire du thé masala avec leurs amis chauffeurs de tuk tuk !), l’un d’entre eux allait faire les courses de sa Maman quand il avait un moment de libre, ils m’ont parlé de leurs familles, des autres étrangers qu’ils avaient rencontrés, et parfois même… leurs rêves, ce qu’ils attendaient de la vie…

Ils parlaient toujours très fièrement de leur métier. A les écouter, être un conducteur d’auto-rickshaw, c’était aller à la rencontre du monde autour de la ville, où ils pouvaient apprendre des Cultures des Pays qu’ils ne visiteraient jamais, écouter des langues qu’ils n’entendraient pas s’ils n’avaient pas ces clients qui les parlaient sur leur siège arrière de leur rickshaw, et ils étaient fiers de montrer à ces étrangers, leur jolie ville – parce que oui, Jaipur EST une jolie ville – même si je la vois belle parce que maintenant (dans mon cœur) c’est ma ville en Inde !

Un de ces conducteurs avait un livre d’Or qu’il avait fait signer par ses clients, ou chacun exprimait sa satisfaction lors de son trajet avec lui, et je pouvais voir des étoiles dans ses yeux alors qu’il me lisait les compliments, c’était très touchant, je vous assure ! Il m’a demandé de traduire quelques commentaires en Français et en Espagnol que des passagers avaient laissé dans leur langue maternelle, et je pouvais voir un sourire se dessiner sur son visage alors que je les lui traduisais.

En général, leur vision de moi changeait quand je leur disais que je vivais à Jaipur et que j’étais Bénévole. Je n’étais plus une touriste comme les autres. J’étais là pour aider les leurs du mieux que je pouvais, pour essayer de comprendre leur Culture et m’intégrer, ils pouvaient voir mon intérêt pour leur langue et ils essayaient de m’enseigner deux/trois choses en Hindi, et souvent m’ouvraient leur cœur davantage….

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Tuk-tuk drivers

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Auto-rickshaws are for me one of the musts of the Indian Folklore! The sight of one just reminds me of the whole experience as it was my daily mean of transport at that time. Most of time, the same rickshaw driver was picking me up every morning and then he was picking up some children to take them from a nearby school. Those kids were adorable, came from middle class families, very polite, saying “good morning” and “goodbye” and “have a nice day” and were wearing school uniforms. Once, our rickshaw driver had the radio on, and that song was on. The children started singing, when I realized it was one of my favorite songs, “Rock’n roll soniye” (from Kabhi Alvida Naa Kehna, an Indian film that was released in 2006) that I have on my Ipod, so I started singing with them, …to their great surprise! Then the driver joined us! And here was a happy rickshaw driving around Jaipur  🙂

Traffic in India is impressive! It seems each vehicle is going its own way without considering others or even the rules, crossing intersections at what could look like any time, all driving really close to each other, whether it is a bike, a bus or a car, it is sometimes scary… but in the end, accident statistics are surprising, in a good way! Oh and of course, I was going to forget to mention that if a Cow is in the middle of the road…then only, the whole (Indian) world will stop to give space to the adored Creature. Even if it decides to take a nap in the middle of the road! The Cow is the symbol of Earth and Life and Indian LOVE it! Anyway, to sum it up, Indian traffic is an organized mess…for those who understand it, but I don’t think I am part of that group of people 🙂

However I learnt to trust the locals, and keep away from my European mind. I decided not to worry. Because even if I do, what will that change?

During my free time, to travel around the Pink City, I used auto-rickshaws which have an engine, if I was in a rush to meet someone for example, but if I was just wandering around, I liked to get the option to climb in a cycle-rickshaw which is led by a bike, by human power only. Because Indian people lived there and were into their routines, they chose auto-rickshaws most of the time to go back and forward between their homes to their workplace and vice versa. The cycle-rickshaw drivers were often quite old and you felt the weight of the years on their shoulders just looking at them, sometimes only wearing a few lot of clothes, because of the heat and the physical effort to make for only a few rupees, so I wanted to help a little bit. Arranging a price (cheaper than an auto-rickshaw) with them, and then giving them the price of what it would have cost me with an auto-rickshaw – after living in the city you know more or less the distances and tuk-tuk prices. I could not help the whole country…but I could help the few people I met on my way.

Some of those Tuk-tuk drivers told me a bit of their stories along the way, how they came to become rickshaw-drivers, what they liked doing when they had no customers during the day (drinking Masala Chai with their rickshaw-drivers fellows!), one used to go shopping for his Mom whenever there was an empty moment, they told me about their families, the other foreigners they had met, and sometimes even… their dreams, what they expected of life…

They all always spoke highly of their job. Listening to them, being a tuk-tuk driver was going out to meet the world around the city, where they could get to know Cultures of Countries they would never go to, listen to languages they would never hear otherwise, if they did not have those customers speaking it in the back seats of their rickshaw, and also they were fairly proud to show those foreigners their lovely city – because yes, Jaipur IS a lovely city – even though I find it lovely because it is now (in my heart) my home town in India!

One driver had even a guest book that he had signed by his customers, where the said customers said how happy they were about their ride when they travelled with him and I could see stars in his eyes reading the compliments, heartwarming, I swear to God! He even asked me to translate some French and Spanish comments that some people had left in their own languages, and I could see a smile growing on his face as I was translating them for him.

Also I think their vision of me changed when I told them I was actually living in the city and Volunteering. I was not a tourist like others, I was here to help their people the best I could, to understand their Culture and integrate into it, they could see my interest in the language, they tried to teach me a few things in Hindi on a way, and often, they opened their hearts even more…