Bikaner, la ville du Chameau

La raison pour laquelle il n’y a que très peu de touristes étrangers à Bikaner est qu’il n’y a pas d’aéroport. Le plan cependant c’est d’en avoir un de construit bientôt. D’après les locaux, la majorité des visiteurs étrangers sont Espagnols ou Italiens.

Ici le Fort est une propriété de la famille Royale mais ils vivent ailleurs. Le Fort est là juste dscn2532.jpgpour que les touristes puissant le voir et l’argent récolté (billets d’entrée) va pour la restoration du Fort, consolidation de l’édifice, et donner une nouvelle vie aux peintures murales. Cette ville est reconnue pour son école de Peinture Botanique, et les étudiants de cette école aident à la restoration du Fort.

Pendant la visite, on a rencontré un groupe de Français et mon guide m’a dit, un grand sourire aux lèvres, que leur guide est un de ses élèves, en écoutant attentivement ce qu’il disait. L’élève en question tournait le dos mais dès qu’il  eût terminé, il a vu mon guide s’est senti géné, et a joint ses 2 mains en signe de respect pour son “guru” (un professeur, quelqu’un qui vous enseigne quelque chose), qui l’a complimenté sur son travail.

En passant je lui ai dit: “Vous parlez très bien le Français!” et il a souri, content du compliment. Son Guru m’a expliqué qu’il a appris le français à l’Alliance Française de Bikaner, et qu’il a étudié quelques mois en Suisse. Il était son neveu. Mon guide passé lui-même pas mal de temps dans la partie Italienne de la Suisse (Tessin/Ticino) et a des amis à Lugano (magnifique endroit, au passage!)

Puis j’ai eu le choix entre deux visites: des temples Jains ou l’Institut de Recherche du Chameau. J’ai pris l’option 2 et ai appris tellement sur la centaine de chameaux vivant ici!

Un chameau vit environ 25 ans. Il devient mature vers 3 ou 4 ans pour un femelle,  et 5 ou 6 ans pour un  male.

Les 3 différentes races sont:

– le chameau de Bikaner: très grand, couleur brune, de longs cils.

– le chameau de Jaisalmer: un peu plus petit, brun clair

– le chameau du Gujarat (Gujarat est un état de l’Inde): blanc, pas une race réputée

Dans un des parcs, on a vu seulement des femelles avec leurs bébés, sous leurs ventres en train de les nourrir.

L’institut est comme une petite ville, plusieurs bâtiments pour chaque but précis, et autour, de l’herbe verte et des fleurs. Des scientifiques, chercheurs, vétérinaires … travaillent mais aussi des entraîneurs qui connaissent très bien le comportement des chameaux, leur font faire de l’exercice physique pour qu’ils soient en forme, et les entraînent pour des courses.

Les sujets les plus étudiés du moment sont les maladies de la peau et les problèmes de dentition, qui sont les maladies les plus courantes dans la vie du chameau.

Et..oh! J’ai fait une découverte incroyable: les chameaux en hiver, adorent l’odeur du tabac! Est ce que vous saviez ça? Est-ce pour cela que les cigarettes Camel (la société pour laquelle je travaille) utilise le logo du chameau? Bon c’est ce qu’on m’a dit. Je suis sûre que cela surprendrait beaucoup de mes collègues de travail. Le fait a été prouvé, mais la raison qui l’explique reste à être démontrée.

Parlons d’argent maintenant….un chameau coûte habituellement 5000 USD, et un chameau bien entraîné par exemple, 10 000 USD!

 A Bikaner, le chameau est souvent utilisé pour les objets souvenirs: vous trouverez beaucoup d’objets en os de chameau (on m’a certifié que le chameau n’était pas tué dans cette optique, mais ils “recyclent” les os après une mort naturelle) et de la laine de chameau. Pour cela, la laine de la nuque du chameau est réputé pour être de très bonne qualité, car le poil est plus doux. Vous trouverez aussi des écharpes en Pashmina (la race de mouton duquel la laine est prélevée), Baby Pashmina (encore plus douce), et d’Antilope.

Pour cela on appellee Bikaner “la ville du Chameau”, et maintenant vous savez pourquoi!

Comme précédemment mentionné, la signature de Bikaner est l’art floral, et j’ai eu la chance de rencontrer Raju Swami. Son nom ne vous dit peut-être rien, c’était mon cas, mais il a peint une pièce qui a été exposée aux Galleries Lafayette à Paris. On se sent honoré d’y être visiteur dans son studio privé. Il a aussi fait quelques cartes pour UNICEF qu’il m’a montrées.

Il travaille avec de la peinture faite de pierres précieuses et avec des pinceaux en queue d’écureuil ce qui lui permet de dessiner des choses bien dans le détail. Il m’a montré un arbre qu’il a peint qui comptait 17 000 feuilles! Il en peignait tous les jours et comptait ce qu’il avait dessiné chaque jour….ce qui demande une patience folle…que je n’ai certainement pas…

Il m’a parlé des concours qu’il avait gagné et des prix. Dans son studio, il y avait aussi des articles de journaux et magazines, même un journal français.

9 étudiants viennent tous les jours dans son studio et y exposent également. Les gens qui s’y arrêtent pouvaient acheter des peintures s’ils veulent. J’ai acheté une de ses pièces, une fleure bleue qu’il m’a gentiment dédicacée! Merci Raju!

Voici son site, avec l’art floral: http://rajuswamiart.com/Flowers/

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Bikaner, the Camel city

The reason why there are not so many foreign tourists in Bikaner is because there is no airport. The plan though is to have one built soon. According to the locals most of the foreign visitors are from Spain or Italy.

Here, the Fort is owned by the Royal family but they live in another place. The Fort is just for tourists to see, and the money collected (entrance tickets) goes for the restoration of the Fort, consolidation of the building, and giving a new life to the wall paintings. The city is well known in India for its Botanic painting school and from this school, students come and help in restoring the Fort.

During the visit, we meet a group of French people and my guide tells me, a big smile on his face, that their guide is his student, listening carefully to what he was saying. The said student was turning his back and as soon as he was finished, he saw my guide and felt embarrassed, and joined his 2 hands as a sign of respect to his “Guru” (teacher, someone who teaches you something), who complimented him on the job. I told him when passing next to him: “Vous parlez très bien le Français!” (“You speak French very well!”…in French) and he smiled, pleased with the compliment. His Guru explained to me he had learnt French at the Alliance Française in Bikaner, and then went to study a few months in Switzerland. The boy was his nephew. My guide himself, gets to go to the Italian part of Switzerland (Tessin/Ticino) quite often and has some friends in Lugano (beautiful place by the way…!).

Then I could choose between 2 visits: Jain temples, or the Camel Research Institute, I chose option 2 where I have learnt so many things about the hundred of camel living here!

A camel lives for about 25 years, It is mature at the age of 3-4 years old for a female, and 5-6 years for a male.

The main 3 different breeds are:

– the Bikaner Camel: very tall, brown color, long eyelashes

– the Jaisalmer Camel: slightly smaller, light brown

– Gujarat Camel (Gujarat is a state of India): white and not a good breed

In one park we could see only females with their babies, under their belly trying to feed themselves.

The institute is like a small town, several buildings for each purpose, and around, some grass and flowers. Here scientists, researchers, doctors, … are working but also trainers, who know the Camels’ behavior very well, get them fit with physical exercises and train them for races.

One of the main subject studied at the moment is the skin diseases and dentition problems which are the main issues the Camels face in their lives.

And oh! I made a wonderful discovery: Camels, in winter, love the smell of Tobacco! Did you know that ? It is why the Camel cigarettes (the company I work for) uses the Camel logo. Well, that is what I was told. I am sure it would surprise many of my work colleagues. The fact has been proved but the reason is still to be found.

Now let’s talk about money…a camel usually costs about 5000 USD and a well trained camel, from the institute for example, is 10 000 USD!

In Bikaner, the camel is often used for handicrafts: you will find a lot of souvenirs in Camel bones (I was assured they do not kill the Camel for that, they “recycle” the bones when after a natural death), and Camel whool. For that the hair of the neck is used for a quality whool as it is the softer hair. You will also find scarves in Pashmina (which is the sort of sheep the whool is taken from), Baby Pashmina (even softer) and Antilope whool.

Anyway the nickname given to Bikaner is “Camel City” and now you know why !

As I said above, the botanic art is Bikaner’s signature and I was lucky enough to meet Raju Swami. The name may not ring a bell to you, it was my case but he painted one of the pieces exposed at Galleries Lafayette in Paris. One feels honored to be taken to his private studio. He also draw some cards for UNICEF, which he showed me.

He works with painting made of precious stones, and squirrel tail enabling him to draw things in details. I could see a tree he drew, and he counted more than 17 000 leaves on it. He was painting some everyday and counted on a daily basis the leaves he had added…That requires some patience…that I certainly don’t have…

He told me about Competitions he had won everywhere in the world and about his Awards. In the studio, there were some articles from magazines and newspapers about him on the walls, even one from a French newspaper.

In this studio, he has 9 students coming everyday and they also expose their paintings. People passing by can stop to see them and buy if they wish to. I have bought a lovely one representing a blue flower which he has kindly signed for me, in front of me! Thank you Raju!

His website, where you can see his Botanic art: http://rajuswamiart.com/Flowers/

Sam: Salim & Monsieur Rocket

En route pour une petite ville à 42 km de Jaisalmer qui s’appelle Sam, sur la route qui mène dscn2430.jpgà la frontière Pakistanaise. Elle est à seulement 120 km. Je me dis pendant un instant que je pourrais aller dans un autre pays, sans passport… un pied en Inde, l’autre au Pakistan… Il n’y a rien à voir à Sam, je vais là-bas pour faire une promenade en chameau dans le désert du Thar.

Mon chameau est là et m’attend, il s’appelle Mister Rocket et son chamelier, Salim, a 18 ans, a 4 frères et 2 soeurs, et a passé toute sa vie à Sam. L’ambiance est paisible, le désert s’étend sur des kilomètres autour de moi. Il y a des arbres qui apparemment n’ont pas besoin de l’eau du ciel pour grandir et vivre, parce que leurs racines s’enfoncent très profondément dans le sol, et ils prennent l’eau dans la terre.

Salim et moi commençons à parler et il me dit qu’il n’est jamais allé à l’école parce qu’à Sam il n’y a pas d’école, et que l’école la plus proche est à Jaisalmer et que malheureusement c’est trop loin pour lui. Il a donc toujours emmené des touristes sur son chameau. Le peu d’Anglais qu’il a, il l’a appris avec les touristes mais il dit que son niveau n’est toujours pas bon. Mais il espère que d’ici ses 20 ans, il l’aura amélioré, comme s’il avait été à l’école. Quand il m’a dit cela, il y avait plein des étoiles dans ses yeux et ça m’est allé droit au coeur. Le rêve d’un enfant Indien, réaliste et qui vous brise le coeur. Il avait l’air bien conscient que l’Anglais dans son pays est une clef du succès, et que cela pourrait l’aider à trouver un autre travail, s’il le désirait.

Cependant il a l’air heureux dans son environnement, et l’amour qu’il porte à son chameau crève les yeux. Le chameau a 6 ans et ils ne passent pas une seule journée l’un sans l’autre. Mr Rocket est son meilleur ami je présume… celui qui entend toutes ses pensées, ses rêves, ses plaintes concernant la vie. Malgré le fait que je pense que les Indiens ont une manière fascinante d’être heureux avec ce qu’ils ont, de ne jamais se plaindre de rien. En public du moins, peut-être qu’ils se plaignent au Temple, à leurs Dieux…

Mais quoi qu’il en soit, c’est chouette d’avoir des personnes comme cela dans son entourage, et nous, Européens, avons une tendance à nous plaindre trop souvent: le bus est en retard, il y a trop de gens, pas de place pour s’assoir, trop de travail, pas assez de temps libre pour profiter de sa famille et ses amis….etc. Pour moi les Indiens sont un exemple dans ce domaine.

Au début de la balade, il y avait des gens qui essayaient de vendre des boissons et souvenirs, un est venu durant quelques mètres avec nous. Une fois sur les dunes pour voir le coucher de soleil, il était de retour, et j’ai pu entendre qu’il avait un accent Américain.

Salim m’a plus tard expliqué que ce garcon (Vicky) avait été à l’école Americaine et je pouvais déduire de son ton déçu “lui au moins, il a pu aller à l’école, une école américaine en plus” ce qui m’a fendu le coeur. Donc j’ai dit à Vicky de partir, que je n’étais vraiment pas intéréssée par des boissons, et qu’il devrait essayer le groupe de français là-bas au loin.

J’ai trouvé si triste toutes ces bouteilles en plastique et en verre jetées partout sur le sable et je l’ai dit à Salim. Il m’a repondu que les touristes Indiens étaient responsables, pas les étrangers. Je ne sais pas si je dois le croire…

Maintenant que je pouvais passer du temps avec Salim et Mr Rocket, je lui ai montré les photos que j’ai pris de lui et son chameau pendant la première partie de la balade. Il était si content de se voir sur l’appareil photo! Il a regardé mes autres photos et demandé si j’avais aimé mes autres visites. On a profité du coucher de soleil ensemble, en discutant au milieu de ce paysage lunaire.

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Sur le chemin du retour, il m’a proposé de faire courir le chameau un petit peu…ça pouvait êre rigolo, et je lui faisais confiance. Et hop on était partis! Un chameau a l’air si calme qu’on ne peut pas imaginer que ça peut courir!

Une fois la promenade terminée, j’ai demandé à Jabbar, mon guide, de prendre note de l’adresse de Salim car je voulais lui imprimer les photos que j’avais prises de lui pour les lui envoyer une fois rentrée en Europe, je voulais faire cela pour lui. L’histoire de ce garçon m’avait tellement émue. En rentrant à Jaisalmer, je n’ai fait que penser à lui et avant de m’endormir aussi. C’est le genre de personne, que même si vous passez seulement une heure ou deux avec, vous savez que vous ne les oublierez jamais…

Sam: Salim & Mister Rocket

Off to a small town at 42 kilometers from Jaisalmer called Sam, driving on the road leading to the Pakistani border. dscn2430.jpgIt is only 120 km away. I think I could step into another country, without any passport with me…one foot in India, the other in Pakistan…There is nothing to see in Sam really, I am going there to have a Camel ride in the Thar desert.

My camel is there waiting for me, its name is Mister Rocket and the camel driver is called Salim, he is 18 years old, has 4 brothers and 2 sisters, and spent his whole life in Sam. The atmosphere is so peaceful, the desert is extended miles and miles around me, there are a few trees that apparently do not need water from the sky to grow and live because their roots are very deep in the ground and  they take the water from the earth.

Salim and I started talking and he was telling me he never went to school because in Sam, there is no school and the closest school is in Jaisalmer but unfortunately, the city is too far for him. He has always worked taking the tourists on his camel. The little English he has, he has learnt from the tourists but he said he does not have a good level still. But his hope is that by the time he is 20 years old, he improves his English and speaks as if he had been to school. When he told me that, his eyes were filled with stars, and it went straight to my heart. An Indian child’s dream, realistic and heartbreaking. He seems well aware that knowing English in his country is one of the key to success and it would help him find another job, if he wanted to.

However he looks happy, in his environment, and the love he has for his camel is striking. The camel is 6 years old and he does not spend a single day without Mister Rocket. His best friend I suppose…the one who hears all about his thoughts, dreams and complains about life. Even though, I think Indian people have a fascinating way of being happy with whatever they have, and never complain about anything. In public at least, maybe they do at the temple to their own Gods…

But as a matter of fact, it is so nice to have such people around and us, Europeans, have a tendency to complain too often: the bus is coming late, there are too many people, no seat, too much work, not enough free time to enjoy life with family and friends… and so on. To me, Indian people are an example in that kind of way.

At the start of the ride, there were people trying to sell drinks and souvenirs, one came a few meters along with us. Once on the dunes to see the sunset, he was back and I could hear his American accent.

Salim later explained that that guy (Vicky) had been to an American school, and his disappointed tone meant “he, at least, got a chance to go to school, and even better, an American one” and it broke my heart. So I got rid of the boy and told him I was really not interested in drinks and he should try the group of French people over there.

I found all the plastic and glass bottles thrown everywhere in the sand very sad, a lack of respect from the tourists and I told him. He said the Indian tourists are responsible for it, not the foreigners. Don’t know whether to believe it or not.

Now that I could spend some time with Salim, I showed him the pictures I had taken of him and Mister Rocket during the first part of the ride. He was so happy to see himself on the camera! He had a look at all the pictures and asked if I enjoyed my previous visits. We enjoyed the sunset together, chatting in this lunar landscape.

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On the way back, he offered me to try a bit of running….it could be fun and I trusted him. So off we went! A camel always looks so calm that it is hard to think it can actually run!

Once the ride was over, I asked Jabbar, my guide, if he could take note of Salim’s address so I could print the pictures I had of him once back in Europe, and post them to him, that is something I wanted to do for him. This boy’s story had really touched me. I was thinking about him the whole way back to Jaisalmer, and at night before sleeping. That is the kind of people you meet and you may have spent only one hour or two with that person, you know you will never forget about them…

Jaisalmer, la ville dorée

Après avoir zigzagué entre les vaches, chèvres, chameaux et camions sur le mauvais côté de la route, qui se dirigent droit vers vous, vous faisant douter que vous êtes en train de vivre les dernières minutes de votre vie….on arrive à Jaisalmer.

On trouve ces pélerins tout le long de la route, en dscn2247train de marcher parfois pieds nus, sous la chaleur du Rajasthan, vers ce temple à 80 km de Jaisalmer avec des sacs très lourds sur leurs têtes, d’autres sur des motos, d’autres en vélo, d’autres à dos de chameaux… Là vous pouvez voir que la foi les porte… Les petits restaurants sur le bord de la route leur donnent de la nourriture gratuitement, car de nouveau le but de leur expédition est religieux.

Mes yeux sont grands ouverts et j’ai soif de tous ces paysages, et de la vie qui se déroulent derrière la fenêtre! A la radio, je réalise que je connais plus de chansons ici en Inde qu’à la maison en Europe, trop drôle.

Mon hôtel est à l’entrée de la ville, il est vraiment beau, j’ai pu profiter d’une balade autour dans les beaux jardins bien préservés, avec de l’herbe bien verte malgré la chaleur et le désert qui se trouve à deux pas d’ici. Je trouve à l’entrée, un membre du personnel avec des habits traditionels et un turban, il ne parle pas Anglais, alors je lui pose quelques questions en Hindi et je lui explique d’où je viens, et il est content que je fasse l’effort de parler sa langue alors il accepte de pauser pour ma photo.

Plus tard dans l’après midi, je pars voir le coucher de soleil depuis les “Chatteries”, en endroits où il y a des cénotaphes avec une vue imprenable sur la ville entière, et le fort qui la surplombe. Quel endroit magique! J’ai marché encore et encore, entre les chèvres sur mon chemin, la lumière devenait de plus en plus rouge alors que le temps passait, et que le soleil descendait dans le ciel, en changeant les couleurs des remparts de la ville qui se trouvaient en face de moi. C’était vraiment un sentiment que le monde vous appartient!

Tôt le matin suivant, on m’a emmenée à un lac artificiel où pêcher est interdit, car les dscn2352poissons ont été introduits ici, et les gens viennent les nourrir et on dit que cela porte bonheur. Autrefois, ce lac était le seul accès à la ville et chaque soit, les portes de Jaisalmer fermaient jusqu’au lendemain. De cette façon, si des bateaux arrivaient la nuit, ils pouvaient rester là, cuisiner, dîner et dormer avant que le soleil se lève et les portes rouvrent.

Visite du Fort, de quelques temples Jains, et Havelis. Les Havelis qui sont des maisons faites en pierres locales, et qui laissent l’air entrer – “hav” dans le mot “havelis” vient de “hawa” qui signifie “air” ou “vent” en Hindi.dscn2408

Un Haveli avait été construit par 2 frères et chacun avait fait une moitié, et les deux parties étaient assez similaires, à quelques details près. Il y avait 100 differences entre les deux parties  (apparemment quelqu’un avait les avait comptées!).

Dans le Fort, il y a beaucoup de maisons d’hôtes, restaurants et magasins, que nous devrions boycotter car ils détruisent le Fort peu à peu… Alors les guides et même le Lonely Planet encouragent les touristes à ne pas acheter quoi que ce soit dans ces endroits, et d’attendre d’être en dehors pour le faire. C’est si triste de penser que le Fort va peut-être s’écrouler dans un avenir proche…mais il n’y a rien que nous, touristes, puissions faire, sauf décourager ces pratiques, alors j’ai contribué à ma façon à la preservation du Fort de Jaisalmer par ce petit geste.

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Jaisalmer, the Golden City

After zigzagging between cows, goats, camels and trucks driving on the wrong side of the road, coming straight towards you, making you doubt that you are living the last seconds of your life, and then crossing the line to go back on the left side at the last minute, … we arrived in Jaisalmer.

We found those pilgrims all along the road, walking, sometimes bare feet, under the Rajasthani heat, towards a Temple at 80 km from Jaisalmer, with heavy bags dscn2247on their heads, some are on motorbikes, on bikes, or on a camel backs… There you can see Faith is carrying them… The small restaurants on the side of the road provide them with free food, again because their purpose of their trip is religious.

My eyes are wide open and I am thirsty of all those landscapes, and the life happening behind the window! On the radio, I realize I know more songs here in India than back home in Europe, that’s so funny.

My hotel is at the entrance of the city when we step into Jaisalmer, a very nice one, where I have enjoyed a walk around the well preserved gardens, with green grass despite the heat and desert a few steps from here. I find at the entrance, a staff member with typical clothes and a turban, but he does not speak English, so I start asking a few questions in Hindi and explaining where I am from,and he was happy of me making the effort to speak his language, and accepted to pause for my picture.

Late in the afternoon, I went to see the sunset from the “Chatteries”, a place where there are cenotaphs with an amazing view on the whole city and the Fort on a small mountain. What a lovely place! I walked around again and again,  goats on my way, the light becoming red as the time passed, and the sun going down in the sky, changing the colors of the walls of the city in front of me. A feeling that you own the world!

Early morning the next day, I’ve been taken to the artificial lake where fishing is forbidden dscn2352as fish have been introduced here and people feed them as it is said to bring luck. In the old times, that place was the only way to the city, and every night the gates of Jaisalmer closed until the next day. That way, if boats arrived late at night, they could stay there, and the people could stay, cook their dinner and sleep before the sun rised and the doors opened again.

Visit of the Fort, some Jain Temples, and Havelis. Havelis are houses made of the local stone, and letting the air come inside – “hav” in the word “Havelis” comes from “Hawadscn2408which means “air” or “wind” in Hindi.

One Haveli was built by 2 brothers, and each brother had built a half of the house, in a quite similar way except for some details. There are 100 differences between the 2 parts (apparently someone had  counted them!).

Inside the Fort, there are many guesthouses, restaurants and shops, which should be ignored, because they are destroying the fort bit by bit… So guides and even the Lonely Planet encourage people not to buy anything, and wait to be outside the walls of the Fort to do so. That is sad to think the Fort might in a near future, fall down…but there is nothing we, as tourists, can do, except discouraging this practice, so I have contributed in the preservation of Jaisalmer Fort in my own little way…

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Jodhpur, la ville Bleue

Prendre l’avion du Maharastra à un autre état: celui du Rajasthan. Littéralement “la Terre des Rois” en Hindi. J’ai reçu un accueil incroyable, avec une grande enseigne “Bienvenue au Rajasthan” avec des fleurs et mon nom dessus (sans faute!). Trop mignon!

Après avoir laissé mon sac dans le petit hôtel d’héritage et avalé un Daal du Rajasthan (purée de lentilles), j’ai rejoint mon guide pour aller au bazaar (le mot Hindi pour “marché”) près de du quartier de la Tour de l’Horloge, le Marché Sardar où les touristes ne vont habituellement pas, mais il voulait me montrer les produits locaux: les bonbons, lentilles pour le daal, jus de canne à sucre et jus de mango, produits en cuir de chameau, textiles (nous sommes allés dans un magasin où le propriétaire présentait son propre travail, fier de recevoir des commandes de designers du monde entier comme Kenzo, Hermès, Armani etc… – il m’a montré une photo de Richard Gere dans la boutique avec lui, et un article de magazine où un des designers le mentionne.

Raghu, mon gentil guide, est né ici, et a fait toute sa scolarité dans cette ville, qui compte 1.2 million d’habitants (la ville la plus grande du Rajasthan après Jaipur et Udaipur, étant la troisième en taille) et vit toujours ici. Un vrai local, et j’espère entendre des histoires du coin!

“Pur” dans Jodhpur vient du Sancrit et veut dire “ville”. Les villes Musulmanes finissent souvent par “bad”, par exemple Ahmedabad. Les gens ici sont des Marwari (de la zone Mawar: Jodhpur, Bamer, Jalor, Pali, et Nagaur).

Le Fort ici a été constuit par Rao Jodha en 1459, Maharaja qui a donné son nom à la ville.

Le propriétaire de là où je loge (Ratan Vilas) est le cousin du Maharaja qui habite actuellement dans le fort.

Pourquoi appelle t’on cette ville la “ville Bleue”? Et bien cela vient de la peinture bleue indigo qui recouvre les murs des maisons. Pourquoi les peindre en bleu? Parce que cela garde les maisons plus fraîches et éloignent les insectes, puisque ces derniers pensent que c’est de l’eau et ne veulent pas se noyer. Les locaux disent “Le bleu est bon pour les yeux, pas pour les mouches” (en anglais ça rime: Blue is good for the eyes, not for the flies.)

 

Nous sommes passés devant le Taj Hari Mahal Palace, où Elizabeth Hurley, apparemment une mannequin et actrice Anglaise, s’est mariée avec un Indien…mais en est déjà divorcée.

Pendant la visite du Fort, quelques-uns des autres visiteurs étaient des pélerins qui marchaient depuis les villages alentours pour aller à un temple près de Jaisalmer (à environ 80 km de la ville dorée). L’entrée pour eux était à moitié prix parce que la raison de leur présence était religieuse. Ces personnes n’étaient pas éduquées et parlaient uniquement leur proper dialecte, pas même Hindi (la langue officielle nationale). Le personnel du Fort leur donnait des instructions au micro parce que lire les panneaux leur était impossible. Ils ne voient jamais de touristes dans leurs villages reculés, alors ils me regardaient avec intérêt, et j’avais quelques 50 paires d’yeux qui me fixaient…

Après avoir pris un ascenseur (qui Dieu merci ne datait pas de la construction du Fort! haha), on est arrivés sur une terrasse avec une vue sur toute la ville, et un mur de 10 km de long qui l’entourait, et des lacs artificiels. Dans le Fort, les différentes salles vous faisaient revivre le temps des Maharajas avec plein de décorations scintillantes et de couleurs!

Raghu m’a emmenée à Thada Jaswant, le Crematorium Royal. Quelle surprise mais bon, si les locaux sont fiers de quelque chose dans leur ville, alors cela vaut la peine de le voir, car cela fait partie de leur identité! Et effectivement c’était un endroit magnifique avec des verts jardins et des fleurs. Sans parler de la vue incroyable sur le fort sur sa montagne. J’aurais pu y passer des heures, et faire la sieste sous un arbre! Raghu m’a avoué que beaucoup de touristes Indiens ne veulent pas voir ce monument car le mot “crematorium” ne les inspire pas. Eh bien, ils ont vraiment raté quelque chose! De plus, apparemment, personne n’a été incinéré ici, cela se passe ailleurs et ensuite les cendres sont apportées ici avec une photo de la personne pour le souvenir.

Alors que je prenais une photo de Raghu, il me remerciait alors lui ai répondu “Aapka swagat hai” (“de rien”) et un des jardiniers, qui passait à ce moment là a demandé si je parlais Hindi, tout surpris, alors on lui a répondu “thora Hindi” (“un peu d’Hindi”).

Dans le mémorial, il y avait des photos partout de la famille du Maharaja, et même s’il y faisait très sombre, la lumière passait à travers la pierre translucide, et donnait l’impression que les murs étaient de couleur orange.

Après la cérémonie, dans le temps, tous les invités prenaient un bain dans le lac artificial tout près de là, de façon à se laver le corps et l’esprit.

Ma visite de la ville était terminée et il était temps de dire “Alvida” (“au revoir”) à Raghu, qui avait si généreusement partagé cette ville où il est né et a grandi et… j’ai HORREUR des adieux…!!! Mais comme dit un film Hindi, “Khabi alvida naa kehna“ce qui veut dire “ne dis jamais au revoir car cela empêche de se rencontrer de nouveau”.

Alors à cela, je préfère “Phir milenge” (“à bientôt”).

Jodhpur, the Blue city

Flying from Maharastra to another state: Rajasthan. Literally, “the Land of the Kings” in Hindi. I haved received a very warm welcome, with a huge signboard “Welcome to Rajasthan” with flowers, and my name on it (and no spelling mistake). So sweet!

Dropping my bags at the small heritage hotel and then meeting my guide after a bit of Rajasthani Daal (mashed lentils) to go to the bazaar (Hindi word for “market”) near the Clock Tower area, the Sardar Market, where the tourists don’t usually go to really, but he wanted to show me local products: sweets, lentils for daal, cane/mango juices, camel leather products, textiles (we went to a shop where the owner presented his own work, proud to be getting orders from international designers like Kenzo, Hermes, Armani etc….- he showed me a picture of Richard Gere in the shop with him and a magazine article where one of the designers mentioned his name).

Raghu, my nice guide, was born here, did all his scholarship in this city, counting 1.2 millions inhabitants (biggest in Rajasthan after Jaipur, and Udaipur, being the third one in size) and still lives here. A real local and I hope to hear local stories!

“Pur” in Jodhpur comes from Sancrit and means “city”. Muslim cities end by “bad” for example Ahmedabad. The people here are Marwari people (from  the Marwar area: Jodhpur, Bamer, Jalor, Pali, et Nagaur).

The Fort here was built by Rao Jodha, in 1459, Maharaja who gave his name to the city.

The owner of the place where I am staying (Ratan Vilas) is the cousin of the Maharaja living currently in the fort.

Why is the city called “Blue City”? Well it comes from the Indigo blue used to paint the houses. Why paint them in Blue? Because it keeps the houses fresher and keeps the insects at a distance as they think the blue is water and do not want to drown in it. Locals here say “ Blue is good for the eyes, not for the flies”.

 

 

We passed by the Taj Hari Mahal Palace, where Elizabeth Hurley, apparently she is an English model and actress, got married with an Indian guy…but has already divorced him.

During the visit of the Fort, some of the others visitors were pilgrims who walked from the nearby villages going to a temple near Jaisalmer (about 80 km away from the Golden City). The entrance fee for them is half price because the reason why they are here is religious. Those people are not educated and speak their own dialect, not even Hindi (the national official language). The staff of the Fort were giving them the instructions with a microphone as reading the signs was impossible for them. They never see tourists in their far away villages,  and were staring  at me with interest and I had about fifty pairs of eyes on me…

After taking a lift (not built with the Fort, thanks God! haha) we reached a terrace, with a view on the whole city and the 10 km wall surrounding it, and some artificial lakes. Then in the fort, all the rooms made you feel back in the times of the Maharajas with many glittering decorations and colors!

Raghu then took me to Thada Jaswant, the Royal Crematorium. What a surprise, but if the locals are proud of something in their city, then it worth seeing it, as that is part of their identity! And it was indeed a wonderful place with green gardens and flowers. Without speaking of the amazing view on the fort on its mountain. I could have stayed hours, and have a nap under a tree! Raghu confessed that many Indian tourists do not want to see this building as the word “crematorium” does not inspire them. Well, they definitely missed something! And apparently nobody is cremated here, it is done somewhere else, and then the ashes are brought together with a picture of the person for remembrance.

As I was taking a picture of Raghu, he thanked me and I replied “Aapka swagat hai” (“you’re welcome”) and one of the gardeners passing by at that moment, asked if I really spoke Hindi, all surprised, and we told him “thora Hindi” (“some Hindi”).

In the memorial, photos everywhere of the Maharaja’s family, and even though it was dark, the light was coming in through the translucid stone, giving the impression the walls were orange.

After the ceremony, at the time, all the guests used to bath in the artificial lake next to that very place, to clean their body and soul.

My visit in the city was over and it was time to say “alvida” (goodbye) to Raghu, who had so generously shared with me his home town where he was born and grown up….and I HATE goodbyes….!!! But as a Hindi film says “Kabhi alvida naa kehna” which means, “never say goodbye, it prevents us from meeting again”.

So I’d rather say “Phir milenge” (“see you again”).

De retour en Inde après 5 ans… Arrivée à Mumbai.

Cinq and après mon expérience en tant que bénévole, j’ai finalement fait mes valises pour aller revoir tout le monde! J’avais rêvé de ce moment tous les jours depuis que je les avais tous quittés!

Se réveiller dans un bruit incessant de bruits de klaxons. On se sent si vivants dans ce chaos Indien! Je me levais pour découvrir la capitale du cinema Indien.

Mumbai vient du nom de la Déesse “Mumba” et “Ai” qui en Marathi (la langue locale de l’Etat du Maharastra, où Mumbai se situe) signifie “Mère”.

Nous voilà donc sur la route pour voir les Dhobi ghat, la plus grande blanchisserie à ciel ouvert, non pas de l’Inde, non pas d’Asie, mais du monde entier! L’endroit est incroyable, les hôpitaux, hôtels, et familles donnent leurs choses à nettoyer ici-même. C’est un fourbi organisé, une couleur rangée d’un côté, les jeans d’autre part, les draps de lit un peu plus loin…

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Dhobi ghat

L’arrêt suivant était le Temple Jain. Le Jainisme est une religion qui vient de l’Hindouisme mais avec des croyances encore plus spécifiques, par exemple ces gens sont également végétariens mais ne mangent pas de poisson ou de poulet, les Hindous parfois si, et aussi, ils ne mangent pas de légumes qui poussent dans la terre.

Les gens apportaient de la nourriture au temple pour l’offrir aux diverses représentations de leurs Dieux. En descendant un escalier, j’ai trouvé un miroir, où les visiteurs sont censés s’appliquer un peu d’ocre sur leur front: cela diffuse une bonne odeur qui enlève toutes les tensions dans le corps et l’esprit.

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Shipla, ma guide

Avant un mariage, qu’il soit Hindou ou Musulman, les gens jettent de l’eau de rose sur les invités avant qu’ils pénètrent dans la maison, car l’odeur est connue pour éliminer les tensions (par ex: ils auraient pu avoir une bagarre juste avant de venir…) ainsi ils peuvent entrer dans la maison avec leur âme en paix.

Mon adorable guide, Shilpa, m’a expliqué qu’en Inde, on n’utilise pas de mots comme “Merci” (“Dhanyavad“) ou “S’il vous plait” (“Krypyia“) parce que, comment peut-on retranscrire combien nous sommes reconnaissants? En Inde, on montre notre reconnaissance à travers des actions, en prenant soin des autres, et en faisant des choses pour les autres.

On ne dit pas non plus “Bonjour” (good morning)  ou “au revoir” (good bye)… car tout est considéré comme “bon” (“good”) en Inde. Comme c’est joli de dire cela!

Au dessus de la ville, il y a un peu de verdoyance sur Malabar Hill, dans les Jardins Suspendus. Le nom officiel du Parc est Pherozeshah Mehta Gardens mais son surnom est “Jardins Suspendus” et se trouve juste en face des Jardins Kamala Nehru qui a une vue sur Chowpatti Beach, et les bâtiments de la ville.

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Chowpatti Beach

Maintenant, un endroit mythique. La maison de Gandhi Ji à Mumbai. Le Gouvernement a fait de cet endroit une librairie où l’on peut aller et lire des livres sur place, mais personne n’est autorisé à emporter les livres (ils sont trop précieux), à part peut-être des membres du Gouvernement, sur demande spéciale.

Si vous connaissez l’histoire de Gandhi, vous savez peut-être qu’il provient d’une famille très riche et faisait partie des personnes les plus puissantes de l’Inde. Il est devenu avocat et est parti à Londres quelques temps. Un jour, il se trouvait dans le train et a été jeté du train comme un malpropre. Cet incident a changé sa vie entière. Il a réalisé qu’en Angleterre, il n’était rien de plus qu’un immigrant comme n’importe quel autre Indien, et était traité en tant que tel.

C’est à ce moment qu’il a commence sa lutte contre la Non-Violence et pour la Justice, en ne se vêtissant que des habits les plus simples, et en restant humble. Quand il écrit à Hitler, on remarque qu’il est extrêmement inquiet sur son égo, en lui suppliant d’arrêter le massacre. Une photo de Gandhi ji avec Charlie Chaplin était également exposée.

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Un endroit très populaire à Mumbai est le Gateway of India (à ne pas confondre avec le Gate of India à Delhi): cette place a une signification toute particulière pour les Indiens, comme, pendant la colonisation Britannique, les Indiens les ont chassé MAIS toujours avec respect, ils les ont renvoyés par ce monument (une grande porte) et avec toute leur dignité.  Ensuite cette porte a été fermée et personne ne pouvait plus ni  entrer ni sortir… Ce monument représente donc l’Independance de l’Inde (que le pays célèbre chaque 15 août avec une grande fierté!).

En continuant les visites, nous sommes passées à “La rue de la mode”, ce sont des boutiques en bord de route avec des toits de plastique bleus, où toutes sortes de vêtements sont exposés. Ces habits sont ceux lancés par l’industrie Bollywood comme “la nouvelle mode” pour la population Bombayite. En 2 semaines maximum, ils sont disponibles dans ces boutiques et prêts à être achetés.

Le moyen de transport principal à Mumbai se résume à 3 lignes de trains qui s’appellent “les locales”. Le billet pour un mois est d’environ 150 Rupees (1,5 euro), ce qui n’est rien. Ces trains circulent avec les portes ouvertes, car l’air de Mumbai est très chaud et humide, et les gens ne voudraient certainement pas de l’air conditionné car cela augmenterait le prix de leur billet journalier.

Non seulement j’ai pu voir toutes ces choses mais aussi le Temple de Krishna, où on m’a raconté l’histoire de ces 108 femmes qui avaient été kidnappées par Krishna, qui les avaient toutes épousées (mais n’en avait encore touché aucune) – quelqu’un est venu un jour demander à Krishna de libérer ces femmes, et la réponse du Dieu, toujours représenté avec une flûte, fût “tu es ici pour me demander de les libérer, mais aucune d’entre elles ne me l’a demandé”, ce qui veut dire que toute demande, selon les principes de l’Hindouisme, est à faire directement à son Dieu, afin que son désir se réalise.

La journée n’était pas terminée avant que je ne voie le Taj Mahal Hotel, en face de la Gateway of India, Navy Nagar (le quartier de la Marine), le musée Chhatrapati Shivaji Maharaj Vatsu Sangrahaya avec ses statues de divers Dieux, une exposition de photos sur le Nepal et le Tibet, une sur l’âge de pierre, et l’Eglise Thomas (Mère Thérésa y avait son proper siège), l’Université devant laquelle il y avait un regroupement, quelqu’un d’important devait y faire un discours, l’Eglise Afghane, et la gare Victoria (de son vrai nom Chhatrapati Shivaji station) où des scènes de “Slumdog Millionnaire” ont été tournées pour ceux qui ont vu le film. Non seulement pour cela, elle est connue à Mumbai pour son architecture.

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Chhatrapati Chivaji station

Journée bien remplie, mais j’aime regarder en arrière et constater tout ce que j’ai pu voir!

Back to India after 5 years. Arriving in Mumbai

Five years after my Volunteering experience in India, I finally packed to see everyone again! I have dreamt that moment every day since the day I had left them all!

Waking up with the incessant noise of the horns. We feel so alive here in the Indian chaos! I was waking up to discover all about the capital of Indian Film Industry.

Mumbai has been named after a Goddess called “Mumba” and “Ai” which in Marathi (the local language of the state of Maharastra, where Mumbai is located) means “Mother”.

So here we are, on the road again to see the Dhobi ghat, the biggest open air laundry, not of India, not of Asia, but of the entire of our wide world! The place is absolutely stunning, the hospitals, hotels, and family houses give their things to get cleaned here in that very place. It is an organized mess, one color on one side, jeans on the other, bed sheets further…

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Dhobi ghat

The next stop was a Jain Temple. Jain is a religion coming from Hinduism but with more specific beliefs, for example those people are also vegetarian but do not even eat fish or chicken, Hindus sometimes do, and also they do not eat vegetables growing in the earth. People were bringing food to the temple to offer to the various representations of their Gods. Coming down some stairs, I found a mirror where visitors were supposed to put some ochre on the forehead: it dispatches some good smell which releases all the tensions in the body and mind.

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Shipla, my guide

Before a wedding, whether it is Hindu or Muslim, people put some rose water on the guests before they enter in the house, the flavor is known for removing the tensions (eg: they could have had a fight just before coming…) so that they may come in the house with peace in their mind.

My lovely guide, Shilpa, explained to me that in India, we do not use words such as “Thank you” (“Dhanyavad”) or “Please” (“Kripyia”) because, how can a word transcript how grateful we really are? In India, we show our gratefulness through actions, taking care of the others, doing things for them.

We do not either say “good morning”, “good bye”…because everything is considered “GOOD” in India! What a nice thing to say!

Above the city, we could find some vegetation on Malabar Hill, in the Hanging Gardens. The park is actually called Pherozeshah Mehta Gardens but the nickname is Hanging Gardens and is just opposite Kamala Nehru Gardens which has a view on Chowpatti Beach and the buildings of the city.

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Chowpatti Beach

Now a mythic place. Gandhiji’s place in Mumbai. The Government has made a library where you can go and read the books, but no one is allowed to take books away (they’re too precious), except maybe Government members, on special request.

If you have a look at Gandhiji’s story, you might know he was issued from a very rich family and was part of the powerful people in India. He has become a lawyer and went to London for some time. One day, he was in the train and was thrown of that train. This incident changed his entire life. He realized that in England, he was no more than an immigrant like any other Indian, and was treated as such.

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That is the moment when he started his fight for Non-violence and Justice, wearing the simplest clothes, being humble. When he was writing to Hitler, we notice that he’s extremely worried about his ego, begging him to stop the massacre. A photo of Gandhi ji with Charlie Chaplin was also there.

A very well known place in Mumbai is the Gateway of India (not to mix up with the Gate of India in Delhi): the place has a special meaning to Indians, as, during the British colonization, Indians kicked them out BUT still with respect, they were sent through the monument (big door) and all with dignity. Then that “door” was closed and nobody could enter or go out. It still refers to the Independence of India (which the country celebrates every August 15th with great pride!).

Keeping going with the visits, we went through “Fashion street”, shops with blue plastic roofs, where all sorts of clothes are hanging. These clothes are those launched by the Bollywood industry as the “new fashion” for Bombayite people. Within 2 weeks maximum, they are available in those shops ready to be bought!

The main mean of transport in Mumbai is summed up by 3 train lines called “locals”. The ticket for one month is about 150 Rs (Rupees) (about 1.5 euro)  which is nothing. Those trains circulate with the doors opened, as the air in Mumbai is very hot and humid, and people would certainly not want air conditioning as it would increase the cost of their daily tickets.

Not only could I see all those things but also Krishna Temple, where I was told the story of those 108 women kidnapped by Krishna and who he had married (but did not touch any of them) – someone came one day asking him to free those women, and the answer of the God, always represented with a flute, was: “you are here to ask me to free them, but none of them actually asked me”, which meant to say that every single request we have, according to Hinduism, should be asked directly to the God so that it may come true.

The day was not over until we had seen the Taj Mahal hotel, facing the Gateway of India, Navy Nagar (Navy area), Chhatrapati Shivaji Maharaj Vatsu Sangrahaya museum where there were statues of various Gods, a photo exhibition about Nepal and Tibet, one about the Stone Age, and Thomas Church (where Mother Teresa had her seat), the University, where someone important was speaking that day, the Afghan Church, and Victoria Station (actually called Chhatrapati Shivaji station) where some of the scenes of “Slumdog Millionnaire” have been shot, for those who have seen the film. Not only for that, but it is a well known station in Mumbai for its architecture.

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Chhatrapati Chivaji station

Busy day, but I like it when I can look back and see that I have indeed seen so many things!