Athithi Devo Bhava (Un invité est Dieu)

Vous le savez ou peut-être pas, mais les Indiens considèrent que de recevoir des invités est un honeur immense car on dit que “Dieu vient dans votre maison sous la forme d’invités“.(Athithi Devo Bhava).

Bon, et bien c’est bien comme cela que j’ai été reçue partout en Inde, avec des guirlandes de fleurs parfois dans les hôtels, mais principalement à Jaipur où j’ai des amis, et la famille qui est devenue la mienne.

Comme je l’ai dit dans mon précédent blog, ma prof d’Hindi (et amie) m’a accueillie après 5 ans avec des fleurs. C’était une belle surprise et tellement gentil de sa part!

Pendant mon expérience de bénévole à Jaipur, je me suis fait des amis, des employés de l’Organisation Non-Gouvernementale, et un en particulier est devenu un ami très proche. Tout a commencé lors du Festival Hindu, du nom de Raksha Bandhan. Durant ce festival, les filles attachment un rakhi (bracelet) au poignet de leur frère ou un garcon qu’elles considèrent comme leur frère, et en retour, avec un petit présent à sa soeur, il va lui offrir sa protection éternelle.

Un exemple d’un Rakhi

 

J’avais fêté cela avec les enfants des bidonvilles, en dessinant des “rakhis” sur une feuille de papier, et ils devaient les découper et les attacher à leurs poignets. Et en les dessinant, je m’étais demandé, si j’étais Hindoue, à qui aurais-je donné mon Rakhi? Probablement à ce garçon de l’ONG, j’étais sous sa protection de toutes façons de part sa position en tant qu’employé de l’ONG qui m’embauchait…

Un jour, je parlais de ce festival avec lui, et il m’a demandé si j’avais attaché un rakhi à quelqu’un et si oui, qui était l’heureux élu…alors je lui ai dit que je ne savais pas si, en tant que non-Hindoue je pouvais le faire, mais que si je pouvais, c’est à lui que je l’aurais donné. Cela l’a beaucoup ému. Depuis ce jour, on a commencé à s’appeler “frère” (bhai, en Hindi) et “soeur” (behen).

Maintenant de visite en Inde, 5 ans plus tard, pour commémorer la manière dont notre amitié a débuté, je lui avais offert deux rakhis de style Irlandais, un tout vert avec un trèfle, et l’autre aux couleurs du drapeau Irlandais, qui par hasard sont les mêmes que celui du drapeau Indien (vert, blanc et orange).

On s’était toujours écrit des emails plusieurs fois par semaine pendant ces 5 ans, en se posant toutes les questions sur les cultures de l’un et de l’autre, sur les problèmes de la vie, et les moments agréables de la vie de chacun.Aussi il m’a aidée avec mes cours d’Hindi en ligne, lorsque j’avais des questions ou des doutes. Je me souviens que son rêve était d’apprendre à nager, et un jour, j’ai reçu un mail expliquant qu’il avait été à sa première leçon! Sachant son histoire, j’étais tellement enthousiaste et contente pour lui! Il allait tous les matins avant le travail, malgré le fait que la piscine était ni proche de son bureau ou ni de chez lui, et que cela signifiait se lever bien plus tôt le matin!

Je lui avais enseigné quelques mots de français et d’espagnol, dont il se souvient toujours aujourd’hui! Quand il est venu me chercher en voiture chez ma famille Indienne, pour m’emmener chez lui car il voulait que je rencontre sa famille, et l’anniversaire de sa fille était l’occasion parfaite, il est venu avec sa nièce. Elle m’a salué avec un “bonjour” en français. Il lui avait enseigné quelque chose en français pour moi, adorable! Des petites choses mais qui vous touchent au plus profond.

Une fois arrivés à la maison familiale, tout le monde était très chaleureux, et j’ai été touchée quand son père m’a dit “You’re most welcome“(“tu es la bienvenue”), j’étais contente de revoir sa femme Dimple aussi, que j’avais rencontrée la dernière fois, qui est toute gentille, et même si elle maîtrise un peu moins l’anglais que lui, on arrive à communiquer et bien s’amuser.

Leur fille Vanshika est une petite princesse pleine d’énergie! Pour les remercier de cette superbe soirée, j’ai pris plein de photos, de chacun avec la petite fille, et aussitôt rentrée, les ai fait imprimer pour les leurs envoyer.

Le lendemain était un dimanche, Amit était en congé et voulait m’emmener me balader autour de Jaipur, il m’a laissée choisir l’endroit et on a conduit jusqu’au Jal Mahal (Palace sur l’eau, en Hindi), le nom parle de lui-même: un palais trônant au milieu de l’eau, avec les montagnes dans le fond. Un paysage relaxant un peu en dehors de la ville qui fourmille. On a été au Temple de Krishna à côté qui a des jardins magnifiques. Le soir nous sommes allés au restaurant dans le quartier de C-Scheme et je les leur ai retourné l’invitation de la veille, le dîner chez eux.

A la maison de ma famille Indienne, mon petit frère nous sert constamment de l’eau, des sodas, et des biscuits quand j’arrive pour parler avec Papaji. Incroyable comme le temps file quand on commence à discuter! J’ai encore du mal à realiser qu’il est là devant moi…je le vois avec des nuages autour du visage comme si c’était un rêve… et que j’allais me réveiller bientôt … mais je ne me réveille jamais! Chaque jour Papaji me dit de rester pour le dîner mais j’ai d’autres plans, mais je meurs d’envie d’accepter.

Quand finalement j’accepte, on passe une belle soirée. Il me demande aussi comment fonctionnent quelques petites chose sur l’ordinateur, car c’est moi qui, il y a 5 ans, lui ai créé son adresse email, et lui ai enseigné à écrire et à envoyer des emails, et il me demande aussi de lui montrer des photos de ma vie en Europe.

Un autre jour, Sushant (mon petit frère Indien, le plus adorable et le petit garçon le mieux éduqué du monde, je vous jure!) m’a demandé ce que j’avais appris à mes cours d’Hindi et je lui ai mentionné les lettres Devnagari, et que j’avais appris à écrire mon nom, alors il a couru chercher son cahier d’école pour que je le lui écrive. Ensuite on a pris quelques exemples de mon livre et il m’a montré comment écrire les mots et je devais les recopier sur lui. Superbe moment passé avec lui!

La nourriture cuisinée par ma Maman Indienne est délicieuse mais en plus de cela c’est celle que j’avais tous les jours il y a 5 ans, alors c’est encore meilleur! Et juste d’être assise de nouveau à cette table est génial!

Puis retour à ma maison d’hôte en moto avec le fils de mon Papaji (Sudeep) dans cette incroyable ville qu’est Jaipur, une sensation de liberté, vous n’avez pas idée!

Le lendemain, la famille de mon B&B, Girija et Padmesh, et leur fils Khush, qui avaient de la visite de leur famille de Delhi, Meenaxi et Subodh, voulaient m’emmener avec eux au spectacle de son et lumière à Ambert Fort. Ils avaient planifié d’aller un certain jour mais comme j’avais d’autres plans, ils avaient changé les leurs pour que je puisse aller avec eux, c’était tellement gentil!

C’était une merveilleuse histoire (la formation historique de Jaipur) et un cadeau pour les yeux! On a pris un take-away sur le chemin de retour et avons mangé à la maison. Encore une soirée encore bien agréable! Ils avaient pris quelques bières et malgré le fait que quand je suis en Inde je refuse de boire de l’alcool, car une fille qui voyage toute seule doit rester alerte à tout instant, j’ai accepté d’en prendre une avec eux, car on était à la maison et j’étais en sécurité.

Pendant ma semaine j’ai aussi pu aller visiter les nouveaux bureaux de mon ONG, qui est grosso modo de l’autre côté de la route de leurs anciens bureaux et mon ami Amit m’a présentée à toute l’équipe, un par un, ils avaient tous l’air sympa, et m’ont dit que j’étais la bienvenue à Jaipur!

Malheureusement mes vacances touchaient à leur fin…et il était temps de dire au revoir (Alvida)… Oh non pas ça, j’ai horreur de cela!

On a été prendre un café avec Amit après son travail, pour se dire au revoir mais le lendemain alors que j’étais chez ma prof d’Hindi/cusine Indienne, il l’a appelée pour savoir s’il pouvait venir me dire au revoir une seconde fois, un cadeau à la main cette fois. C’était des écouteurs et un micro, et il y a une raison bien précise à cela, c’est qu’il veut toujours parler avec moi sur Skype, et je ne sais jamais où est mon casque. Donc plus d’excuses maintenant pour moi! 🙂 J’ai encore eu des cadeaux de ma prof, deux de ma famille, un autre par la famille de mon B&B. Tellement adorable… Comment pouvais-je possiblement avoir envie de quitter cet endroit?

J’espère que ce blog vous a donné envie d’aller découvir ce pays incroyable, et ses habitants: il y a tellement à apprendre, à voir, à sentir, à goûter, à découvrir, tellement de gens à rencontrer… J’aimerais avoir mille vies pour pouvoir faire tout ça!

Tout ce que j’ai à dire, c’est:

Jai Hind! (Longue vie à l’Inde!)

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Athithi Devo Bhava (A Guest is God)

You might or might not know but Indian people consider a huge honor to have guests as it is said that God comes in their house in the form of guests (Athithi Devo Bhava).

Well, that is the way I have been welcome everywhere in India, with garlands of flowers sometimes in hotels, but mainly in Jaipur where I have friends, and the family which has become my own.

As I said, I have received flowers when arriving the first time at my teacher (and friend)’s house after not meeting for 5 years. That was a great surprise and so nice from her !

During my experience as a Volunteer in Jaipur, I made friends, some guys working for the Non-Governmental Organization, and one of them has become a closer friend. Everything started during a Hindu Festival called Raksha Bandhan. During this festival, girls tie a Rakhi (bracelet) to their brother(s) or a boy who they consider their brother and the brother, along with a gift to his sister, will offer her his longlife protection.

Example of a Rakhi

 

I had done a small celebration with the slum children, drawing Rakhis on a piece of paper that they had to cut them and tie around their wrists. And drawing them, I was thinking, if I was Hindu, who would I tie a Rakhi to? Well, probably that guy from the NGO I was under his protection anyway as per his position of staff member of the NGO…

One day we were talking about this festival and he asked if I had tied a Rakhi and who was the lucky person…so I told him I had not tied any, as I didn’t know if, as a non-hindu I could, but if I could, I would have tied the Rakhi on his wrist. He got emotional about it. From that day, we started to call each other “brother” (bhai, in Hindi) and “sister” (behen).

Visiting India now, 5 years later, in order to commemorate how our friendship had started, I have brought him 2 “Irish style” Rakhis one all green with a Shamrock, and one with the colours of the Irish flag that happen to be the same than the Indian ones (green white and orange).

Since then, we had been writing emails to each other several times a week for 5 years, asking all the questions we had about each other’s culture, everyday’s worries, and the good moments of each other’s life. He also helped with my Hindi online course, to clarify on the questions/doubts I had. I remember his dream was to learn how to swim, and one day I got an email saying he had had his first lesson. Knowing the background of the story, I was so entousiastic and happy for him! He was going every day before work, even though the swimming pool was not close to his workplace, or home, and it meant getting up earlier!

I had taught him a few words of french and spanish which he still remembers today! When he came to pick me up at my Indian Family’s house to bring me to his place, as he wanted me to meet his family and his daughter’s birthday was the perfect occasion, he came with his niece. She greeted me saying “Bonjour” (Hello, in french) – he had taught her how to say something in french for me ! So sweet ! Small things but very heartwarming.

Once at his family home, everyone was very welcoming , I was touched when his father told me “you’re most welcome” and happy to see his wife Dimple again, that I had met last time, who’s a lovely girl, and even she knows less english that he does, we manage to communicate and have a good laugh. Their daughter, Vanshika, is a little princess full of energy! To thank them for that lovely evening, I have taken a lot of pictures, each one of them with the birthday girl, have printed them as soon as I was back to Europe and posted them.

The next day was a sunday, and my friend Amit was off work and wanted to take me around Jaipur, he let me choose the place and we drove to Jal Mahal (Water Palace, in Hindi), the name speaks by itself: it is a palace in the middle of the water, with the mountains behind. A relaxing landscape a bit outside the crowded Pink City. We also went to Krishna temple just next to it, which is also beautiful with its green gardens. At night we went to the restaurant, in C-Scheme area, and I invited them to return their invitation for dinner the previous day.

At my family’s house my little Indian brother was constantly serving water, sweet drinks and biscuits when I arrived while I was chatting with my dear Papaji. It is amazing how time was flowing once we started talking! First of all I was taking time to realize he was in front of me again…I could see clouds around his face sometimes as if it was a dream…and I was going to wake up soon…but I never woke up! Every day Papaji was asking me to stay for dinner but sometimes I had other plans, but was dying to accept his invitation.

But when I did accept it, we had a great time together. One day he switched on his computer, and asked me about how a few things worked, as I was the one who had, 5 years ago created an email address for him and taught him how to send and receive emails, and also asked me to show him pictures of my daily life back in Europe.

One other day, my little brother (the most lovely and well educated boy in the whole world! Not lying!) asked me what I had learnt in Hindi and I told him what letters I had studied in the Devnagari alphabet, and that I had learnt how to write my name, so he ran to get his home copy book for me to write it. We then took a few examples in my book and he showed me how to “draw” them, and asked me to copy the word in front of him! A great moment all together!

The food cooked by my Indian mummy is lovely but because it was the food I used to have every day 5 years ago, it tastes even better! And just sitting at that table again was a great feeling!

Then going back to my accomodation was on my Papaji’s son’s (Sudeep) motorbike in the amazing city that Jaipur is, a sensation of freedom, you have no idea!

Another day the guesthouse family, Girija and Padmesh, and their son Khush, who had relatives visiting from Delhi, Meenaxi and Subodh, wanted to take me to the Sound & Light show at Amber Fort. They planned to go on a certain day but I had other plans so they have changed theirs so that I can go with them, so nice! It was a wonderful story (about how Jaipur was formed) and a gift for the eyes! We bought dinner in town on the way back and came to eat at home. Great night also ! They had some beers, and when I am in India I refuse to drink alcohol, as a girl traveling on her own should be careful at all time, but because we were at home and I was safe, I had one with them.

During the week I could also visit the new premises of the NGO, which basically are across the road from the old one, and my friend Amit introduced me to the whole team, one by one, they all seem to be very nice and said I was welcome back to Jaipur!

Unfortunately my holidays came to an end….and it was time to say goodbye (Alvida)…Oh Gosh…I don’t like that at all!

We went for a coffee with my friend to say goodbye, but the next day he called my Hindi/Indian cuisine teacher to ask if he could come and say goodbye to me again, this time with a present for me. The said present was earphones and a microphone – there is a reason behind that: he always wanted to talk on skype, but I had always lost mine somewhere so now no more excuses for me ! 🙂 I also got a present from my teacher, and two from my family, and one from the guesthouse’s family. They are all so lovely…How could I possibly wish to leave that place?

I hope reading this blog, you have felt like discovering that breathtaking country and its people: there is so much to learn, so much to see, so much to smell, so much to taste, so much to discover, so many people to meet…I wish I had a thousands lives to do all that!

All I have to say is:

 Jai Hind! (Long life to India)

MasterChef à Jaipur

Mon Guru (professeur) me donnait des cours d’Hindi en premier puis ensuite le cours de Cuisine. Une fois les plats préparés, on les dégustait pour le déjeuner ensemble, cela nous permettait de passer un peu plus de temps ensemble.

Si vous aimez la nourriture Indienne dans les restaurants Européens, et bien…la nourriture en Inde est encore meilleure et probablement plus saine! Pour quelqu’un qui ne cuisine pas du tout à la maison comme moi, cette immersion dans une cuisine Indienne était une découverte totale!

Pour commencer, jetez un oeil à ces placards, vous serez impressionnés par la quantité de différents épices tous plus colorés les uns que les autres!

 

 

C’est l’élément de base à la chimie qu’est la cuisine Indienne.

Subhadra a aussi écrit son propre livre pour ses cours de cuisine, et malgré le fait qu’elle pourrait faire tous ces plats les yeux fermés, on a suivit point par point la recette, ainsi s’il manquait quelque chose ou si je voulais prendre des notes supplémentaires, je pouvais.

Aussitôt que le premier ingrédient est jeté sur le feu, l’odeur se répand dans toute la cuisine! Cher Rajasthan, tu sens si bon!

Jour 1: on a préparé un plat qui s’appelle Dum Aloo (Aloo veut dire “pomme de terre”) qui est originaire de la région du Kashmire, dans la partie Nord du pays, et où les touristes ne sont pas autorisés d’aller à cause des tensions politiques. Quel dommage, ça a l’air d’un endroit magnifique!

Ensuite elle m’a donné le secret pour faire des Chapattis. C’est une sorte de pain que les Indiens utilisent comme nous occidentaux nous utilisons la fourchette et le couteau. Les Indiens mangent la plupart du temps avec les mains (une chose que j’adore faire quand je suis ici), et enrobe la nourriture dans le chapatti avant de l’enfourner dans leur bouche.

C’était tellement drôle: elle me faisait la demonstration et quand c’était mon tour, j’étais incapable de faire un rond. Il était toujours carré! Le mieux que j’ai pu faire est un oval. Elle m’a dit que ça viendrait avec la pratique. Certaines personnes douées y arrivent avec une seule main, à les faire plat et rond, un vrai chapatti digne de ce nom!

Et on a fait un dessert sucré avec du lait et du safran.

 

 

 

Jour 2: On a travaillé dur pour faire un bon Channa Masala et celui là est un plat du Punjab, état qui se trouve au Nord également. Si vous n’êtes pas trop sûr de où cela se trouve, vous avez probablement déjà vu une photo de ce magnifique temple doré entouré d’eau….et ça c’est Amristar, capitale du Punjab. Le Punjab est aussi le berceau de la religion Sikh (les homes qui portent des turbans). Mais ce que j’aime le plus du Punjab, c’est la musique Bhangra, et le son de cet instrument: le Dhol, qui me rend complètement dingue 🙂

 

Un autre type de pain est le Paratha. C’est le pain que j’avais au petit déjeuner chaque matin dans ma famille d’accueil (maintenant ma propre famille!) quand je vivais à Jaipur, et j’adore ça! Le paratha n’a pas besoin d’être rond, donc ça m’a rendu la vie plus facile pour les faire!

Jour 3: La grande découverte de ce jour était d’apprendre à faire du fromage (Paneer). On l’a fait en mettant du lait à cuire, puis en y ajoutant du vinaigre, puis en l’essorant dans un torchon, avant de faire la sauce qui va avec, et le chutney de coriandre..

 

 

 

Jour 4: Là ma prof a une fois de plus adapté le cours pour moi: elle sait que je suis folle des Gol Gappas, qui sont des coquilles croustillantes que vous pouvez fourrer de toutes sortes de légumes et de jus de citron (ou de jus de citron seulement, ce que je préfère). Elle explique que c’est difficile à faire et que normalement les gens les achètent tous prêts au marché, mais on va essayer de les faire nous-mêmes. Nous voilà parties à faire des petits ronds avec de la pâte et à les jeter dans l’huile bouillante, en espérant que cela fasse une boule! Quelques-unes sont sorties comme il faut, et il y avait des cris de joie dans la cuisine quand une était jolie!

On a également fait des Samosas qui sont des triangles remplis de legumes, et un pudding de pommes: Kheer, qui est prêt très rapidement (en cas d’invités surprise, comme ils dissent!).

 

Jour 5: On a fait des épinards (Palak) avec des bébés maïs. J’ai realisé durant cette session combien les couleurs sont importantes dans la cuisine Indienne. Certaines étapes de la préparation n’avaient lieu que dans le but de garder une couleur bien verte dans les épinards jusqu’à ce que le plat soit servi.

On a aussi fait un daal, qui est une purée de lentilles, comme je l’ai expliqué dans le blog de “Jodhpur”. Il y a autant de sortes de daal que de variétés de lentilles (jaunes, brunes, noires….).

Pendant que le daal cuisait, on a fait des naans, une autre sorte de pain Indien

Jour 6: On a prepare un byriani (riz) et une raita (faite de lait et de concombre)

 

 

 

Jour 7: on a fait du Chai (thé masala). Les Indiens ne préparent pas un théière de thé masala, ils le préparent tasse par tasse ou deux tasses par deux tasses, pour avoir des épices frais, eau et lait pour chaque tasse qu’ils boivent! C’est du travail mais le résultat est merveilleux! Ce n’est pas seulement une tasse de thé, c’est le gout de l’Inde qui vous fait vous sentir si bien à l’intérieur!

Subhadra, en train de cuisiner

MasterChef in Jaipur

My Guru (teacher) was giving me the Hindi lessons first and then giving me Indian Cooking classes. Once ready, we were having the food we had cooked for lunch, and that allowed us to spend some more time together.

If you love Indian food in European restaurants, well … the food in India is even better and probably healthier! For someone who does not cook at all at home like me, this immersion in an Indian kitchen was a complete discovery!

To start with, have a look at the cupboards, and you’ll be amazed at the collection of different and colorful spices!

 

 

This is the basic element to the chemistry Indian cuisine is all about.

Again Subhadra had edited a book with the recipes and even though she could cook all those dishes her eyes closes (I am sure!), we were following the steps described on the recipe and if there was something missing or I wanted to takes additional notes, I could.

As soon as the first ingredient was thrown on the fire, the good smell started to flow in the room ! Dear Rajasthan you smell so good !

Day 1: we cooked a dish called Dum Aloo (Aloo meaning “potatoe”) which is originally from the region of Kashmire, in the northern part of the country, and where tourists are not allowed to go because of political tensions. A pity as it seems to be a wonderful place!

Then she gave me the secret of making Chapattis. It is a kind of Indian bread they use in the way as we, in occident, use a fork and a knife. The Indian people eat most of the time with their hands (something I absolutely love when I am there!) and wrap the food in it before putting it in their mouth. That was so much fun: she made a demonstration of how to do it and when it was my turn to make one, I could not make it a round, it was always square! The best I could do was an oval… She said the round would come with practice. Some very good people can do it only on the hand, round and flat, a proper chapatti!

And we also made a sweet desert with milk and safran.

 

 

 

Day 2: we worked hard to make a good Channa Masala and this one is a dish from Punjab also in the north of the country. If you are not too sure where it is, you have probably seen in magazines a picture of that lovely place with a Golden Temple surrounded by water…and that is Amritsar, located in Punjab. Punjab is also the place where the Sikh religion was born (men wearing turbans). But what I like most about Punjab is the Bhangra music, and the sound of the main instrument in it: the Dhol, which drives me absolutely crazy 🙂

 

Another type of bread we made was paratha. It is the bread I used to have every morning at my host family (now my own family!) when I was living in Jaipur, and I love it. As the paratha does not need to be round, it was easier for me to do those!

Day 3: The great discovery of that day was learning how to make cheese (Paneer)! We had to make it by cooking milk and adding vinegar, before starting to make the gravy that goes with it and the coriander chutney.

 

 

 

Day 4: There, my teacher adapted the course to my request: she knows I am mad about Gol Gappas which are crispy shells which you can stuff with all kind of vegetables and lemon juice (or lemon juice only). She explained that it is quite difficult to make the shells and usually Indian people buy them all ready at the market but we would try to make them ourselves. So here we go, making small rounds and throwing them in the boiling oil, hoping it would make a ball! A few came out correctly and you could hear cries of joy when one was nice!

 

We also made Samosas which are triangles filled in with vegetables, and an apple pudding: Kheer, which is ready very quickly (in case of unexpected guests, as they say!).

Day 5: We made Spinach (palak) with baby corn. I have realized in this session how keeping colors is important in Indian cuisine. A few things in the preparation were only aiming at keeping the green color of the spinach until it is served.

We also prepared some daal which is mash of lentils as I have explained in the Jodhpur post. There as many sorts of daals as varieties of lentils (yellow, brown, black…)

While the daal was cooking, we made another type of Indian bread: the naans.

Day 6: We have prepared some vegetable byriani (rice) and raita (made of milk and cucumber)

 

 

 

Day 7: we have not cooked but only made some chai (masala tea). Indian people do not prepare a teapot with Masala chai they always make tea for a cup or two, to have fresh spices, water and milk for every cup they drink! That is some work, but the result is wonderful. It is not only a cup of tea, but the taste of India making you feel so good inside!

Subhadra, cooking

Cours d’Hindi à Jaipur – नमस्ते (Namaste)

Rentrée à “l’école”, avec mon cahier tout neuf, celui sur lequel j’avais commencé à apprendre à l’Institut de Sandford à Dublin en 2007 et “Apprenez l’Hindi par vous-même” que j’avais acheté ici à Jaipur sur M.I Road à la boutique Books Corners (“le coin des livres”: oui c’est le nom de la boutique), quand je suis partie, pensant que j’aurais l’énergie d’apprendre l’alphabet Devnagari toute seule…être enthousiaste est une chose, mais là c’était de l’utopie!

J’ai essayé mais ai vite laissé tomber, espérant qu’un jour je serai de retour en Inde pour me concerntrer là-dessus…et me revoilà!

Ma prof est la femme qui m’a aidé sur mon projet pour enseigner l’Anglais dans le “Anganwadi” (mot Hindi pour “centre des loisirs”) dans les bidonvilles de Katputali Nagar en 2008, vu j’étais la première sur ce nouveau projet. On créait le matériel ensemble au bureau de l’ONG ou chez elle de façon à ce que j’ai un support pour enseigner. On avait toujours gardé contact, le temps est passé, elle a quitté son poste dans l’ONG et a monté son Institut de cours d’Hindi et de cours de Cuisine Indienne. Elle a même écrit un e-book qui a été publié et est maintenant disponible sur internet, avec beaucoup de conseils, et des photos magnifiques de ce à quoi les plats doivent ressembler à chaque étape de la préparation. Elle est également publiée régulièrement dans le Jaipur Patrika (Journal de Jaipur) pour ces recettes.

Quand je suis arrivée chez elle, elle m’a accueillie avec un bouquet de fleurs, trop mignon! Le cours a commencé par des faits sur la langue Hindi, son lien avec le Sanscrit et l’Urdu (langue officielle du Pakistan) – qui a environ 80 % de similarités avec l’Hindi mais certains mots sont orginaires de l’Arabe: par exemple “merci” en Hindi se dit “Dhanyavad” alors qu’en Urdu on dit “Shukryia” qui vient du mot Arabe “Shukran“, ainsi que les raisons pour lesquelles on devrait apprendre l’Hindi: les statistiques sont parfois différentes mais certains dissent que l’Hindi est la troisième langue la plus parlée après l’Anglais et le Mandarin (Chinois).

Je n’ai pas besoin de raison pour apprendre l’Hindi: j’aime le son et c’est la langue d’un pays que je porte vraiment dans mon coeur et selon moi, on apprend encore plus de la culture d’un pays en apprenant sa langue – cela me suffit! A quoi va me servir l’Hindi plus tard? Absolument à rien, en Europe du moins! Il ne va pas me servir dans le travail ou quoi que ce soit, cependant, faire les choses qui me plaisent est une chose importante à mes yeux.

Subhadra et moi

L’Hindi a été déclaré langue officielle de l’Inde en 1950. Cependant chaque partie de l’Inde a son propre dialecte: Punjabi, Gujarati, Telegu, Tamil… et tant d’autres. La volonté d’apprendre l’Hindi est en croissance, la demande a augmenté de 50 % ces 8 dernières années.

En apprenant l’alphabet Devnagari, vous apprenez à prononcer correctement les mots. Moi, j’ai commencé à l’envers, toute seule, en étudiant pendant à peu près un an sur le célèbre programme Rosetta Stone (offert par la société pour laquelle je travaille!) où je me concentre plus sur la compréhension et le dialogue (la reconnaissance vocale, pour cela, est très pratique!).

Les autres étudiants qui commencent avec elle, commencent par l’alphabet et ensuite apprennent à construire des phrases basiques, avec du vocabulaire qu’elle leur fournit. Avec moi, elle a dû réadapter sa méthode d’enseignement, puisque j’avais déjà des connaissances de la grammaire, des verbes, beaucoup plus de vocabulaire, et je savais même à quoi ressemblaient le passé et le futur!

Elle a écrit elle-même le livre qu’elle utilise pour enseigner à ses étudiants et, venait juste de finir de l’éditer  alors j’étais la première personne à l’ouvrir et l’utiliser! Elle était si fière et moi si honorée! 🙂

Nous n’avions pas autant de temps que cela devant nous alors chaque jour, elle me donnait des lignes de lettres Devnagari, en me montrant comment procéder pour les dessiner, et je devais m’entraîner. Consonnes, Voyelles, et ensuite les “matras“, qui sont des symbols que l’on ajoute en tant que voyelles à l’intérieur d’un mot.

Reconnaître et dessiner des lettres la moitié du temps, et l’autre moitié, suite à mon niveau, on faisait aussi un peu de conversation: elle me posait des questions en Hindi et je devais construire ma réponse en mettant le sujet, verbe et complément à la bonne place (en Hindi d’ailleurs cela se construit plus selon ce schéma: Sujet, Objet, Verbe). Pour le jour suivant, elle m’écrivait des questions (en lettres romaines!) et je devais répondre à ces questions comme devoirs. Vacances bien remplies! 🙂

 

Un jour nous sommes allées à la foire aux livres ensemble près de la maison de l’Assemblée de Jaipur, je trouve cela toujours intéressant d’aller à ce genre d’évènements dans les autres pays. J’en ai profité pour regarder pour acheter un dictionnaire Anglais – Hindi mais ceux que j’ai trouvé étaient seulements en script Hindi ou alors il y avait seulement des dictionnaires Hindi – Anglais, ce qui veut dire que si vous ne connaissez pas le mot en Hindi…ben vous ne pouvez rien faire quoi! Alors je suis juste revenue avec deux bouquins de blagues pour mon Papaji car selon moi, une journée sans rire est une journée PERDUE!

Source: Institut de la langue Hindi et cours de Cuisine Indienne: http://hindilearning.co.in/

 

Hindi Classes in Jaipur – नमस्ते (Namaste)

First day back to “school” with my brand new copy book, the one I had learnt with at the Sandford Institute in Dublin in 2007, and the “Teach yourself Hindi” book that I had bought here in Jaipur on M.I Road at the Books Corner (yes that is the name of the shop) when I left, thinking I would have the energy to study the Devnagari alphabet by myself…being enthusiastic is a good thing but this was utopia! I tried, but had given up easily, hoping one day I would go back to India and concentrate on that….and here I was!

My teacher is the woman who was helping me on the project in the slums, teaching English in the “Anganwadi(Hindi word for “Day care centre”)‎ in 2008, as I was the first volunteer on that project, in the Katputali Nagar slums. We were creating material together at the NGO office and at her place, so I could teach the children. We have always kept in touch, time passed, she left the NGO, and started an institute of Hindi classes and  Indian Cooking courses. She even wrote an e-book that is now published and available on the internet, with loads of tips, and beautiful pictures to show how the food is supposed to look like at every step of the preparation. She also publishes regularly in the Jaipur Patrika (Jaipur newspapers) nice recipes.

When I arrived at her house, she welcomed me back with a bunch of flowers, how lovely! The class started with facts about the Hindi language, its link to Sanscrit and Urdu (language spoken in Pakistan) – about 80 % similar to Hindi but some words originate from Arabic: for example, “thank you” in Hindi is “Dhanyavad” but in Urdu it is “Shukryia” which comes from the Arabic “Shukran” – and also the reasons why Hindi should be learnt: some statistics are different but people say that Hindi is the third language spoken in the world, after English and Mandarin (Chinese).

I don’t need a reason in order to learn Hindi: I just like the sound of it, and it is the language of a country I really carry in my heart and in my opinion, you learn even more about the culture through learning the language – this is good enough to me! What will I do with Hindi later? Absolutely nothing, in Europe at least! It will not be useful in my work or anything, however, doing the things that I like is important to me.

Subhadra and myself

Hindi has been declared in 1950 as the Official language of India. However each part of India has its own dialect: Punjabi, Gujarati, Telegu, Tamil… and so many more. Demand to speak Hindi has increased by 50 % in the last 8 years.

Through learning the Devnagari letters, you learn how to pronounce correctly the words. I have started the other way round, as at home, I have been studying for a year or so, on the famous online application  Rosetta Stone (offered by the company I work for!) where I practice more understanding and speaking (the vocal recognition for that is excellent!). Other students starting with her begin with the alphabet and then learn how to make a sentence with basic verbs and vocabulary that she provides them with. With me, she had to re-adapt her teaching, as I have already some knowledge of the grammar, some verbs, more vocabulary and even have seen what the past and future tenses look like!

She wrote herself the book on which she teaches her students, and her new one, had just been finished editing the day before I arrived and I was the first person to open and use it! She was so proud and I was so honored ! 🙂

We did not have much time in front of us so everyday she was giving me a new line of the Devnagari letters, showing me where to start, so that the writting is fluent, and I had to draw them several times in order to train. Consonants, vowels, and then the “matras” which are the symbols of the vowels when integrated in a word.

Recognizing and drawing letters  half the time and the other half, because of my level, we were also doing some conversation: she was asking me questions and I had to build the answer in Hindi, placing the subject, verb and object at the right place (in Hindi, the grammatical construction would be more like: Subject, Object, Verb). For the next day she was writing (in Roman letters!) some questions  for me to work on later as homeworks. Busy holidays! 🙂

dscn2775One day we went together to a Book Fair near the Assembly House of Jaipur, I always find interesting to go to this type of events in another country. I took the opportunity to look for an English – Hindi dictionary but those I found were either only in Hindi script, or only Hindi – English, which means if you do not know the word in Hindi, well, you can’t do anything with it…so I came back only with 2 books of jokes for my Papaji for him to laugh because to me, a day without laughing is LOST!

Source Institute of Hindi and Indian Cooking Classes: http://hindilearning.co.in/

Jaipur, la Ville Rose, qui fût une fois ma ville

Dernier tronçon sur la route avec Ram Narayan, mon chauffeur. D’une côté, je suis impatiente d’être à Jaipur car cela fait 5 ans que j’ai quitté cette ville, les larmes aux yeux, dans le coeur, et des douleurs dans le ventre…et je me demande comment je vais me sentir d’être à nouveau là-bas, après qu’elle m’ait tant manqué et si longtemps, je me demande si je vais la reconnaître ou pas, et d’un autre côté, quitter les gentilles personnes que j’ai croisé sur mon chemin n’est pas la meilleure partie des nouvelles rencontres… Ram Narayan est originaire de Jaipur, et quand on arrivera à notre destination, il va avoir 5 ou 6 jours de congé et il va les passer chez lui avec sa famille.

On s’arrête une dernière fois avant d’arriver pour prendre un chai (Thé Masala) ensemble. Je lui ai raconté mon histoire, alors il sait que c’est une importante partie du voyage pour moi. Dès que nous arrivons, il me dit: “Bienvenue à Jaipur!!!”. Cela vient d’un local et ça a d’autant plus de valeur!

Je m’installe dans la maison d’hôte où je vais rester 8 jours (la maison d’une amie d’une amie), et bon, maintenant je ne suis qu’à quelques kilomètres de la maison de ma famille Indienne, avec qui j’habitais il y a 5 ans. J’ai tant attendu ce moment…et maintenant je suis un peu stressée de comment cela va se passer. Je ne voudrais pas me mettre à pleurer ou même avoir les larmes aux yeux. Le contrôle de soi-même va être nécessaire! Mais il faut que j’aille maintenant, ils savent que j’arrive aujourd’hui à Jaipur et ils s’attendent à me voir arriver…et du fond de mon coeur, je veux les voir MAINTENANT!

Première chose, sauter dans un auto rickshaw en direction d’Apex Mall, dans le quartier de Lal Kothi. C’est seulement un trajet de 40 rupees (oui je ne saurais dire la distance…peut-être 2 km!). Juste le fait de donner ma destination au chauffeur de tuk-tuk, j’ai l’impression de lui dire “je rentre à la maison!”. Etre assise ici de nouveau est une sensation formidable, à filer entre les voitures et les motos, sentir la ville vibrer tout autour de soi, et pouvoir la toucher!

Apex Mall n’a pas changé du tout. Je commence à marcher comme d’habitude vers la maison, mais il y a eu tellement de maisons construites en 5 ans, que je me perds. Je demande à un habitant où est le numéro D31 et il me donne sa réponse en Hindi, mais croyez-le ou non, j’ai compris les indications! Woohoo!

Quand j’arrive finalement, au bout de la rue, il y a la boutique bleue (qui fait partie de la maison) où ils travaillent et la maison où j’ai vécu. Me revoilà, 5 ans plus tard. Je l’ai fait! Sudeep me voit dehors, me sourit et me fait signe d’entrer. Sushant, mon petit frère Indien, m’attend, et me sourit. Il a l’air de savoir qui je suis. Il avait seulement 5 ans et maintenant il en a 10, c’est la moitié de sa vie, alors je comprendrais s’il ne se souvenait pas de moi….Je le lui demande et il sourit en me disant que oui il se souvient de moi. Mon coeur chutte.

Il va dans une chambre derrière, appelle mon “Papaji” (Papa= Père, et Ji est une postposition qui reflète le respect, en Hindi), son grand-père (Dadaji – en Hindi, ils différencient les grand-parents maternels: Nana & Nani et les grand-parents paternels: Dada & Dadi)

Quand je vois mon Papaji apparaître derrière le rideau, je ne peux m’empêcher de m’écrier Papajiiiiiii!”, “Haan betiiii” fût sa réponse (“oui ma fille“) et il me prend dans ses bras, ce qui me m’émeut beaucoup car le contract physique entre un homme et une femme n’est pas commun en Inde, dans les lieux publics du moins. Cela me donne une indication du moment spécial que je suis en train de vivre.

J’ai toujours eu de ses nouvelles, toutes les semaines depuis que je l’ai quitté, pendant ces 5 ans, mais le revoir, là en face de moi, avec toute la sagesse que je vois en cet homme, et son coeur si pur. La maison est plus claire car ils ont repeint les murs en vert clair, enlevé le cyber café qu’ils avaient. Donc beaucoup plus de place, joli comme tout! Je m’assieds là, perdue entre le passé et le present. Suis-je en 2008 habitant ici et à travailler dans les bidonvilles, ou en 2013 en vacances, les visitant?

Il me demande comment était mon voyage depuis Mumbai, jusqu’ici: comment était le temps, qu’est ce que tu as vu, comment a été ton estomac avec la nourriture, comment je gère la chaleur, est ce que tu dors bien la nuit…toujours la même chose, en train de se soucier et de prendre soin de moi!

Je lui demande comment va la vie dans les alentours, et il me parle des membres de sa famille (certains je les ai rencontrés), des histoires de l’ONG pour laquelle je travaillais, des quelques bénévoles qui sont restés chez lui , des espagnols qui avaient dit qu’ils seraient de retour à 23h et à 2h du matin, ils  n’étaient toujours pas de retour alors que Papaji dormait dans le salon en les attendant pour leur ouvrir la porte, un Norvégien complètement fou qui avait été malade, après avoir insisté sur le fait qu’il devait à tout prix s’entraîner sur son skateboard devant la maison sinon il allait oublier *humour* et qui avait mis Sushant sur l’engin diabolique, une mère et sa fille qui sont parties après quelques jours seulement car le petit copain manquait trop à la fille, … tellement d’anecdotes sur les autres bénévoles.

Mais aussi de jolies histoires, toutes en provenance d’Irlande, une coincidence je ne suis pas sûre 🙂 … comme par exemple Sara Mc Murry, une femme Anglaise qui a épousé un Irlandais, et qui vit en Irlande, que j’ai eu la chance de rencontrer lors d’un network weekend organisé par EIL (l’organisation qui m’a envoyée en Inde), à Cork, Irlande en Novembre 2012, une femme adorable, qui était revenue plusieurs fois à Jaipur pour apprendre l’Hindi comme moi, ou Emer Jackson, une femme Irlandaise adorable  qui avait aussi logé chez Papaji, que j’ai également rencontrée au network weekend de EIL en Novembre 2011. J’avais fait des photos avec Sara et Emer pour envoyer à Papaji, il était tellement surpris que l’on se soit rencontrées, à des milliers de kilomètres de sa maison, en Irlande. Il m’a aussi parlé d’un gentil garçon Irlandais (évidemment!) qui s’appelle John, si je me souviens bien, qui travaille comme gardien dans une prison à Dublin. Je ne le connais pas, mais d’après ce que j’ai entendu dire de lui, je l’apprécie déjà!

Après un papotage assez long, ce pauvre Sudeep qui avait travaillé toute la journée à la boutique avec sa femme, m’a ramenée au B&B en moto, à travers les rues bruyantes de la Ville Rose, comme ils pensaient que je n’étais pas en sécurité  de prendre un rickshaw. J’ai insisté que tout irait bien, mais quand votre Papa Indien vous dit de faire quelque chose, …vous feriez mieux de vous exécuter, pas de négociations possibles. Et nous voilà partis, mes cheveux volaient partout sur mon visage, je faisais partie de ce fouilli sur une route Indienne, avec les locaux, appartenant une fois de plus au chaos Indien…je ne pouvais pas être plus heureuse!

 

Jaipur, the Pink city, once my home

Last bit on the road, with Ram Narayan, my driver. On the one side, I can’t wait to be in Jaipur because it has been 5 years since I left the city, tears in my eyes, in my heart and pains in the belly…and wonder how I will feel being back there again, and having missed the place so much and for so long, if I will recognize it or not, and on the other side, leaving lovely persons found on my path is not the best part of meeting new people…

Ram Narayan is from Jaipur and once we reach our destination, he will have 5 or 6 days off and will spend this time with his family at home. We stop one last time before arriving, having a chai (Masala tea) together. I told him the background of the story and he knows this is an important part of the trip for me. As soon as we arrive, he says: “Welcome to Jaipur!!!”. It comes from a local and it is all the more valuable!

I settle in the guesthouse where I will be staying for those 8 days (friend of a friend’s house) and well, I am now a few miles only from my Indian Family’s home, who I was living with five years ago. I have waited for that moment for so long…and now I am a little stressed about how it will go. I wouldn’t want to start crying or even having tears in my eyes! Self control is needed! But anyway I have to go now, they know I arrive today in Jaipur and they will expect me to come…and from the bottom of my heart, I want to see them NOW!

First thing, jumping in an auto rickshaw direction Apex Mall in the Lal Kothi area. It is only a 40 rupee-journey (yeah I wouldn’t know the distance in km…maybe 2!). Just saying my destination to the tuk-tuk driver, I felt I was telling him “I am going home!”. Sitting in there again is a wonderful sensation, rushing between the cars and motorbikes, feeling the vibrant city all around you, that you can actually touch!

Apex mall has not changed at all. I start walking the usual way to my family’s home but there are so many houses that have been built in 5 years that I get lost. I ask a local where number D31 is and he gives me the answer me in Hindi but believe it or not, I understood the directions! Yeepee! Happy days! 🙂

When I finally get there, at the end of the street, there is the blue shop (part of the house) where they work and the house where I lived. I am there again, after 5 years. I made it! Sudeep sees me outside and smiles at me, making a sign that I should go inside. Sushant, my little Indian brother, is waiting for me, and smiles at me. He seems to know who I am. He was only 5 years old and now he’s 10, it’s half his life, I would understand if he didn’t remember me…I ask him, he smiles and says he does remember me. My heart drops.

He goes in the back room, calls my Papaji (Papa = Dad, Ji  = a postposition showing respect, in Hindi), his grand father (Dadaji – in Hindi they differenciate the grand parents from the mother’s side: Nana & Nani and the ones from the father’s side: Dada & Dadi). When I see my Papaji appearing behind the curtains, I can’t prevent myself and call “Papajiiiiiiii!”. “Haan betiii” (yes, my daughter) is his reply, and he takes me in his arms, which makes me feel emotional, as physical contact between a man and a woman is not that common in India, in public I mean. That tells me how special this moment is.

News from him, I have had, all the time, every week since I left him, during those 5 years, but seeing him again, in front of me, with all the wisedom I see in this man, and his pure heart. The house has more light then before because they have painted the walls in light green, and removed the cyber cafe part they used to have. So definitely more space, very nice! I sit, and there, I am lost between the past and present. Am I in 2008 living here and working in the slums, or in 2013 visiting and on holidays?

He asked about my trip beginning in Mumbai until I arrived here: how was the weather, what did you see, was your stomach okay with the food, do you bear the heat, do you sleep well at night…the same, still worrying and taking so much care of me as usual!

I ask how life is around here, what’s new and he tells about his relatives (some of them I have met), stories from the NGO I was working for, and a few volunteers staying with them, some spanish guys saying they would be back home at around 11pm and not there until 2am, when my Papaji is waiting, sleeping in the living room to open the door as soon as volunteers are back, some mad Norwegian sick with fever, making a mess to train on his skateboard in front of the house, pretending if he does not practise, he will forget all about it *smile*, and putting Sushant on the damn thing, a mother and daughter who left after a few days only because the daughter was missing her boyfriend, etc…so many stories of volunteers, …my fellow volunteers…

But also nice stories, all Ireland-related, a coincidence, I am not sure 🙂 … such as Sara Mc Murry, an English woman married to an Irish man, living in Ireland who I was lucky enough to meet at the EIL network week-end in Cork last year (November 2012), a very nice woman indeed, who came back several times in a row to Jaipur volunteering and then learning Hindi, like me, or Emer Jackson a lovely Irish woman who was also staying with my Papaji, who I also met at the EIL network week end but the previous year, in November 2011. I had taken a picture with Emer, and one with Sara to send to my Papaji, he was so surprised that we had met miles away from his house, in Ireland! And he also told me about a nice fellow, Irish guy (of course !) called John if I remember well, who works in a jail in Dublin. I don’t know him but from what I heard, I already like him!

After a long chat, poor Sudeep, who had worked all day at the shop with his wife, took me home on his motorbike, through the noisy streets of the Pink City,  as they thought I was not safe enough taking a riskshaw back to the guesthouse. I insisted that I would be grand, but when your Indian Papaji says you should do something…you’d better do it, and discussion is over. So off we go, my hair flying all over my face, being part of the mess on the road, together with the locals, belonging for some time to the Indian chaos…I could not be happier!