Le Drapeau, le symbole de tout un pays

L’Inde est divisée en Etats (comme la France en Régions, l’Espagne en Provinces, l’Irlande en Comtés etc…) et chacun d’entre eux a leur propre culture, traditions, et langue.

Mais s’il y a un jour dans l’année, où tout le monde est réuni dans le pays pour une occasion, c’est le 15 Août, le jour de leur Indépendance.

Je me devais de célébrer ce jour spécial avec mes petits étudiants des bidonvilles, afin qu’ils puissent comprendre le sens de la fierté nationale, et savoir où se situait leur pays sur la carte du Monde. Le drapeau Indien aurait besoin d’être impliqué dans cette histoire…

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J’avais peur d’offenser la communauté locale sans le vouloir, alors je suis allée demander conseil à mon Papaji (Papa Indien) pour éviter un faux pas. Juste parce que je pouvais toujours aller le voir et qu’il était toujours content d’être cette figure qui prenait soin de moi. Il m’appelait « Beti » , « ma fille » en Hindi (quel sentiment que de se sentir faire partie d’une autre famille, loin de chez soi !)

Une fois, l’idée qui m’était venue a interpellé mon Papaji, et il m’a expliqué qu’en Inde, il y a toute une loi sur le Drapeau Indien. Par loi, j’entends des règles sur la matière avec laquelle il doit être fabriqué, la façon de le disposer (par exemple, s’il est aligné parmi d’autres drapeaux, aucun autre drapeau ne doit être disposé plus en hauteur que celui de l’Inde), comment il doit être utilisé (par exemple : il ne doit pas recouvrir un pupitre à une conférence…ou n’importe où où il pourrait être sali), comment il doit être installé selon l’endroit où il est disposé (ex : bâtiments officiels, véhicule etc…), le drapeau ne doit pas être utilisé pour faire de la publicité, et ne doit pas être recouvert d’écriture…

Aucun drapeau ne doit être endommagé, ou placé de façon à pouvoir être endommagé. Par conséquent, il ne doit pas toucher le sol. Pour cette raison, les gens ne doivent pas s’habiller avec le Drapeau.

Dans beaucoup de pays Européens, les gens iraient à un match de sport avec leur drapeau enroulé autour de la taille, comme s’ils portaient une jupe, autour du cou, comme une écharpe…et ce ne serait pas dramatique s’il tombait au sol. Mais en Inde, ce serait un manque total de respect envers le drapeau.

Et quand Papaji m’a demandé ce qu’il en était du Drapeau Français…je n’en avais aucune idée ! Je n’avais entendu une chose pareille. Tout ce que je savais c’est qu’il était formellement interdit de brûler le Drapeau Français. J’ai regardé sur internet ce jour-là mais n’ai rien trouvé.

Au centre du Drapeau Indien, vous pourrez voir ce qui était originellement le rouet qui représente la volonté de Gandhi que les Indiens fabriquent leurs propres vêtements. Maintenant ce “cercle à 24 rayons” s’appelle Ashoka Chakra ce qui signifie “la roue de la justice”.

La couleur Orange représente la Force, le Blanc, la Paix, et le Vert, la Fertilité.

Depuis que je sais l’estime qu’ont les Indiens envers leur drapeau, l’amour qu’ils portent à leur pays, et leur fierté d’être Indiens, je dois dire que j’ai une certaine admiration, je veux dire, encore plus qu’auparavant.

“Jai Hind” (Longue vie à l’Inde!)

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Une partie de mes élèves avec les drapeaux que j’avais fait pour eux.

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The flag, the symbol of a whole country

India is divided into States (like France into Regions, Spain into Provinces, Ireland into Counties etc…) and each of them almost have their own culture, traditions and language.

But if there is one day when the whole country is reunited for an occasion, it is August 15th, their Independence Day.

I owed to celebrate that special day with my little students in the slums so they could understand what national pride was, and know where their country was on the World map. The Indian Flag would need to be involved in some kind of way…

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I was afraid to offend my local community unintentionally, so I went to my Papaji (my Indian Dad) for advice, in order to avoid any wrong step. Just because I could always go to him and he was always happy to be that figure taking care of me. He called me “Beti”, Hindi for “my daughter” (what a feeling to feel part of another family, so far from home!).

Once, the idea I came up with caught the attention of my Papaji, and he explained that in India, there is a whole law about the Indian Flag. By law I mean rules on how it should be made, how it should be displayed (eg. if it is displayed with other flags, no other flag should be placed higher than the Indian one), how it should be used (eg. it should not cover the desk of a speaker at a conference…or anywhere else where it could get dirty), how it should be placed according of its place (eg. official building, vehicule etc), the flag should not be used in advertisement, should not be covered with letters…

No Indian flag should be damaged, or in a position to be damaged. Therefore it should not touch the floor. For that reason, people should not dress with the flag.

In many European countries, people would go to a sport match with their flag around  their waist, as if they were wearing a skirt, around their neck as if wearing a scarf etc…and it would not be dramatic if it fell on the floor. But in India, it would be totally disrespectful of the flag.

And when Papaji asked me what about the French Flag…I didn’t have clue! I had never heard such things. All I knew was it was forbidden to burn the French Flag. I had a look on the internet that day and could not find anything.

In the centre of the Indian flag, you can see  what was originally the spinning wheel that represents Gandhi’s will that Indian people make their own clothes.

Now this wheel represented with 24 spokes is called Ashoka Chakra which means “the wheel of law”.

The Orange colour refers to Strength, White to Peace and Green to Fertitily.

Since I know how high Indian people have their flag in their esteem, how strong their love for their country is, and how proud they are to be Indian, I have to say I have a certain admiration for it, I mean even more than ever before.

“Jai Hind” (Long life to India)

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A part of my little students with the flags I had made for them.

Le Choc Culturel, un processus d’apprentissage en soi

L’Inde et le Japon pour moi sont les 2 extrêmes en termes de Culture. J’étais bien consciente qu’il y aurait une transition avant que je m’adapte à mon nouvel environnement. On appelle cette transition « Choc Culturel ».

Heureusement, l’organisation Irlandaise qui m’envoyait en Inde (EIL, Experiment in International Living) ont un fabuleux manuel de pré-départ avec des exercices pour vous faire réfléchir aux problèmes auxquels vous pourriez faire face une fois à l’étranger et comment vous réagiriez à ces situations, ainsi que quelques conseils sur que faire, et ne pas faire.

Le Choc Culturel peut se décrire par un stress, ou de l’anxiété causé par un nouvel environnement. Bien évidemment, c’est une expérience très personnelle mais la plupart du temps, les mêmes sentiments reviennent : la solitude, le mal du pays, le mal être, irritabilité, se sentir dépassé par les évènements. L’image du poisson hors de l’eau est souvent utilisée pour illustrer le « choc culturel » ce que je pense assez approprié.

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Et notre façon de réagir à ce choc est un processus d’apprentissage et d’adaptation à ce nouvel environnement.

On note habituellement 3 phases principales au « Choc Culturel », et on l’appelle la «  Courbe en U » :

  • La lune de miel: excitation d’une nouvelle expérience…
  • Choc Culturel: le stress de situations qui ne nous sont pas familières, nouveaux codes de communication…
  • Ajustement Culturel : bénéficier de l’immersion dans une culture nouvelle, et grandir de cette expérience…

Une des choses qui m’ont affectées en Inde est le manque de sommeil dû à l’humidité et la chaleur la nuit… Je m’endormais finalement lorsqu’il était temps pour moi de se lever pour aller enseigner dans les bidonvilles… Mais juste de penser que la journée qui m’attendait allait m’enseigner quelque chose de nouveau, un nouveau mot, une nouvelle tradition, un fait culturel,  rencontrer de nouvelles personnes…m’a beaucoup aidée et m’a donné l’énergie de continuer.

Chaque jour je me souvenais pourquoi j’étais là, ma passion initiale pour l’Inde, et finalement j’avais réussi à rendre possible ce rêve que j’avais, alors je devais profiter de chaque minute de mon expérience à l’étranger !

J’étais entourée de gens merveilleux aussi qui m’aidaient et me donnaient les clefs pour accéder à leur culture, toujours heureux de partager des choses avec moi, et me faisaient comprendre comment les choses fonctionnaient, comment les Indiens pensaient…ce qui a rendu mon expérience encore meilleure. Je serai éternellement reconnaissante à ces personnes (vous savez qui vous êtes 😉 ). J’ai tellement appris pendant mon séjour là-bas et en suis venue à voir le monde avec leurs yeux également. Il y a des choses que je ne cautionne pas forcément mais je peux comprendre d’où elles viennent, et parfois elles sont plus compliquées qu’elles en ont l’air, pour des yeux occidentaux. Une telle expérience vous enseigne à voir le Monde d’un autre œil, élargir votre perspective.

Et puis évidemment, il y a le retour à la maison, qui peut être aussi une expérience très difficile. On l’appelle la « Courbe en W » (le processus décrit ci-dessus + retour).

Des évènements ont eu lieu à la maison, que l’on a pas forcément vécu complètement avec la famille/amis, des changements ont eu lieu…et il faut se réadapter à ces changements divers, et peu à peu se réajuster à notre vie antérieure. Cela peut prendre un peu de temps mais on ne peut pas négliger cette étape.

Quand je suis revenue de l’Inde, j’ai commencé un travail (une semaine seulement après avoir atterri à la maison) pour une société de pétrole à Genève, Suisse, où beaucoup d’argent est brassé, grandes soirées, deux jours travaillés à Chamonix avec un groupe de collègues à skier tous frais payés, un jacuzzi dans notre chalet… et j’ai trouvé difficile de passer des bidonvilles Indiens…à cela.

Une fois être passée par toutes les étapes nécessaires de cette expérience, on  a appris beaucoup sur l’environnement, les gens, et aussi….sur soi-même.

Cela reste un merveilleux souvenir et parfois je me demande, “etait-ce vraiment moi qui l’ai vécu?”…

 

Culture Shock, a learning process in itself

India and Japan, to me are the 2 extremes in terms of Cultures. I was well aware there would be a transition before I adapt to my new environment. This transition is called “Culture Shock”. Fortunately my Irish sending Organization (EIL, Experiment in International Living) have a fabulous pre-departure book with exercises to make you think of the issues you might have once abroad, and even more important, how you might react to those situations, and some advice on dos & don’ts.

Culture shock can be described as a stress, anxiety due to a new environment. Of course, it is a very personal experience but most of the time common feelings of loneliness, homesickness, uneasiness, being overwhelmed, being irritable, arise. The picture of a fish out of the water is often used to refer to Culture Shock, which I think is quite appropriate.

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And how we react to it, is a learning process and adaptation to the new environment.

We generally say there are 3 main phases to Culture shock, and call it the “U curve” process:

  • Honeymoon: the excitement of a new experience…
  • Culture shock: the stress of unfamiliar situations, new codes of communication…
  • Cultural adjustment: benefit of the immersion in a new culture and growing from this experience…

One of the things that have affected me was the lack of sleep due to the humid and hot weather at night…I was finally falling asleep early morning when it was time for me to get up and teach in the slums… But just thinking that the day ahead, I would learn something new, a word, a tradition, a culture fact, or meet new people…helped a lot in the process and gave me the energy to keep going.

Every day I remembered why I was there, my initial passion for India, I had finally made it possible for me to realize my dream and had to make the most of every minute of this experience abroad!

I was also surrounded by wonderful people helping me and giving me the keys to their culture, always happy to share things with me and who made me understand how it worked, how Indian people thought…..which made the experience even more enjoyable. I will eternally be grateful to those people (you know who you are 😉 ). I have learnt so much during my stay in that country, and have come to see the world with their eyes too. There are things I don’t necessarily agree with, but that I can understand where it comes from and sometimes it can me much more complicated that it seems, from occidental eyes. Such an experience teaches you to see the World with different eyes.

Then of course, the return back home is another experience that can be quite difficult. It is called the “W-curve” process (the above described process + return back home…).

Things have happened back home which we have not fully experienced with relatives, changes have happened…and we need to readjust to those changes, and settle again in our environment. It can sometimes be a long process too!

When I came back from India, I started working (a week after landing home) for an oil company in Geneva, Switzerland, where there is a lot of money involved, big parties, 2 week days spent in Chamonix with a group of colleagues skiing, a Jacuzzi in the chalet…and I found it quite difficult to switch from the Indian slums…to that.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Expérience au Cinéma Raj Mandir

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Les Indiens ont besoin de rêver. L’industrie cinématographique les aide à rêver. Une croyance commune laisse à penser que les films Indiens sont seulement des films romantiques. Faux ! Il y a, comme dans n’importe quel pays, des films à suspense, des comédies, des films dramatiques, etc. Mais il est vrai que dans une société où le mariage forcé et le mariage arrangé sont toujours bien présents, les Indiens ont besoin de rêver de tomber amoureux, et de choisir la personne avec qui ils vont vivre pour toujours.

Pour cette raison, ceux qui n’ont pas tant d’argent que cela vont très souvent essayer d’économiser pour une séance de cinéma de temps en temps…pour échapper à une réalité qui peut parfois être très dure.

L’organisation d’accueil amenait ce groupe qui était à Jaipur seulement pour une séance d’orientation (qui partait ensuite pour d’autres endroits en Inde) au cinéma pour voir un film Hindi, « Singh is King » (Singh étant un nom populaire Indien). Amit et Gaurav m’en ont parlé et m’ont demandé si je voulais aller avec eux, et j’ai décidé de les rejoindre.

Le cinéma s’appelle Raj Mandir (le Temple Raj, en Hindi), pas loin de M.I. Road, l’avenue principale de Jaipur. Très central.

La première chose qui m’a surprise est que les Hommes et les Femmes ne font pas la queue dans la même file pour acheter leurs billets. Il y a 2 files différentes et 2 guichets. C’est-à-dire qu’un couple qui va au cinéma ensemble ne peuvent pas acheter leurs billets ensemble. C’est quelque chose qui ne m’était jamais venu à l’esprit avant de le voir de mes yeux.

Une fois que vous avez votre billet, vous pouvez entrer dans le bâtiment, après avoir montré votre ticket à la porte d’entrée.

L’intérieur du cinéma est comme un palace, et il y a beaucoup d’espace devant la porte principale pour que les gens attendent avant que la salle s’ouvre, quelques minutes avant le film.

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Quand le personnel ouvre la salle, tout le monde court prendre les places qu’ils désirent et peu de temps après le film commence.

Vous savez, en Europe, une fois que les lumières sont éteintes, tout le monde se tait pour laisser les autres écouter le film ?

En Inde, c’est beaucoup plus joyeux ! 🙂 Chaque fois qu’un acteur très populaire apparait à l’écran,  les gens crient et sifflent. C’est leur moment, ils veulent se relaxer, laisser le stress quotidien en dehors du cinéma et s’exprimer !

Comme vous le savez peut-être les films Indiens ont beaucoup de musique. Et cette musique dans les films sont les tubes qu’ils écoutent à la radio, tout le monde connait les chansons.

Alors il se peut qu’ils connaissent la chanson avant meme de voir le film, et quand la chanson arrive dans le film, ils se mettent à chanter avec les acteurs, tout fort ! Bon, en fait ce ne sont pas les acteurs qui chantent, seulement du playback.

Cela donne une belle ambiance, et d’une certaine façon, ils partagent quelque chose avec le reste de l’audience dans la salle.

…et c’est mon sentiment général sur le temps que j’ai passé en Inde…il ne s’agissait la plupart du temps que de partage !

 

 

Cinema experience at Raj Mandir

Rajmandir front

Indian people need to dream. The film Industry helps them to dream. Common belief is that Indian cinema are only romantic films. False! There are, like in any other country: thrillers, horror, comedies, dramas and so on. But it is true that in a society that forced marriage and arranged marriage, Indians need to dream about falling in love and choosing the person they will live with forever.

For that reason, those who do not have that much money in India, will very often try to save for a cinema session from time to time…to escape a reality that can sometimes be hard.

The host organization was bringing this group that was in Jaipur only for the orientation session (then going to volunteer in some other parts of India) to the cinema to see a Hindi film, “Singh is King” (Singh, being a popular Indian name). Amit and Gaurav told me about it and asked if I wanted to go with them and I decided I would join.

The cinema is called Raj Mandir (Raj Temple, in Hindi) not far from M.I. Road, the main avenue in Jaipur. Very central.

The first thing that stroke me is that Men and Women do not queue in the same file. There were 2 different queues, and 2 different counters. Meaning that a married couple going to the cinema together cannot buy their tickets together. It is something that never came to my mind before seeing it with my eyes.

Once you have your ticket, then you can enter in the building, after showing it to the man at the door.

The inside of the cinema is like a palace and there is a lot of space near the front door for people to wait that the room opens, a few minutes before the film starts.

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When the staff opened the doors, everybody ran into the room to get the seats they wanted, and shortly after the film started.

You know the way it is in Europe, once the lights are switched off, people are supposed to be quiet to let the others listen to the film?

In India it is much more cheerful 🙂 Every time a very popular actor appears on the screen, people shout, or whistle. That is their moment, they want to relax and let the pressure outside the cinema, and express themselves!

As you may know Indian films have loads of music…and that is also why they last most of the time around 3 hours! The music in the movies is the music they have on radios, everyone knows the songs.

So they might even know the songs before the films and when the song comes up during the film, they will freely start singing with the actors, at loud! Well in fact the actors do not sing themselves, it is just playback.

I feel it makes it a great atmosphere, they share something with the rest of the audience in the room.

…and that is the feeling I had about India in general…it was mainly about sharing all the time.

Economiser l’eau et l’hygiène

Mon père voyageait pas mal avec son travail depuis que j’étais enfant et parfois ma mère et moi partions avec lui. Je ne sais pas trop pourquoi mais depuis ce temps, j’avais gardé un savon de chaque hotel dans lequel nous étions allés et les avais mis dans une boite que je gardais à la maison depuis des années.

Quand j’ai embarqué pour mon voyage Indien, j’ai pensé que je n’en ferai rien et qu’ils seraient entre de meilleures mains dans celles des gens des bidonvilles en Inde, alors je les ai apportés avec moi…

Un matin, j’ai apporté les savons et decidé de ne pas donner ma classe habituelle et j’ai emmenés mes petits étudiants à un des seuls robinets des bidonvilles dans lequel j’enseignais. Je leur ai demandé de se mettre en ligne et d’attendre pour se laver les mains les uns après les autres.

Par instinct, ils laissaient le robinet ouvert alors j’ai expliqué qu’il serait mieux de le fermer entre chaque personne, car l’Eau est précieuse (encore plus en Inde et au Rajasthan!). L’Eau est utile pour faire pousser des aliments dans les champs, et cela produit de la nourriture pour les familles. Aussi, les gens ont besoins de boire une certaine quantité d’eau chaque jour pour être en bonne santé. Et les animaux aussi.

Cela a amené le sujet de l’eau potable et ils m’ont demandé pourquoi il y avait de l’eau potable et de l’eau qui ne l’était pas, alors j’ai expliqué du mieux que je pouvais, avec ma formation non-scientifique…

L’heure du déjeuner approchait et la nourriture fournie par le Gouvernement Indien allait bientôt arriver, alors je leur ai demandé de se laver les mains de nouveau avant le repas, car l’Hygiene est très importante pour rester en bonne santé également. Surtout que les Indiens mangent avec leurs mains.

Cela leur a paru un jeu au début mais je sais que certains sont rentrés chez eux et ont raconté à leurs familles ce qu’ils avaient appris ce jour-là à l’école alors avec un peu de chance, cela restera gravé dans leurs mémoires…

 

Water saving and hygiene

My father was travelling quite a lot with his work since I was a child, and sometimes my mother and I used to go with him. I am not sure why but from that time, I had kept a soap from each hotel I had been to and put them in a box, that I had kept at home for years.

When I went for my Indian journey, I thought I would do nothing with them and they would be in better hands with the Slum people in India, so I brought them on the journey with me…

One morning, I brought the soaps and decided not to give my little students a usual class and took them to one of the few taps in the slums where I was teaching. I asked them to line up, and queue to wash their hands one after the other.

By instinct they left the tap open so I explained that switching it off between each person would be better, as Water is very precious (even more in India, and in Rajasthan!). Water is useful to make things grow in the fields and this is food for families. Also people need to drink a certain amount of water everyday to be in good health. Animals too.

This brought up the subject of drinkable water and they asked why some of the water they could drink and some not, and I explained as best as I could, with my non-scientific background…

By that time it was almost time for lunch, the food provided by the Indian Government would be there soon so I asked them to wash their hands again before lunch, because Hygiene is very important to keep healthy too. And this applies even more to Indian people who eat with their hands.

This was like a game to them, but I know some talked to their families about what they had learnt in school that day so hopefully it will remain in their minds.

 

Les chauffeurs de Tuk-tuks

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Les auto-rickshaws pour moi représentent le Folklore Indien par excellence! La simple vue de l’un d’entre eux me rappelle toute l’expérience comme il s’agissait de mon mode de transport principal. La plupart du temps un conducteur d’auto-rickshaw venait me chercher chaque matin et il passait prendre des enfants pour les emmener à une école dans un quartier voisin. Ces enfants étaient adorables, ils venaient de familles de classe moyenne, ils étaient très bien élevés « bonjour », « au revoir » «  bonne journée » et portaient des uniformes scolaires.

Une fois, notre chauffeur d’auto-rickshaw avait mis la radio, et il y avait cette chanson qui passait. Les enfants chantaient, quand tout à coup je réalise qu’il s’agit d’une de mes chansons préférées « Rock’n roll Sonyie » (tiré du film Kabhi Alvida Naa Kehna qui date de 2006) que j’ai sur mon ipod, alors j’ai commencé à chanter avec eux….à leur grande surprise ! Puis le conducteur s’est finalement joint à nous ! Et voilà un heureux rickshaw qui roulait sur les routes de Jaipur 🙂

La circulation en Inde est impressionnante! Il semblerait que chaque voiture part dans sa propre direction sans considérer les autres ou même le code, en traversant des intersections à ce qui pourrait paraître n’importe quand, conduisant très près les uns des autres, que ce soit un vélo, un bus ou une voiture, parfois cela fait peur… mais au final, les statistiques d’accidents sont une agréable surprise ! Oh et j’allais oublier de mentionner que si une vache se trouve au milieu de la rue…alors seulement, le monde (Indien) va s’arrêter pour donner de l’espace à la Créature adorée. Même si elle décide de faire une sieste au milieu de la route ! La vache est le symbole de la Terre et de la Vie et les Indiens l’adorent ! Bref, pour résumer, la circulation Indienne est un désordre organisé…pour ceux qui le comprennent, mais je ne pense pas faire partie de ce groupe de gens 🙂

Cependant j’ai appris à faire confiance aux locaux et m’éloigner de ma mentalité Européenne. J’ai décidé de ne pas m’inquiéter. Parce que même si je m’inquiète, cela change quoi ?

Pendant mon temps libre, pour me balader dans la Ville Rose, je prenais des auto-rickshaws, qui ont un moteur, si j’étais pressée pour aller rencontrer quelqu’un par exemple mais si je ne faisais que errer sans but, j’aimais avoir la possibilité de monter dans un cycle-rickshaw, qui est tiré par un vélo, la puissance humaine uniquement. Parce que les Indiens vivent là et qu’ils sont pris dans leurs routines, ils optent la plupart du temps pour un auto-rickshaw pour aller de la maison au travail et vice versa. Les conducteurs de cyle-rickshaws étaient souvent âgés et vous pouviez sentir les poids des années sur les épaules rien qu’en les regardant, parfois ils ne portaient qu’un pagne à cause de la chaleur et de l’effort physique pour se faire seulement quelques roupies, alors je voulais aider un petit peu. Je négociais le prix normal (moins cher qu’avec un auto-rickshaw) avec eux et à la fin de la course je leur donnais je prix que j’aurais payé avec un auto-rickshaw – après avoir vécu dans la ville vous connaissez plus ou moins les distances et les prix des tuk-tuks. Je ne pouvais pas aider tout le pays…mais je pouvais aider ceux qui croisaient mon chemin.

Certains de ces conducteurs de tuk-tuk m’ont raconté un peu leur histoire sur le chemin, comment ils en étaient venus à devenir chauffeurs de tuk tuk, ce qu’ils aimaient faire lorsqu’ils n’avaient pas de clients pendant la journée (souvent boire du thé masala avec leurs amis chauffeurs de tuk tuk !), l’un d’entre eux allait faire les courses de sa Maman quand il avait un moment de libre, ils m’ont parlé de leurs familles, des autres étrangers qu’ils avaient rencontrés, et parfois même… leurs rêves, ce qu’ils attendaient de la vie…

Ils parlaient toujours très fièrement de leur métier. A les écouter, être un conducteur d’auto-rickshaw, c’était aller à la rencontre du monde autour de la ville, où ils pouvaient apprendre des Cultures des Pays qu’ils ne visiteraient jamais, écouter des langues qu’ils n’entendraient pas s’ils n’avaient pas ces clients qui les parlaient sur leur siège arrière de leur rickshaw, et ils étaient fiers de montrer à ces étrangers, leur jolie ville – parce que oui, Jaipur EST une jolie ville – même si je la vois belle parce que maintenant (dans mon cœur) c’est ma ville en Inde !

Un de ces conducteurs avait un livre d’Or qu’il avait fait signer par ses clients, ou chacun exprimait sa satisfaction lors de son trajet avec lui, et je pouvais voir des étoiles dans ses yeux alors qu’il me lisait les compliments, c’était très touchant, je vous assure ! Il m’a demandé de traduire quelques commentaires en Français et en Espagnol que des passagers avaient laissé dans leur langue maternelle, et je pouvais voir un sourire se dessiner sur son visage alors que je les lui traduisais.

En général, leur vision de moi changeait quand je leur disais que je vivais à Jaipur et que j’étais Bénévole. Je n’étais plus une touriste comme les autres. J’étais là pour aider les leurs du mieux que je pouvais, pour essayer de comprendre leur Culture et m’intégrer, ils pouvaient voir mon intérêt pour leur langue et ils essayaient de m’enseigner deux/trois choses en Hindi, et souvent m’ouvraient leur cœur davantage….

Tuk-tuk drivers

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Auto-rickshaws are for me one of the musts of the Indian Folklore! The sight of one just reminds me of the whole experience as it was my daily mean of transport at that time. Most of time, the same rickshaw driver was picking me up every morning and then he was picking up some children to take them from a nearby school. Those kids were adorable, came from middle class families, very polite, saying “good morning” and “goodbye” and “have a nice day” and were wearing school uniforms. Once, our rickshaw driver had the radio on, and that song was on. The children started singing, when I realized it was one of my favorite songs, “Rock’n roll soniye” (from Kabhi Alvida Naa Kehna, an Indian film that was released in 2006) that I have on my Ipod, so I started singing with them, …to their great surprise! Then the driver joined us! And here was a happy rickshaw driving around Jaipur  🙂

Traffic in India is impressive! It seems each vehicle is going its own way without considering others or even the rules, crossing intersections at what could look like any time, all driving really close to each other, whether it is a bike, a bus or a car, it is sometimes scary… but in the end, accident statistics are surprising, in a good way! Oh and of course, I was going to forget to mention that if a Cow is in the middle of the road…then only, the whole (Indian) world will stop to give space to the adored Creature. Even if it decides to take a nap in the middle of the road! The Cow is the symbol of Earth and Life and Indian LOVE it! Anyway, to sum it up, Indian traffic is an organized mess…for those who understand it, but I don’t think I am part of that group of people 🙂

However I learnt to trust the locals, and keep away from my European mind. I decided not to worry. Because even if I do, what will that change?

During my free time, to travel around the Pink City, I used auto-rickshaws which have an engine, if I was in a rush to meet someone for example, but if I was just wandering around, I liked to get the option to climb in a cycle-rickshaw which is led by a bike, by human power only. Because Indian people lived there and were into their routines, they chose auto-rickshaws most of the time to go back and forward between their homes to their workplace and vice versa. The cycle-rickshaw drivers were often quite old and you felt the weight of the years on their shoulders just looking at them, sometimes only wearing a few lot of clothes, because of the heat and the physical effort to make for only a few rupees, so I wanted to help a little bit. Arranging a price (cheaper than an auto-rickshaw) with them, and then giving them the price of what it would have cost me with an auto-rickshaw – after living in the city you know more or less the distances and tuk-tuk prices. I could not help the whole country…but I could help the few people I met on my way.

Some of those Tuk-tuk drivers told me a bit of their stories along the way, how they came to become rickshaw-drivers, what they liked doing when they had no customers during the day (drinking Masala Chai with their rickshaw-drivers fellows!), one used to go shopping for his Mom whenever there was an empty moment, they told me about their families, the other foreigners they had met, and sometimes even… their dreams, what they expected of life…

They all always spoke highly of their job. Listening to them, being a tuk-tuk driver was going out to meet the world around the city, where they could get to know Cultures of Countries they would never go to, listen to languages they would never hear otherwise, if they did not have those customers speaking it in the back seats of their rickshaw, and also they were fairly proud to show those foreigners their lovely city – because yes, Jaipur IS a lovely city – even though I find it lovely because it is now (in my heart) my home town in India!

One driver had even a guest book that he had signed by his customers, where the said customers said how happy they were about their ride when they travelled with him and I could see stars in his eyes reading the compliments, heartwarming, I swear to God! He even asked me to translate some French and Spanish comments that some people had left in their own languages, and I could see a smile growing on his face as I was translating them for him.

Also I think their vision of me changed when I told them I was actually living in the city and Volunteering. I was not a tourist like others, I was here to help their people the best I could, to understand their Culture and integrate into it, they could see my interest in the language, they tried to teach me a few things in Hindi on a way, and often, they opened their hearts even more…