Athithi Devo Bhava (Un invité est Dieu)

Vous le savez ou peut-être pas, mais les Indiens considèrent que de recevoir des invités est un honeur immense car on dit que “Dieu vient dans votre maison sous la forme d’invités“.(Athithi Devo Bhava).

Bon, et bien c’est bien comme cela que j’ai été reçue partout en Inde, avec des guirlandes de fleurs parfois dans les hôtels, mais principalement à Jaipur où j’ai des amis, et la famille qui est devenue la mienne.

Comme je l’ai dit dans mon précédent blog, ma prof d’Hindi (et amie) m’a accueillie après 5 ans avec des fleurs. C’était une belle surprise et tellement gentil de sa part!

Pendant mon expérience de bénévole à Jaipur, je me suis fait des amis, des employés de l’Organisation Non-Gouvernementale, et un en particulier est devenu un ami très proche. Tout a commencé lors du Festival Hindu, du nom de Raksha Bandhan. Durant ce festival, les filles attachment un rakhi (bracelet) au poignet de leur frère ou un garcon qu’elles considèrent comme leur frère, et en retour, avec un petit présent à sa soeur, il va lui offrir sa protection éternelle.

Un exemple d’un Rakhi

 

J’avais fêté cela avec les enfants des bidonvilles, en dessinant des “rakhis” sur une feuille de papier, et ils devaient les découper et les attacher à leurs poignets. Et en les dessinant, je m’étais demandé, si j’étais Hindoue, à qui aurais-je donné mon Rakhi? Probablement à ce garçon de l’ONG, j’étais sous sa protection de toutes façons de part sa position en tant qu’employé de l’ONG qui m’embauchait…

Un jour, je parlais de ce festival avec lui, et il m’a demandé si j’avais attaché un rakhi à quelqu’un et si oui, qui était l’heureux élu…alors je lui ai dit que je ne savais pas si, en tant que non-Hindoue je pouvais le faire, mais que si je pouvais, c’est à lui que je l’aurais donné. Cela l’a beaucoup ému. Depuis ce jour, on a commencé à s’appeler “frère” (bhai, en Hindi) et “soeur” (behen).

Maintenant de visite en Inde, 5 ans plus tard, pour commémorer la manière dont notre amitié a débuté, je lui avais offert deux rakhis de style Irlandais, un tout vert avec un trèfle, et l’autre aux couleurs du drapeau Irlandais, qui par hasard sont les mêmes que celui du drapeau Indien (vert, blanc et orange).

On s’était toujours écrit des emails plusieurs fois par semaine pendant ces 5 ans, en se posant toutes les questions sur les cultures de l’un et de l’autre, sur les problèmes de la vie, et les moments agréables de la vie de chacun.Aussi il m’a aidée avec mes cours d’Hindi en ligne, lorsque j’avais des questions ou des doutes. Je me souviens que son rêve était d’apprendre à nager, et un jour, j’ai reçu un mail expliquant qu’il avait été à sa première leçon! Sachant son histoire, j’étais tellement enthousiaste et contente pour lui! Il allait tous les matins avant le travail, malgré le fait que la piscine était ni proche de son bureau ou ni de chez lui, et que cela signifiait se lever bien plus tôt le matin!

Je lui avais enseigné quelques mots de français et d’espagnol, dont il se souvient toujours aujourd’hui! Quand il est venu me chercher en voiture chez ma famille Indienne, pour m’emmener chez lui car il voulait que je rencontre sa famille, et l’anniversaire de sa fille était l’occasion parfaite, il est venu avec sa nièce. Elle m’a salué avec un “bonjour” en français. Il lui avait enseigné quelque chose en français pour moi, adorable! Des petites choses mais qui vous touchent au plus profond.

Une fois arrivés à la maison familiale, tout le monde était très chaleureux, et j’ai été touchée quand son père m’a dit “You’re most welcome“(“tu es la bienvenue”), j’étais contente de revoir sa femme Dimple aussi, que j’avais rencontrée la dernière fois, qui est toute gentille, et même si elle maîtrise un peu moins l’anglais que lui, on arrive à communiquer et bien s’amuser.

Leur fille Vanshika est une petite princesse pleine d’énergie! Pour les remercier de cette superbe soirée, j’ai pris plein de photos, de chacun avec la petite fille, et aussitôt rentrée, les ai fait imprimer pour les leurs envoyer.

Le lendemain était un dimanche, Amit était en congé et voulait m’emmener me balader autour de Jaipur, il m’a laissée choisir l’endroit et on a conduit jusqu’au Jal Mahal (Palace sur l’eau, en Hindi), le nom parle de lui-même: un palais trônant au milieu de l’eau, avec les montagnes dans le fond. Un paysage relaxant un peu en dehors de la ville qui fourmille. On a été au Temple de Krishna à côté qui a des jardins magnifiques. Le soir nous sommes allés au restaurant dans le quartier de C-Scheme et je les leur ai retourné l’invitation de la veille, le dîner chez eux.

A la maison de ma famille Indienne, mon petit frère nous sert constamment de l’eau, des sodas, et des biscuits quand j’arrive pour parler avec Papaji. Incroyable comme le temps file quand on commence à discuter! J’ai encore du mal à realiser qu’il est là devant moi…je le vois avec des nuages autour du visage comme si c’était un rêve… et que j’allais me réveiller bientôt … mais je ne me réveille jamais! Chaque jour Papaji me dit de rester pour le dîner mais j’ai d’autres plans, mais je meurs d’envie d’accepter.

Quand finalement j’accepte, on passe une belle soirée. Il me demande aussi comment fonctionnent quelques petites chose sur l’ordinateur, car c’est moi qui, il y a 5 ans, lui ai créé son adresse email, et lui ai enseigné à écrire et à envoyer des emails, et il me demande aussi de lui montrer des photos de ma vie en Europe.

Un autre jour, Sushant (mon petit frère Indien, le plus adorable et le petit garçon le mieux éduqué du monde, je vous jure!) m’a demandé ce que j’avais appris à mes cours d’Hindi et je lui ai mentionné les lettres Devnagari, et que j’avais appris à écrire mon nom, alors il a couru chercher son cahier d’école pour que je le lui écrive. Ensuite on a pris quelques exemples de mon livre et il m’a montré comment écrire les mots et je devais les recopier sur lui. Superbe moment passé avec lui!

La nourriture cuisinée par ma Maman Indienne est délicieuse mais en plus de cela c’est celle que j’avais tous les jours il y a 5 ans, alors c’est encore meilleur! Et juste d’être assise de nouveau à cette table est génial!

Puis retour à ma maison d’hôte en moto avec le fils de mon Papaji (Sudeep) dans cette incroyable ville qu’est Jaipur, une sensation de liberté, vous n’avez pas idée!

Le lendemain, la famille de mon B&B, Girija et Padmesh, et leur fils Khush, qui avaient de la visite de leur famille de Delhi, Meenaxi et Subodh, voulaient m’emmener avec eux au spectacle de son et lumière à Ambert Fort. Ils avaient planifié d’aller un certain jour mais comme j’avais d’autres plans, ils avaient changé les leurs pour que je puisse aller avec eux, c’était tellement gentil!

C’était une merveilleuse histoire (la formation historique de Jaipur) et un cadeau pour les yeux! On a pris un take-away sur le chemin de retour et avons mangé à la maison. Encore une soirée encore bien agréable! Ils avaient pris quelques bières et malgré le fait que quand je suis en Inde je refuse de boire de l’alcool, car une fille qui voyage toute seule doit rester alerte à tout instant, j’ai accepté d’en prendre une avec eux, car on était à la maison et j’étais en sécurité.

Pendant ma semaine j’ai aussi pu aller visiter les nouveaux bureaux de mon ONG, qui est grosso modo de l’autre côté de la route de leurs anciens bureaux et mon ami Amit m’a présentée à toute l’équipe, un par un, ils avaient tous l’air sympa, et m’ont dit que j’étais la bienvenue à Jaipur!

Malheureusement mes vacances touchaient à leur fin…et il était temps de dire au revoir (Alvida)… Oh non pas ça, j’ai horreur de cela!

On a été prendre un café avec Amit après son travail, pour se dire au revoir mais le lendemain alors que j’étais chez ma prof d’Hindi/cusine Indienne, il l’a appelée pour savoir s’il pouvait venir me dire au revoir une seconde fois, un cadeau à la main cette fois. C’était des écouteurs et un micro, et il y a une raison bien précise à cela, c’est qu’il veut toujours parler avec moi sur Skype, et je ne sais jamais où est mon casque. Donc plus d’excuses maintenant pour moi! 🙂 J’ai encore eu des cadeaux de ma prof, deux de ma famille, un autre par la famille de mon B&B. Tellement adorable… Comment pouvais-je possiblement avoir envie de quitter cet endroit?

J’espère que ce blog vous a donné envie d’aller découvir ce pays incroyable, et ses habitants: il y a tellement à apprendre, à voir, à sentir, à goûter, à découvrir, tellement de gens à rencontrer… J’aimerais avoir mille vies pour pouvoir faire tout ça!

Tout ce que j’ai à dire, c’est:

Jai Hind! (Longue vie à l’Inde!)

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Athithi Devo Bhava (A Guest is God)

You might or might not know but Indian people consider a huge honor to have guests as it is said that God comes in their house in the form of guests (Athithi Devo Bhava).

Well, that is the way I have been welcome everywhere in India, with garlands of flowers sometimes in hotels, but mainly in Jaipur where I have friends, and the family which has become my own.

As I said, I have received flowers when arriving the first time at my teacher (and friend)’s house after not meeting for 5 years. That was a great surprise and so nice from her !

During my experience as a Volunteer in Jaipur, I made friends, some guys working for the Non-Governmental Organization, and one of them has become a closer friend. Everything started during a Hindu Festival called Raksha Bandhan. During this festival, girls tie a Rakhi (bracelet) to their brother(s) or a boy who they consider their brother and the brother, along with a gift to his sister, will offer her his longlife protection.

Example of a Rakhi

 

I had done a small celebration with the slum children, drawing Rakhis on a piece of paper that they had to cut them and tie around their wrists. And drawing them, I was thinking, if I was Hindu, who would I tie a Rakhi to? Well, probably that guy from the NGO I was under his protection anyway as per his position of staff member of the NGO…

One day we were talking about this festival and he asked if I had tied a Rakhi and who was the lucky person…so I told him I had not tied any, as I didn’t know if, as a non-hindu I could, but if I could, I would have tied the Rakhi on his wrist. He got emotional about it. From that day, we started to call each other “brother” (bhai, in Hindi) and “sister” (behen).

Visiting India now, 5 years later, in order to commemorate how our friendship had started, I have brought him 2 “Irish style” Rakhis one all green with a Shamrock, and one with the colours of the Irish flag that happen to be the same than the Indian ones (green white and orange).

Since then, we had been writing emails to each other several times a week for 5 years, asking all the questions we had about each other’s culture, everyday’s worries, and the good moments of each other’s life. He also helped with my Hindi online course, to clarify on the questions/doubts I had. I remember his dream was to learn how to swim, and one day I got an email saying he had had his first lesson. Knowing the background of the story, I was so entousiastic and happy for him! He was going every day before work, even though the swimming pool was not close to his workplace, or home, and it meant getting up earlier!

I had taught him a few words of french and spanish which he still remembers today! When he came to pick me up at my Indian Family’s house to bring me to his place, as he wanted me to meet his family and his daughter’s birthday was the perfect occasion, he came with his niece. She greeted me saying “Bonjour” (Hello, in french) – he had taught her how to say something in french for me ! So sweet ! Small things but very heartwarming.

Once at his family home, everyone was very welcoming , I was touched when his father told me “you’re most welcome” and happy to see his wife Dimple again, that I had met last time, who’s a lovely girl, and even she knows less english that he does, we manage to communicate and have a good laugh. Their daughter, Vanshika, is a little princess full of energy! To thank them for that lovely evening, I have taken a lot of pictures, each one of them with the birthday girl, have printed them as soon as I was back to Europe and posted them.

The next day was a sunday, and my friend Amit was off work and wanted to take me around Jaipur, he let me choose the place and we drove to Jal Mahal (Water Palace, in Hindi), the name speaks by itself: it is a palace in the middle of the water, with the mountains behind. A relaxing landscape a bit outside the crowded Pink City. We also went to Krishna temple just next to it, which is also beautiful with its green gardens. At night we went to the restaurant, in C-Scheme area, and I invited them to return their invitation for dinner the previous day.

At my family’s house my little Indian brother was constantly serving water, sweet drinks and biscuits when I arrived while I was chatting with my dear Papaji. It is amazing how time was flowing once we started talking! First of all I was taking time to realize he was in front of me again…I could see clouds around his face sometimes as if it was a dream…and I was going to wake up soon…but I never woke up! Every day Papaji was asking me to stay for dinner but sometimes I had other plans, but was dying to accept his invitation.

But when I did accept it, we had a great time together. One day he switched on his computer, and asked me about how a few things worked, as I was the one who had, 5 years ago created an email address for him and taught him how to send and receive emails, and also asked me to show him pictures of my daily life back in Europe.

One other day, my little brother (the most lovely and well educated boy in the whole world! Not lying!) asked me what I had learnt in Hindi and I told him what letters I had studied in the Devnagari alphabet, and that I had learnt how to write my name, so he ran to get his home copy book for me to write it. We then took a few examples in my book and he showed me how to “draw” them, and asked me to copy the word in front of him! A great moment all together!

The food cooked by my Indian mummy is lovely but because it was the food I used to have every day 5 years ago, it tastes even better! And just sitting at that table again was a great feeling!

Then going back to my accomodation was on my Papaji’s son’s (Sudeep) motorbike in the amazing city that Jaipur is, a sensation of freedom, you have no idea!

Another day the guesthouse family, Girija and Padmesh, and their son Khush, who had relatives visiting from Delhi, Meenaxi and Subodh, wanted to take me to the Sound & Light show at Amber Fort. They planned to go on a certain day but I had other plans so they have changed theirs so that I can go with them, so nice! It was a wonderful story (about how Jaipur was formed) and a gift for the eyes! We bought dinner in town on the way back and came to eat at home. Great night also ! They had some beers, and when I am in India I refuse to drink alcohol, as a girl traveling on her own should be careful at all time, but because we were at home and I was safe, I had one with them.

During the week I could also visit the new premises of the NGO, which basically are across the road from the old one, and my friend Amit introduced me to the whole team, one by one, they all seem to be very nice and said I was welcome back to Jaipur!

Unfortunately my holidays came to an end….and it was time to say goodbye (Alvida)…Oh Gosh…I don’t like that at all!

We went for a coffee with my friend to say goodbye, but the next day he called my Hindi/Indian cuisine teacher to ask if he could come and say goodbye to me again, this time with a present for me. The said present was earphones and a microphone – there is a reason behind that: he always wanted to talk on skype, but I had always lost mine somewhere so now no more excuses for me ! 🙂 I also got a present from my teacher, and two from my family, and one from the guesthouse’s family. They are all so lovely…How could I possibly wish to leave that place?

I hope reading this blog, you have felt like discovering that breathtaking country and its people: there is so much to learn, so much to see, so much to smell, so much to taste, so much to discover, so many people to meet…I wish I had a thousands lives to do all that!

All I have to say is:

 Jai Hind! (Long life to India)

MasterChef à Jaipur

Mon Guru (professeur) me donnait des cours d’Hindi en premier puis ensuite le cours de Cuisine. Une fois les plats préparés, on les dégustait pour le déjeuner ensemble, cela nous permettait de passer un peu plus de temps ensemble.

Si vous aimez la nourriture Indienne dans les restaurants Européens, et bien…la nourriture en Inde est encore meilleure et probablement plus saine! Pour quelqu’un qui ne cuisine pas du tout à la maison comme moi, cette immersion dans une cuisine Indienne était une découverte totale!

Pour commencer, jetez un oeil à ces placards, vous serez impressionnés par la quantité de différents épices tous plus colorés les uns que les autres!

 

 

C’est l’élément de base à la chimie qu’est la cuisine Indienne.

Subhadra a aussi écrit son propre livre pour ses cours de cuisine, et malgré le fait qu’elle pourrait faire tous ces plats les yeux fermés, on a suivit point par point la recette, ainsi s’il manquait quelque chose ou si je voulais prendre des notes supplémentaires, je pouvais.

Aussitôt que le premier ingrédient est jeté sur le feu, l’odeur se répand dans toute la cuisine! Cher Rajasthan, tu sens si bon!

Jour 1: on a préparé un plat qui s’appelle Dum Aloo (Aloo veut dire “pomme de terre”) qui est originaire de la région du Kashmire, dans la partie Nord du pays, et où les touristes ne sont pas autorisés d’aller à cause des tensions politiques. Quel dommage, ça a l’air d’un endroit magnifique!

Ensuite elle m’a donné le secret pour faire des Chapattis. C’est une sorte de pain que les Indiens utilisent comme nous occidentaux nous utilisons la fourchette et le couteau. Les Indiens mangent la plupart du temps avec les mains (une chose que j’adore faire quand je suis ici), et enrobe la nourriture dans le chapatti avant de l’enfourner dans leur bouche.

C’était tellement drôle: elle me faisait la demonstration et quand c’était mon tour, j’étais incapable de faire un rond. Il était toujours carré! Le mieux que j’ai pu faire est un oval. Elle m’a dit que ça viendrait avec la pratique. Certaines personnes douées y arrivent avec une seule main, à les faire plat et rond, un vrai chapatti digne de ce nom!

Et on a fait un dessert sucré avec du lait et du safran.

 

 

 

Jour 2: On a travaillé dur pour faire un bon Channa Masala et celui là est un plat du Punjab, état qui se trouve au Nord également. Si vous n’êtes pas trop sûr de où cela se trouve, vous avez probablement déjà vu une photo de ce magnifique temple doré entouré d’eau….et ça c’est Amristar, capitale du Punjab. Le Punjab est aussi le berceau de la religion Sikh (les homes qui portent des turbans). Mais ce que j’aime le plus du Punjab, c’est la musique Bhangra, et le son de cet instrument: le Dhol, qui me rend complètement dingue 🙂

 

Un autre type de pain est le Paratha. C’est le pain que j’avais au petit déjeuner chaque matin dans ma famille d’accueil (maintenant ma propre famille!) quand je vivais à Jaipur, et j’adore ça! Le paratha n’a pas besoin d’être rond, donc ça m’a rendu la vie plus facile pour les faire!

Jour 3: La grande découverte de ce jour était d’apprendre à faire du fromage (Paneer). On l’a fait en mettant du lait à cuire, puis en y ajoutant du vinaigre, puis en l’essorant dans un torchon, avant de faire la sauce qui va avec, et le chutney de coriandre..

 

 

 

Jour 4: Là ma prof a une fois de plus adapté le cours pour moi: elle sait que je suis folle des Gol Gappas, qui sont des coquilles croustillantes que vous pouvez fourrer de toutes sortes de légumes et de jus de citron (ou de jus de citron seulement, ce que je préfère). Elle explique que c’est difficile à faire et que normalement les gens les achètent tous prêts au marché, mais on va essayer de les faire nous-mêmes. Nous voilà parties à faire des petits ronds avec de la pâte et à les jeter dans l’huile bouillante, en espérant que cela fasse une boule! Quelques-unes sont sorties comme il faut, et il y avait des cris de joie dans la cuisine quand une était jolie!

On a également fait des Samosas qui sont des triangles remplis de legumes, et un pudding de pommes: Kheer, qui est prêt très rapidement (en cas d’invités surprise, comme ils dissent!).

 

Jour 5: On a fait des épinards (Palak) avec des bébés maïs. J’ai realisé durant cette session combien les couleurs sont importantes dans la cuisine Indienne. Certaines étapes de la préparation n’avaient lieu que dans le but de garder une couleur bien verte dans les épinards jusqu’à ce que le plat soit servi.

On a aussi fait un daal, qui est une purée de lentilles, comme je l’ai expliqué dans le blog de “Jodhpur”. Il y a autant de sortes de daal que de variétés de lentilles (jaunes, brunes, noires….).

Pendant que le daal cuisait, on a fait des naans, une autre sorte de pain Indien

Jour 6: On a prepare un byriani (riz) et une raita (faite de lait et de concombre)

 

 

 

Jour 7: on a fait du Chai (thé masala). Les Indiens ne préparent pas un théière de thé masala, ils le préparent tasse par tasse ou deux tasses par deux tasses, pour avoir des épices frais, eau et lait pour chaque tasse qu’ils boivent! C’est du travail mais le résultat est merveilleux! Ce n’est pas seulement une tasse de thé, c’est le gout de l’Inde qui vous fait vous sentir si bien à l’intérieur!

Subhadra, en train de cuisiner

MasterChef in Jaipur

My Guru (teacher) was giving me the Hindi lessons first and then giving me Indian Cooking classes. Once ready, we were having the food we had cooked for lunch, and that allowed us to spend some more time together.

If you love Indian food in European restaurants, well … the food in India is even better and probably healthier! For someone who does not cook at all at home like me, this immersion in an Indian kitchen was a complete discovery!

To start with, have a look at the cupboards, and you’ll be amazed at the collection of different and colorful spices!

 

 

This is the basic element to the chemistry Indian cuisine is all about.

Again Subhadra had edited a book with the recipes and even though she could cook all those dishes her eyes closes (I am sure!), we were following the steps described on the recipe and if there was something missing or I wanted to takes additional notes, I could.

As soon as the first ingredient was thrown on the fire, the good smell started to flow in the room ! Dear Rajasthan you smell so good !

Day 1: we cooked a dish called Dum Aloo (Aloo meaning “potatoe”) which is originally from the region of Kashmire, in the northern part of the country, and where tourists are not allowed to go because of political tensions. A pity as it seems to be a wonderful place!

Then she gave me the secret of making Chapattis. It is a kind of Indian bread they use in the way as we, in occident, use a fork and a knife. The Indian people eat most of the time with their hands (something I absolutely love when I am there!) and wrap the food in it before putting it in their mouth. That was so much fun: she made a demonstration of how to do it and when it was my turn to make one, I could not make it a round, it was always square! The best I could do was an oval… She said the round would come with practice. Some very good people can do it only on the hand, round and flat, a proper chapatti!

And we also made a sweet desert with milk and safran.

 

 

 

Day 2: we worked hard to make a good Channa Masala and this one is a dish from Punjab also in the north of the country. If you are not too sure where it is, you have probably seen in magazines a picture of that lovely place with a Golden Temple surrounded by water…and that is Amritsar, located in Punjab. Punjab is also the place where the Sikh religion was born (men wearing turbans). But what I like most about Punjab is the Bhangra music, and the sound of the main instrument in it: the Dhol, which drives me absolutely crazy 🙂

 

Another type of bread we made was paratha. It is the bread I used to have every morning at my host family (now my own family!) when I was living in Jaipur, and I love it. As the paratha does not need to be round, it was easier for me to do those!

Day 3: The great discovery of that day was learning how to make cheese (Paneer)! We had to make it by cooking milk and adding vinegar, before starting to make the gravy that goes with it and the coriander chutney.

 

 

 

Day 4: There, my teacher adapted the course to my request: she knows I am mad about Gol Gappas which are crispy shells which you can stuff with all kind of vegetables and lemon juice (or lemon juice only). She explained that it is quite difficult to make the shells and usually Indian people buy them all ready at the market but we would try to make them ourselves. So here we go, making small rounds and throwing them in the boiling oil, hoping it would make a ball! A few came out correctly and you could hear cries of joy when one was nice!

 

We also made Samosas which are triangles filled in with vegetables, and an apple pudding: Kheer, which is ready very quickly (in case of unexpected guests, as they say!).

Day 5: We made Spinach (palak) with baby corn. I have realized in this session how keeping colors is important in Indian cuisine. A few things in the preparation were only aiming at keeping the green color of the spinach until it is served.

We also prepared some daal which is mash of lentils as I have explained in the Jodhpur post. There as many sorts of daals as varieties of lentils (yellow, brown, black…)

While the daal was cooking, we made another type of Indian bread: the naans.

Day 6: We have prepared some vegetable byriani (rice) and raita (made of milk and cucumber)

 

 

 

Day 7: we have not cooked but only made some chai (masala tea). Indian people do not prepare a teapot with Masala chai they always make tea for a cup or two, to have fresh spices, water and milk for every cup they drink! That is some work, but the result is wonderful. It is not only a cup of tea, but the taste of India making you feel so good inside!

Subhadra, cooking

Jaipur, la Ville Rose, qui fût une fois ma ville

Dernier tronçon sur la route avec Ram Narayan, mon chauffeur. D’une côté, je suis impatiente d’être à Jaipur car cela fait 5 ans que j’ai quitté cette ville, les larmes aux yeux, dans le coeur, et des douleurs dans le ventre…et je me demande comment je vais me sentir d’être à nouveau là-bas, après qu’elle m’ait tant manqué et si longtemps, je me demande si je vais la reconnaître ou pas, et d’un autre côté, quitter les gentilles personnes que j’ai croisé sur mon chemin n’est pas la meilleure partie des nouvelles rencontres… Ram Narayan est originaire de Jaipur, et quand on arrivera à notre destination, il va avoir 5 ou 6 jours de congé et il va les passer chez lui avec sa famille.

On s’arrête une dernière fois avant d’arriver pour prendre un chai (Thé Masala) ensemble. Je lui ai raconté mon histoire, alors il sait que c’est une importante partie du voyage pour moi. Dès que nous arrivons, il me dit: “Bienvenue à Jaipur!!!”. Cela vient d’un local et ça a d’autant plus de valeur!

Je m’installe dans la maison d’hôte où je vais rester 8 jours (la maison d’une amie d’une amie), et bon, maintenant je ne suis qu’à quelques kilomètres de la maison de ma famille Indienne, avec qui j’habitais il y a 5 ans. J’ai tant attendu ce moment…et maintenant je suis un peu stressée de comment cela va se passer. Je ne voudrais pas me mettre à pleurer ou même avoir les larmes aux yeux. Le contrôle de soi-même va être nécessaire! Mais il faut que j’aille maintenant, ils savent que j’arrive aujourd’hui à Jaipur et ils s’attendent à me voir arriver…et du fond de mon coeur, je veux les voir MAINTENANT!

Première chose, sauter dans un auto rickshaw en direction d’Apex Mall, dans le quartier de Lal Kothi. C’est seulement un trajet de 40 rupees (oui je ne saurais dire la distance…peut-être 2 km!). Juste le fait de donner ma destination au chauffeur de tuk-tuk, j’ai l’impression de lui dire “je rentre à la maison!”. Etre assise ici de nouveau est une sensation formidable, à filer entre les voitures et les motos, sentir la ville vibrer tout autour de soi, et pouvoir la toucher!

Apex Mall n’a pas changé du tout. Je commence à marcher comme d’habitude vers la maison, mais il y a eu tellement de maisons construites en 5 ans, que je me perds. Je demande à un habitant où est le numéro D31 et il me donne sa réponse en Hindi, mais croyez-le ou non, j’ai compris les indications! Woohoo!

Quand j’arrive finalement, au bout de la rue, il y a la boutique bleue (qui fait partie de la maison) où ils travaillent et la maison où j’ai vécu. Me revoilà, 5 ans plus tard. Je l’ai fait! Sudeep me voit dehors, me sourit et me fait signe d’entrer. Sushant, mon petit frère Indien, m’attend, et me sourit. Il a l’air de savoir qui je suis. Il avait seulement 5 ans et maintenant il en a 10, c’est la moitié de sa vie, alors je comprendrais s’il ne se souvenait pas de moi….Je le lui demande et il sourit en me disant que oui il se souvient de moi. Mon coeur chutte.

Il va dans une chambre derrière, appelle mon “Papaji” (Papa= Père, et Ji est une postposition qui reflète le respect, en Hindi), son grand-père (Dadaji – en Hindi, ils différencient les grand-parents maternels: Nana & Nani et les grand-parents paternels: Dada & Dadi)

Quand je vois mon Papaji apparaître derrière le rideau, je ne peux m’empêcher de m’écrier Papajiiiiiii!”, “Haan betiiii” fût sa réponse (“oui ma fille“) et il me prend dans ses bras, ce qui me m’émeut beaucoup car le contract physique entre un homme et une femme n’est pas commun en Inde, dans les lieux publics du moins. Cela me donne une indication du moment spécial que je suis en train de vivre.

J’ai toujours eu de ses nouvelles, toutes les semaines depuis que je l’ai quitté, pendant ces 5 ans, mais le revoir, là en face de moi, avec toute la sagesse que je vois en cet homme, et son coeur si pur. La maison est plus claire car ils ont repeint les murs en vert clair, enlevé le cyber café qu’ils avaient. Donc beaucoup plus de place, joli comme tout! Je m’assieds là, perdue entre le passé et le present. Suis-je en 2008 habitant ici et à travailler dans les bidonvilles, ou en 2013 en vacances, les visitant?

Il me demande comment était mon voyage depuis Mumbai, jusqu’ici: comment était le temps, qu’est ce que tu as vu, comment a été ton estomac avec la nourriture, comment je gère la chaleur, est ce que tu dors bien la nuit…toujours la même chose, en train de se soucier et de prendre soin de moi!

Je lui demande comment va la vie dans les alentours, et il me parle des membres de sa famille (certains je les ai rencontrés), des histoires de l’ONG pour laquelle je travaillais, des quelques bénévoles qui sont restés chez lui , des espagnols qui avaient dit qu’ils seraient de retour à 23h et à 2h du matin, ils  n’étaient toujours pas de retour alors que Papaji dormait dans le salon en les attendant pour leur ouvrir la porte, un Norvégien complètement fou qui avait été malade, après avoir insisté sur le fait qu’il devait à tout prix s’entraîner sur son skateboard devant la maison sinon il allait oublier *humour* et qui avait mis Sushant sur l’engin diabolique, une mère et sa fille qui sont parties après quelques jours seulement car le petit copain manquait trop à la fille, … tellement d’anecdotes sur les autres bénévoles.

Mais aussi de jolies histoires, toutes en provenance d’Irlande, une coincidence je ne suis pas sûre 🙂 … comme par exemple Sara Mc Murry, une femme Anglaise qui a épousé un Irlandais, et qui vit en Irlande, que j’ai eu la chance de rencontrer lors d’un network weekend organisé par EIL (l’organisation qui m’a envoyée en Inde), à Cork, Irlande en Novembre 2012, une femme adorable, qui était revenue plusieurs fois à Jaipur pour apprendre l’Hindi comme moi, ou Emer Jackson, une femme Irlandaise adorable  qui avait aussi logé chez Papaji, que j’ai également rencontrée au network weekend de EIL en Novembre 2011. J’avais fait des photos avec Sara et Emer pour envoyer à Papaji, il était tellement surpris que l’on se soit rencontrées, à des milliers de kilomètres de sa maison, en Irlande. Il m’a aussi parlé d’un gentil garçon Irlandais (évidemment!) qui s’appelle John, si je me souviens bien, qui travaille comme gardien dans une prison à Dublin. Je ne le connais pas, mais d’après ce que j’ai entendu dire de lui, je l’apprécie déjà!

Après un papotage assez long, ce pauvre Sudeep qui avait travaillé toute la journée à la boutique avec sa femme, m’a ramenée au B&B en moto, à travers les rues bruyantes de la Ville Rose, comme ils pensaient que je n’étais pas en sécurité  de prendre un rickshaw. J’ai insisté que tout irait bien, mais quand votre Papa Indien vous dit de faire quelque chose, …vous feriez mieux de vous exécuter, pas de négociations possibles. Et nous voilà partis, mes cheveux volaient partout sur mon visage, je faisais partie de ce fouilli sur une route Indienne, avec les locaux, appartenant une fois de plus au chaos Indien…je ne pouvais pas être plus heureuse!

 

Jaipur, the Pink city, once my home

Last bit on the road, with Ram Narayan, my driver. On the one side, I can’t wait to be in Jaipur because it has been 5 years since I left the city, tears in my eyes, in my heart and pains in the belly…and wonder how I will feel being back there again, and having missed the place so much and for so long, if I will recognize it or not, and on the other side, leaving lovely persons found on my path is not the best part of meeting new people…

Ram Narayan is from Jaipur and once we reach our destination, he will have 5 or 6 days off and will spend this time with his family at home. We stop one last time before arriving, having a chai (Masala tea) together. I told him the background of the story and he knows this is an important part of the trip for me. As soon as we arrive, he says: “Welcome to Jaipur!!!”. It comes from a local and it is all the more valuable!

I settle in the guesthouse where I will be staying for those 8 days (friend of a friend’s house) and well, I am now a few miles only from my Indian Family’s home, who I was living with five years ago. I have waited for that moment for so long…and now I am a little stressed about how it will go. I wouldn’t want to start crying or even having tears in my eyes! Self control is needed! But anyway I have to go now, they know I arrive today in Jaipur and they will expect me to come…and from the bottom of my heart, I want to see them NOW!

First thing, jumping in an auto rickshaw direction Apex Mall in the Lal Kothi area. It is only a 40 rupee-journey (yeah I wouldn’t know the distance in km…maybe 2!). Just saying my destination to the tuk-tuk driver, I felt I was telling him “I am going home!”. Sitting in there again is a wonderful sensation, rushing between the cars and motorbikes, feeling the vibrant city all around you, that you can actually touch!

Apex mall has not changed at all. I start walking the usual way to my family’s home but there are so many houses that have been built in 5 years that I get lost. I ask a local where number D31 is and he gives me the answer me in Hindi but believe it or not, I understood the directions! Yeepee! Happy days! 🙂

When I finally get there, at the end of the street, there is the blue shop (part of the house) where they work and the house where I lived. I am there again, after 5 years. I made it! Sudeep sees me outside and smiles at me, making a sign that I should go inside. Sushant, my little Indian brother, is waiting for me, and smiles at me. He seems to know who I am. He was only 5 years old and now he’s 10, it’s half his life, I would understand if he didn’t remember me…I ask him, he smiles and says he does remember me. My heart drops.

He goes in the back room, calls my Papaji (Papa = Dad, Ji  = a postposition showing respect, in Hindi), his grand father (Dadaji – in Hindi they differenciate the grand parents from the mother’s side: Nana & Nani and the ones from the father’s side: Dada & Dadi). When I see my Papaji appearing behind the curtains, I can’t prevent myself and call “Papajiiiiiiii!”. “Haan betiii” (yes, my daughter) is his reply, and he takes me in his arms, which makes me feel emotional, as physical contact between a man and a woman is not that common in India, in public I mean. That tells me how special this moment is.

News from him, I have had, all the time, every week since I left him, during those 5 years, but seeing him again, in front of me, with all the wisedom I see in this man, and his pure heart. The house has more light then before because they have painted the walls in light green, and removed the cyber cafe part they used to have. So definitely more space, very nice! I sit, and there, I am lost between the past and present. Am I in 2008 living here and working in the slums, or in 2013 visiting and on holidays?

He asked about my trip beginning in Mumbai until I arrived here: how was the weather, what did you see, was your stomach okay with the food, do you bear the heat, do you sleep well at night…the same, still worrying and taking so much care of me as usual!

I ask how life is around here, what’s new and he tells about his relatives (some of them I have met), stories from the NGO I was working for, and a few volunteers staying with them, some spanish guys saying they would be back home at around 11pm and not there until 2am, when my Papaji is waiting, sleeping in the living room to open the door as soon as volunteers are back, some mad Norwegian sick with fever, making a mess to train on his skateboard in front of the house, pretending if he does not practise, he will forget all about it *smile*, and putting Sushant on the damn thing, a mother and daughter who left after a few days only because the daughter was missing her boyfriend, etc…so many stories of volunteers, …my fellow volunteers…

But also nice stories, all Ireland-related, a coincidence, I am not sure 🙂 … such as Sara Mc Murry, an English woman married to an Irish man, living in Ireland who I was lucky enough to meet at the EIL network week-end in Cork last year (November 2012), a very nice woman indeed, who came back several times in a row to Jaipur volunteering and then learning Hindi, like me, or Emer Jackson a lovely Irish woman who was also staying with my Papaji, who I also met at the EIL network week end but the previous year, in November 2011. I had taken a picture with Emer, and one with Sara to send to my Papaji, he was so surprised that we had met miles away from his house, in Ireland! And he also told me about a nice fellow, Irish guy (of course !) called John if I remember well, who works in a jail in Dublin. I don’t know him but from what I heard, I already like him!

After a long chat, poor Sudeep, who had worked all day at the shop with his wife, took me home on his motorbike, through the noisy streets of the Pink City,  as they thought I was not safe enough taking a riskshaw back to the guesthouse. I insisted that I would be grand, but when your Indian Papaji says you should do something…you’d better do it, and discussion is over. So off we go, my hair flying all over my face, being part of the mess on the road, together with the locals, belonging for some time to the Indian chaos…I could not be happier!

Expérience au Cinéma Raj Mandir

Rajmandir front

Les Indiens ont besoin de rêver. L’industrie cinématographique les aide à rêver. Une croyance commune laisse à penser que les films Indiens sont seulement des films romantiques. Faux ! Il y a, comme dans n’importe quel pays, des films à suspense, des comédies, des films dramatiques, etc. Mais il est vrai que dans une société où le mariage forcé et le mariage arrangé sont toujours bien présents, les Indiens ont besoin de rêver de tomber amoureux, et de choisir la personne avec qui ils vont vivre pour toujours.

Pour cette raison, ceux qui n’ont pas tant d’argent que cela vont très souvent essayer d’économiser pour une séance de cinéma de temps en temps…pour échapper à une réalité qui peut parfois être très dure.

L’organisation d’accueil amenait ce groupe qui était à Jaipur seulement pour une séance d’orientation (qui partait ensuite pour d’autres endroits en Inde) au cinéma pour voir un film Hindi, « Singh is King » (Singh étant un nom populaire Indien). Amit et Gaurav m’en ont parlé et m’ont demandé si je voulais aller avec eux, et j’ai décidé de les rejoindre.

Le cinéma s’appelle Raj Mandir (le Temple Raj, en Hindi), pas loin de M.I. Road, l’avenue principale de Jaipur. Très central.

La première chose qui m’a surprise est que les Hommes et les Femmes ne font pas la queue dans la même file pour acheter leurs billets. Il y a 2 files différentes et 2 guichets. C’est-à-dire qu’un couple qui va au cinéma ensemble ne peuvent pas acheter leurs billets ensemble. C’est quelque chose qui ne m’était jamais venu à l’esprit avant de le voir de mes yeux.

Une fois que vous avez votre billet, vous pouvez entrer dans le bâtiment, après avoir montré votre ticket à la porte d’entrée.

L’intérieur du cinéma est comme un palace, et il y a beaucoup d’espace devant la porte principale pour que les gens attendent avant que la salle s’ouvre, quelques minutes avant le film.

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Quand le personnel ouvre la salle, tout le monde court prendre les places qu’ils désirent et peu de temps après le film commence.

Vous savez, en Europe, une fois que les lumières sont éteintes, tout le monde se tait pour laisser les autres écouter le film ?

En Inde, c’est beaucoup plus joyeux ! 🙂 Chaque fois qu’un acteur très populaire apparait à l’écran,  les gens crient et sifflent. C’est leur moment, ils veulent se relaxer, laisser le stress quotidien en dehors du cinéma et s’exprimer !

Comme vous le savez peut-être les films Indiens ont beaucoup de musique. Et cette musique dans les films sont les tubes qu’ils écoutent à la radio, tout le monde connait les chansons.

Alors il se peut qu’ils connaissent la chanson avant meme de voir le film, et quand la chanson arrive dans le film, ils se mettent à chanter avec les acteurs, tout fort ! Bon, en fait ce ne sont pas les acteurs qui chantent, seulement du playback.

Cela donne une belle ambiance, et d’une certaine façon, ils partagent quelque chose avec le reste de l’audience dans la salle.

…et c’est mon sentiment général sur le temps que j’ai passé en Inde…il ne s’agissait la plupart du temps que de partage !

 

 

Cinema experience at Raj Mandir

Rajmandir front

Indian people need to dream. The film Industry helps them to dream. Common belief is that Indian cinema are only romantic films. False! There are, like in any other country: thrillers, horror, comedies, dramas and so on. But it is true that in a society that forced marriage and arranged marriage, Indians need to dream about falling in love and choosing the person they will live with forever.

For that reason, those who do not have that much money in India, will very often try to save for a cinema session from time to time…to escape a reality that can sometimes be hard.

The host organization was bringing this group that was in Jaipur only for the orientation session (then going to volunteer in some other parts of India) to the cinema to see a Hindi film, “Singh is King” (Singh, being a popular Indian name). Amit and Gaurav told me about it and asked if I wanted to go with them and I decided I would join.

The cinema is called Raj Mandir (Raj Temple, in Hindi) not far from M.I. Road, the main avenue in Jaipur. Very central.

The first thing that stroke me is that Men and Women do not queue in the same file. There were 2 different queues, and 2 different counters. Meaning that a married couple going to the cinema together cannot buy their tickets together. It is something that never came to my mind before seeing it with my eyes.

Once you have your ticket, then you can enter in the building, after showing it to the man at the door.

The inside of the cinema is like a palace and there is a lot of space near the front door for people to wait that the room opens, a few minutes before the film starts.

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When the staff opened the doors, everybody ran into the room to get the seats they wanted, and shortly after the film started.

You know the way it is in Europe, once the lights are switched off, people are supposed to be quiet to let the others listen to the film?

In India it is much more cheerful 🙂 Every time a very popular actor appears on the screen, people shout, or whistle. That is their moment, they want to relax and let the pressure outside the cinema, and express themselves!

As you may know Indian films have loads of music…and that is also why they last most of the time around 3 hours! The music in the movies is the music they have on radios, everyone knows the songs.

So they might even know the songs before the films and when the song comes up during the film, they will freely start singing with the actors, at loud! Well in fact the actors do not sing themselves, it is just playback.

I feel it makes it a great atmosphere, they share something with the rest of the audience in the room.

…and that is the feeling I had about India in general…it was mainly about sharing all the time.

Les chauffeurs de Tuk-tuks

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Les auto-rickshaws pour moi représentent le Folklore Indien par excellence! La simple vue de l’un d’entre eux me rappelle toute l’expérience comme il s’agissait de mon mode de transport principal. La plupart du temps un conducteur d’auto-rickshaw venait me chercher chaque matin et il passait prendre des enfants pour les emmener à une école dans un quartier voisin. Ces enfants étaient adorables, ils venaient de familles de classe moyenne, ils étaient très bien élevés « bonjour », « au revoir » «  bonne journée » et portaient des uniformes scolaires.

Une fois, notre chauffeur d’auto-rickshaw avait mis la radio, et il y avait cette chanson qui passait. Les enfants chantaient, quand tout à coup je réalise qu’il s’agit d’une de mes chansons préférées « Rock’n roll Sonyie » (tiré du film Kabhi Alvida Naa Kehna qui date de 2006) que j’ai sur mon ipod, alors j’ai commencé à chanter avec eux….à leur grande surprise ! Puis le conducteur s’est finalement joint à nous ! Et voilà un heureux rickshaw qui roulait sur les routes de Jaipur 🙂

La circulation en Inde est impressionnante! Il semblerait que chaque voiture part dans sa propre direction sans considérer les autres ou même le code, en traversant des intersections à ce qui pourrait paraître n’importe quand, conduisant très près les uns des autres, que ce soit un vélo, un bus ou une voiture, parfois cela fait peur… mais au final, les statistiques d’accidents sont une agréable surprise ! Oh et j’allais oublier de mentionner que si une vache se trouve au milieu de la rue…alors seulement, le monde (Indien) va s’arrêter pour donner de l’espace à la Créature adorée. Même si elle décide de faire une sieste au milieu de la route ! La vache est le symbole de la Terre et de la Vie et les Indiens l’adorent ! Bref, pour résumer, la circulation Indienne est un désordre organisé…pour ceux qui le comprennent, mais je ne pense pas faire partie de ce groupe de gens 🙂

Cependant j’ai appris à faire confiance aux locaux et m’éloigner de ma mentalité Européenne. J’ai décidé de ne pas m’inquiéter. Parce que même si je m’inquiète, cela change quoi ?

Pendant mon temps libre, pour me balader dans la Ville Rose, je prenais des auto-rickshaws, qui ont un moteur, si j’étais pressée pour aller rencontrer quelqu’un par exemple mais si je ne faisais que errer sans but, j’aimais avoir la possibilité de monter dans un cycle-rickshaw, qui est tiré par un vélo, la puissance humaine uniquement. Parce que les Indiens vivent là et qu’ils sont pris dans leurs routines, ils optent la plupart du temps pour un auto-rickshaw pour aller de la maison au travail et vice versa. Les conducteurs de cyle-rickshaws étaient souvent âgés et vous pouviez sentir les poids des années sur les épaules rien qu’en les regardant, parfois ils ne portaient qu’un pagne à cause de la chaleur et de l’effort physique pour se faire seulement quelques roupies, alors je voulais aider un petit peu. Je négociais le prix normal (moins cher qu’avec un auto-rickshaw) avec eux et à la fin de la course je leur donnais je prix que j’aurais payé avec un auto-rickshaw – après avoir vécu dans la ville vous connaissez plus ou moins les distances et les prix des tuk-tuks. Je ne pouvais pas aider tout le pays…mais je pouvais aider ceux qui croisaient mon chemin.

Certains de ces conducteurs de tuk-tuk m’ont raconté un peu leur histoire sur le chemin, comment ils en étaient venus à devenir chauffeurs de tuk tuk, ce qu’ils aimaient faire lorsqu’ils n’avaient pas de clients pendant la journée (souvent boire du thé masala avec leurs amis chauffeurs de tuk tuk !), l’un d’entre eux allait faire les courses de sa Maman quand il avait un moment de libre, ils m’ont parlé de leurs familles, des autres étrangers qu’ils avaient rencontrés, et parfois même… leurs rêves, ce qu’ils attendaient de la vie…

Ils parlaient toujours très fièrement de leur métier. A les écouter, être un conducteur d’auto-rickshaw, c’était aller à la rencontre du monde autour de la ville, où ils pouvaient apprendre des Cultures des Pays qu’ils ne visiteraient jamais, écouter des langues qu’ils n’entendraient pas s’ils n’avaient pas ces clients qui les parlaient sur leur siège arrière de leur rickshaw, et ils étaient fiers de montrer à ces étrangers, leur jolie ville – parce que oui, Jaipur EST une jolie ville – même si je la vois belle parce que maintenant (dans mon cœur) c’est ma ville en Inde !

Un de ces conducteurs avait un livre d’Or qu’il avait fait signer par ses clients, ou chacun exprimait sa satisfaction lors de son trajet avec lui, et je pouvais voir des étoiles dans ses yeux alors qu’il me lisait les compliments, c’était très touchant, je vous assure ! Il m’a demandé de traduire quelques commentaires en Français et en Espagnol que des passagers avaient laissé dans leur langue maternelle, et je pouvais voir un sourire se dessiner sur son visage alors que je les lui traduisais.

En général, leur vision de moi changeait quand je leur disais que je vivais à Jaipur et que j’étais Bénévole. Je n’étais plus une touriste comme les autres. J’étais là pour aider les leurs du mieux que je pouvais, pour essayer de comprendre leur Culture et m’intégrer, ils pouvaient voir mon intérêt pour leur langue et ils essayaient de m’enseigner deux/trois choses en Hindi, et souvent m’ouvraient leur cœur davantage….

Tuk-tuk drivers

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Auto-rickshaws are for me one of the musts of the Indian Folklore! The sight of one just reminds me of the whole experience as it was my daily mean of transport at that time. Most of time, the same rickshaw driver was picking me up every morning and then he was picking up some children to take them from a nearby school. Those kids were adorable, came from middle class families, very polite, saying “good morning” and “goodbye” and “have a nice day” and were wearing school uniforms. Once, our rickshaw driver had the radio on, and that song was on. The children started singing, when I realized it was one of my favorite songs, “Rock’n roll soniye” (from Kabhi Alvida Naa Kehna, an Indian film that was released in 2006) that I have on my Ipod, so I started singing with them, …to their great surprise! Then the driver joined us! And here was a happy rickshaw driving around Jaipur  🙂

Traffic in India is impressive! It seems each vehicle is going its own way without considering others or even the rules, crossing intersections at what could look like any time, all driving really close to each other, whether it is a bike, a bus or a car, it is sometimes scary… but in the end, accident statistics are surprising, in a good way! Oh and of course, I was going to forget to mention that if a Cow is in the middle of the road…then only, the whole (Indian) world will stop to give space to the adored Creature. Even if it decides to take a nap in the middle of the road! The Cow is the symbol of Earth and Life and Indian LOVE it! Anyway, to sum it up, Indian traffic is an organized mess…for those who understand it, but I don’t think I am part of that group of people 🙂

However I learnt to trust the locals, and keep away from my European mind. I decided not to worry. Because even if I do, what will that change?

During my free time, to travel around the Pink City, I used auto-rickshaws which have an engine, if I was in a rush to meet someone for example, but if I was just wandering around, I liked to get the option to climb in a cycle-rickshaw which is led by a bike, by human power only. Because Indian people lived there and were into their routines, they chose auto-rickshaws most of the time to go back and forward between their homes to their workplace and vice versa. The cycle-rickshaw drivers were often quite old and you felt the weight of the years on their shoulders just looking at them, sometimes only wearing a few lot of clothes, because of the heat and the physical effort to make for only a few rupees, so I wanted to help a little bit. Arranging a price (cheaper than an auto-rickshaw) with them, and then giving them the price of what it would have cost me with an auto-rickshaw – after living in the city you know more or less the distances and tuk-tuk prices. I could not help the whole country…but I could help the few people I met on my way.

Some of those Tuk-tuk drivers told me a bit of their stories along the way, how they came to become rickshaw-drivers, what they liked doing when they had no customers during the day (drinking Masala Chai with their rickshaw-drivers fellows!), one used to go shopping for his Mom whenever there was an empty moment, they told me about their families, the other foreigners they had met, and sometimes even… their dreams, what they expected of life…

They all always spoke highly of their job. Listening to them, being a tuk-tuk driver was going out to meet the world around the city, where they could get to know Cultures of Countries they would never go to, listen to languages they would never hear otherwise, if they did not have those customers speaking it in the back seats of their rickshaw, and also they were fairly proud to show those foreigners their lovely city – because yes, Jaipur IS a lovely city – even though I find it lovely because it is now (in my heart) my home town in India!

One driver had even a guest book that he had signed by his customers, where the said customers said how happy they were about their ride when they travelled with him and I could see stars in his eyes reading the compliments, heartwarming, I swear to God! He even asked me to translate some French and Spanish comments that some people had left in their own languages, and I could see a smile growing on his face as I was translating them for him.

Also I think their vision of me changed when I told them I was actually living in the city and Volunteering. I was not a tourist like others, I was here to help their people the best I could, to understand their Culture and integrate into it, they could see my interest in the language, they tried to teach me a few things in Hindi on a way, and often, they opened their hearts even more…