Athithi Devo Bhava (Un invité est Dieu)

Vous le savez ou peut-être pas, mais les Indiens considèrent que de recevoir des invités est un honeur immense car on dit que “Dieu vient dans votre maison sous la forme d’invités“.(Athithi Devo Bhava).

Bon, et bien c’est bien comme cela que j’ai été reçue partout en Inde, avec des guirlandes de fleurs parfois dans les hôtels, mais principalement à Jaipur où j’ai des amis, et la famille qui est devenue la mienne.

Comme je l’ai dit dans mon précédent blog, ma prof d’Hindi (et amie) m’a accueillie après 5 ans avec des fleurs. C’était une belle surprise et tellement gentil de sa part!

Pendant mon expérience de bénévole à Jaipur, je me suis fait des amis, des employés de l’Organisation Non-Gouvernementale, et un en particulier est devenu un ami très proche. Tout a commencé lors du Festival Hindu, du nom de Raksha Bandhan. Durant ce festival, les filles attachment un rakhi (bracelet) au poignet de leur frère ou un garcon qu’elles considèrent comme leur frère, et en retour, avec un petit présent à sa soeur, il va lui offrir sa protection éternelle.

Un exemple d’un Rakhi

 

J’avais fêté cela avec les enfants des bidonvilles, en dessinant des “rakhis” sur une feuille de papier, et ils devaient les découper et les attacher à leurs poignets. Et en les dessinant, je m’étais demandé, si j’étais Hindoue, à qui aurais-je donné mon Rakhi? Probablement à ce garçon de l’ONG, j’étais sous sa protection de toutes façons de part sa position en tant qu’employé de l’ONG qui m’embauchait…

Un jour, je parlais de ce festival avec lui, et il m’a demandé si j’avais attaché un rakhi à quelqu’un et si oui, qui était l’heureux élu…alors je lui ai dit que je ne savais pas si, en tant que non-Hindoue je pouvais le faire, mais que si je pouvais, c’est à lui que je l’aurais donné. Cela l’a beaucoup ému. Depuis ce jour, on a commencé à s’appeler “frère” (bhai, en Hindi) et “soeur” (behen).

Maintenant de visite en Inde, 5 ans plus tard, pour commémorer la manière dont notre amitié a débuté, je lui avais offert deux rakhis de style Irlandais, un tout vert avec un trèfle, et l’autre aux couleurs du drapeau Irlandais, qui par hasard sont les mêmes que celui du drapeau Indien (vert, blanc et orange).

On s’était toujours écrit des emails plusieurs fois par semaine pendant ces 5 ans, en se posant toutes les questions sur les cultures de l’un et de l’autre, sur les problèmes de la vie, et les moments agréables de la vie de chacun.Aussi il m’a aidée avec mes cours d’Hindi en ligne, lorsque j’avais des questions ou des doutes. Je me souviens que son rêve était d’apprendre à nager, et un jour, j’ai reçu un mail expliquant qu’il avait été à sa première leçon! Sachant son histoire, j’étais tellement enthousiaste et contente pour lui! Il allait tous les matins avant le travail, malgré le fait que la piscine était ni proche de son bureau ou ni de chez lui, et que cela signifiait se lever bien plus tôt le matin!

Je lui avais enseigné quelques mots de français et d’espagnol, dont il se souvient toujours aujourd’hui! Quand il est venu me chercher en voiture chez ma famille Indienne, pour m’emmener chez lui car il voulait que je rencontre sa famille, et l’anniversaire de sa fille était l’occasion parfaite, il est venu avec sa nièce. Elle m’a salué avec un “bonjour” en français. Il lui avait enseigné quelque chose en français pour moi, adorable! Des petites choses mais qui vous touchent au plus profond.

Une fois arrivés à la maison familiale, tout le monde était très chaleureux, et j’ai été touchée quand son père m’a dit “You’re most welcome“(“tu es la bienvenue”), j’étais contente de revoir sa femme Dimple aussi, que j’avais rencontrée la dernière fois, qui est toute gentille, et même si elle maîtrise un peu moins l’anglais que lui, on arrive à communiquer et bien s’amuser.

Leur fille Vanshika est une petite princesse pleine d’énergie! Pour les remercier de cette superbe soirée, j’ai pris plein de photos, de chacun avec la petite fille, et aussitôt rentrée, les ai fait imprimer pour les leurs envoyer.

Le lendemain était un dimanche, Amit était en congé et voulait m’emmener me balader autour de Jaipur, il m’a laissée choisir l’endroit et on a conduit jusqu’au Jal Mahal (Palace sur l’eau, en Hindi), le nom parle de lui-même: un palais trônant au milieu de l’eau, avec les montagnes dans le fond. Un paysage relaxant un peu en dehors de la ville qui fourmille. On a été au Temple de Krishna à côté qui a des jardins magnifiques. Le soir nous sommes allés au restaurant dans le quartier de C-Scheme et je les leur ai retourné l’invitation de la veille, le dîner chez eux.

A la maison de ma famille Indienne, mon petit frère nous sert constamment de l’eau, des sodas, et des biscuits quand j’arrive pour parler avec Papaji. Incroyable comme le temps file quand on commence à discuter! J’ai encore du mal à realiser qu’il est là devant moi…je le vois avec des nuages autour du visage comme si c’était un rêve… et que j’allais me réveiller bientôt … mais je ne me réveille jamais! Chaque jour Papaji me dit de rester pour le dîner mais j’ai d’autres plans, mais je meurs d’envie d’accepter.

Quand finalement j’accepte, on passe une belle soirée. Il me demande aussi comment fonctionnent quelques petites chose sur l’ordinateur, car c’est moi qui, il y a 5 ans, lui ai créé son adresse email, et lui ai enseigné à écrire et à envoyer des emails, et il me demande aussi de lui montrer des photos de ma vie en Europe.

Un autre jour, Sushant (mon petit frère Indien, le plus adorable et le petit garçon le mieux éduqué du monde, je vous jure!) m’a demandé ce que j’avais appris à mes cours d’Hindi et je lui ai mentionné les lettres Devnagari, et que j’avais appris à écrire mon nom, alors il a couru chercher son cahier d’école pour que je le lui écrive. Ensuite on a pris quelques exemples de mon livre et il m’a montré comment écrire les mots et je devais les recopier sur lui. Superbe moment passé avec lui!

La nourriture cuisinée par ma Maman Indienne est délicieuse mais en plus de cela c’est celle que j’avais tous les jours il y a 5 ans, alors c’est encore meilleur! Et juste d’être assise de nouveau à cette table est génial!

Puis retour à ma maison d’hôte en moto avec le fils de mon Papaji (Sudeep) dans cette incroyable ville qu’est Jaipur, une sensation de liberté, vous n’avez pas idée!

Le lendemain, la famille de mon B&B, Girija et Padmesh, et leur fils Khush, qui avaient de la visite de leur famille de Delhi, Meenaxi et Subodh, voulaient m’emmener avec eux au spectacle de son et lumière à Ambert Fort. Ils avaient planifié d’aller un certain jour mais comme j’avais d’autres plans, ils avaient changé les leurs pour que je puisse aller avec eux, c’était tellement gentil!

C’était une merveilleuse histoire (la formation historique de Jaipur) et un cadeau pour les yeux! On a pris un take-away sur le chemin de retour et avons mangé à la maison. Encore une soirée encore bien agréable! Ils avaient pris quelques bières et malgré le fait que quand je suis en Inde je refuse de boire de l’alcool, car une fille qui voyage toute seule doit rester alerte à tout instant, j’ai accepté d’en prendre une avec eux, car on était à la maison et j’étais en sécurité.

Pendant ma semaine j’ai aussi pu aller visiter les nouveaux bureaux de mon ONG, qui est grosso modo de l’autre côté de la route de leurs anciens bureaux et mon ami Amit m’a présentée à toute l’équipe, un par un, ils avaient tous l’air sympa, et m’ont dit que j’étais la bienvenue à Jaipur!

Malheureusement mes vacances touchaient à leur fin…et il était temps de dire au revoir (Alvida)… Oh non pas ça, j’ai horreur de cela!

On a été prendre un café avec Amit après son travail, pour se dire au revoir mais le lendemain alors que j’étais chez ma prof d’Hindi/cusine Indienne, il l’a appelée pour savoir s’il pouvait venir me dire au revoir une seconde fois, un cadeau à la main cette fois. C’était des écouteurs et un micro, et il y a une raison bien précise à cela, c’est qu’il veut toujours parler avec moi sur Skype, et je ne sais jamais où est mon casque. Donc plus d’excuses maintenant pour moi! 🙂 J’ai encore eu des cadeaux de ma prof, deux de ma famille, un autre par la famille de mon B&B. Tellement adorable… Comment pouvais-je possiblement avoir envie de quitter cet endroit?

J’espère que ce blog vous a donné envie d’aller découvir ce pays incroyable, et ses habitants: il y a tellement à apprendre, à voir, à sentir, à goûter, à découvrir, tellement de gens à rencontrer… J’aimerais avoir mille vies pour pouvoir faire tout ça!

Tout ce que j’ai à dire, c’est:

Jai Hind! (Longue vie à l’Inde!)

Advertisements

Athithi Devo Bhava (A Guest is God)

You might or might not know but Indian people consider a huge honor to have guests as it is said that God comes in their house in the form of guests (Athithi Devo Bhava).

Well, that is the way I have been welcome everywhere in India, with garlands of flowers sometimes in hotels, but mainly in Jaipur where I have friends, and the family which has become my own.

As I said, I have received flowers when arriving the first time at my teacher (and friend)’s house after not meeting for 5 years. That was a great surprise and so nice from her !

During my experience as a Volunteer in Jaipur, I made friends, some guys working for the Non-Governmental Organization, and one of them has become a closer friend. Everything started during a Hindu Festival called Raksha Bandhan. During this festival, girls tie a Rakhi (bracelet) to their brother(s) or a boy who they consider their brother and the brother, along with a gift to his sister, will offer her his longlife protection.

Example of a Rakhi

 

I had done a small celebration with the slum children, drawing Rakhis on a piece of paper that they had to cut them and tie around their wrists. And drawing them, I was thinking, if I was Hindu, who would I tie a Rakhi to? Well, probably that guy from the NGO I was under his protection anyway as per his position of staff member of the NGO…

One day we were talking about this festival and he asked if I had tied a Rakhi and who was the lucky person…so I told him I had not tied any, as I didn’t know if, as a non-hindu I could, but if I could, I would have tied the Rakhi on his wrist. He got emotional about it. From that day, we started to call each other “brother” (bhai, in Hindi) and “sister” (behen).

Visiting India now, 5 years later, in order to commemorate how our friendship had started, I have brought him 2 “Irish style” Rakhis one all green with a Shamrock, and one with the colours of the Irish flag that happen to be the same than the Indian ones (green white and orange).

Since then, we had been writing emails to each other several times a week for 5 years, asking all the questions we had about each other’s culture, everyday’s worries, and the good moments of each other’s life. He also helped with my Hindi online course, to clarify on the questions/doubts I had. I remember his dream was to learn how to swim, and one day I got an email saying he had had his first lesson. Knowing the background of the story, I was so entousiastic and happy for him! He was going every day before work, even though the swimming pool was not close to his workplace, or home, and it meant getting up earlier!

I had taught him a few words of french and spanish which he still remembers today! When he came to pick me up at my Indian Family’s house to bring me to his place, as he wanted me to meet his family and his daughter’s birthday was the perfect occasion, he came with his niece. She greeted me saying “Bonjour” (Hello, in french) – he had taught her how to say something in french for me ! So sweet ! Small things but very heartwarming.

Once at his family home, everyone was very welcoming , I was touched when his father told me “you’re most welcome” and happy to see his wife Dimple again, that I had met last time, who’s a lovely girl, and even she knows less english that he does, we manage to communicate and have a good laugh. Their daughter, Vanshika, is a little princess full of energy! To thank them for that lovely evening, I have taken a lot of pictures, each one of them with the birthday girl, have printed them as soon as I was back to Europe and posted them.

The next day was a sunday, and my friend Amit was off work and wanted to take me around Jaipur, he let me choose the place and we drove to Jal Mahal (Water Palace, in Hindi), the name speaks by itself: it is a palace in the middle of the water, with the mountains behind. A relaxing landscape a bit outside the crowded Pink City. We also went to Krishna temple just next to it, which is also beautiful with its green gardens. At night we went to the restaurant, in C-Scheme area, and I invited them to return their invitation for dinner the previous day.

At my family’s house my little Indian brother was constantly serving water, sweet drinks and biscuits when I arrived while I was chatting with my dear Papaji. It is amazing how time was flowing once we started talking! First of all I was taking time to realize he was in front of me again…I could see clouds around his face sometimes as if it was a dream…and I was going to wake up soon…but I never woke up! Every day Papaji was asking me to stay for dinner but sometimes I had other plans, but was dying to accept his invitation.

But when I did accept it, we had a great time together. One day he switched on his computer, and asked me about how a few things worked, as I was the one who had, 5 years ago created an email address for him and taught him how to send and receive emails, and also asked me to show him pictures of my daily life back in Europe.

One other day, my little brother (the most lovely and well educated boy in the whole world! Not lying!) asked me what I had learnt in Hindi and I told him what letters I had studied in the Devnagari alphabet, and that I had learnt how to write my name, so he ran to get his home copy book for me to write it. We then took a few examples in my book and he showed me how to “draw” them, and asked me to copy the word in front of him! A great moment all together!

The food cooked by my Indian mummy is lovely but because it was the food I used to have every day 5 years ago, it tastes even better! And just sitting at that table again was a great feeling!

Then going back to my accomodation was on my Papaji’s son’s (Sudeep) motorbike in the amazing city that Jaipur is, a sensation of freedom, you have no idea!

Another day the guesthouse family, Girija and Padmesh, and their son Khush, who had relatives visiting from Delhi, Meenaxi and Subodh, wanted to take me to the Sound & Light show at Amber Fort. They planned to go on a certain day but I had other plans so they have changed theirs so that I can go with them, so nice! It was a wonderful story (about how Jaipur was formed) and a gift for the eyes! We bought dinner in town on the way back and came to eat at home. Great night also ! They had some beers, and when I am in India I refuse to drink alcohol, as a girl traveling on her own should be careful at all time, but because we were at home and I was safe, I had one with them.

During the week I could also visit the new premises of the NGO, which basically are across the road from the old one, and my friend Amit introduced me to the whole team, one by one, they all seem to be very nice and said I was welcome back to Jaipur!

Unfortunately my holidays came to an end….and it was time to say goodbye (Alvida)…Oh Gosh…I don’t like that at all!

We went for a coffee with my friend to say goodbye, but the next day he called my Hindi/Indian cuisine teacher to ask if he could come and say goodbye to me again, this time with a present for me. The said present was earphones and a microphone – there is a reason behind that: he always wanted to talk on skype, but I had always lost mine somewhere so now no more excuses for me ! 🙂 I also got a present from my teacher, and two from my family, and one from the guesthouse’s family. They are all so lovely…How could I possibly wish to leave that place?

I hope reading this blog, you have felt like discovering that breathtaking country and its people: there is so much to learn, so much to see, so much to smell, so much to taste, so much to discover, so many people to meet…I wish I had a thousands lives to do all that!

All I have to say is:

 Jai Hind! (Long life to India)

MasterChef à Jaipur

Mon Guru (professeur) me donnait des cours d’Hindi en premier puis ensuite le cours de Cuisine. Une fois les plats préparés, on les dégustait pour le déjeuner ensemble, cela nous permettait de passer un peu plus de temps ensemble.

Si vous aimez la nourriture Indienne dans les restaurants Européens, et bien…la nourriture en Inde est encore meilleure et probablement plus saine! Pour quelqu’un qui ne cuisine pas du tout à la maison comme moi, cette immersion dans une cuisine Indienne était une découverte totale!

Pour commencer, jetez un oeil à ces placards, vous serez impressionnés par la quantité de différents épices tous plus colorés les uns que les autres!

 

 

C’est l’élément de base à la chimie qu’est la cuisine Indienne.

Subhadra a aussi écrit son propre livre pour ses cours de cuisine, et malgré le fait qu’elle pourrait faire tous ces plats les yeux fermés, on a suivit point par point la recette, ainsi s’il manquait quelque chose ou si je voulais prendre des notes supplémentaires, je pouvais.

Aussitôt que le premier ingrédient est jeté sur le feu, l’odeur se répand dans toute la cuisine! Cher Rajasthan, tu sens si bon!

Jour 1: on a préparé un plat qui s’appelle Dum Aloo (Aloo veut dire “pomme de terre”) qui est originaire de la région du Kashmire, dans la partie Nord du pays, et où les touristes ne sont pas autorisés d’aller à cause des tensions politiques. Quel dommage, ça a l’air d’un endroit magnifique!

Ensuite elle m’a donné le secret pour faire des Chapattis. C’est une sorte de pain que les Indiens utilisent comme nous occidentaux nous utilisons la fourchette et le couteau. Les Indiens mangent la plupart du temps avec les mains (une chose que j’adore faire quand je suis ici), et enrobe la nourriture dans le chapatti avant de l’enfourner dans leur bouche.

C’était tellement drôle: elle me faisait la demonstration et quand c’était mon tour, j’étais incapable de faire un rond. Il était toujours carré! Le mieux que j’ai pu faire est un oval. Elle m’a dit que ça viendrait avec la pratique. Certaines personnes douées y arrivent avec une seule main, à les faire plat et rond, un vrai chapatti digne de ce nom!

Et on a fait un dessert sucré avec du lait et du safran.

 

 

 

Jour 2: On a travaillé dur pour faire un bon Channa Masala et celui là est un plat du Punjab, état qui se trouve au Nord également. Si vous n’êtes pas trop sûr de où cela se trouve, vous avez probablement déjà vu une photo de ce magnifique temple doré entouré d’eau….et ça c’est Amristar, capitale du Punjab. Le Punjab est aussi le berceau de la religion Sikh (les homes qui portent des turbans). Mais ce que j’aime le plus du Punjab, c’est la musique Bhangra, et le son de cet instrument: le Dhol, qui me rend complètement dingue 🙂

 

Un autre type de pain est le Paratha. C’est le pain que j’avais au petit déjeuner chaque matin dans ma famille d’accueil (maintenant ma propre famille!) quand je vivais à Jaipur, et j’adore ça! Le paratha n’a pas besoin d’être rond, donc ça m’a rendu la vie plus facile pour les faire!

Jour 3: La grande découverte de ce jour était d’apprendre à faire du fromage (Paneer). On l’a fait en mettant du lait à cuire, puis en y ajoutant du vinaigre, puis en l’essorant dans un torchon, avant de faire la sauce qui va avec, et le chutney de coriandre..

 

 

 

Jour 4: Là ma prof a une fois de plus adapté le cours pour moi: elle sait que je suis folle des Gol Gappas, qui sont des coquilles croustillantes que vous pouvez fourrer de toutes sortes de légumes et de jus de citron (ou de jus de citron seulement, ce que je préfère). Elle explique que c’est difficile à faire et que normalement les gens les achètent tous prêts au marché, mais on va essayer de les faire nous-mêmes. Nous voilà parties à faire des petits ronds avec de la pâte et à les jeter dans l’huile bouillante, en espérant que cela fasse une boule! Quelques-unes sont sorties comme il faut, et il y avait des cris de joie dans la cuisine quand une était jolie!

On a également fait des Samosas qui sont des triangles remplis de legumes, et un pudding de pommes: Kheer, qui est prêt très rapidement (en cas d’invités surprise, comme ils dissent!).

 

Jour 5: On a fait des épinards (Palak) avec des bébés maïs. J’ai realisé durant cette session combien les couleurs sont importantes dans la cuisine Indienne. Certaines étapes de la préparation n’avaient lieu que dans le but de garder une couleur bien verte dans les épinards jusqu’à ce que le plat soit servi.

On a aussi fait un daal, qui est une purée de lentilles, comme je l’ai expliqué dans le blog de “Jodhpur”. Il y a autant de sortes de daal que de variétés de lentilles (jaunes, brunes, noires….).

Pendant que le daal cuisait, on a fait des naans, une autre sorte de pain Indien

Jour 6: On a prepare un byriani (riz) et une raita (faite de lait et de concombre)

 

 

 

Jour 7: on a fait du Chai (thé masala). Les Indiens ne préparent pas un théière de thé masala, ils le préparent tasse par tasse ou deux tasses par deux tasses, pour avoir des épices frais, eau et lait pour chaque tasse qu’ils boivent! C’est du travail mais le résultat est merveilleux! Ce n’est pas seulement une tasse de thé, c’est le gout de l’Inde qui vous fait vous sentir si bien à l’intérieur!

Subhadra, en train de cuisiner

MasterChef in Jaipur

My Guru (teacher) was giving me the Hindi lessons first and then giving me Indian Cooking classes. Once ready, we were having the food we had cooked for lunch, and that allowed us to spend some more time together.

If you love Indian food in European restaurants, well … the food in India is even better and probably healthier! For someone who does not cook at all at home like me, this immersion in an Indian kitchen was a complete discovery!

To start with, have a look at the cupboards, and you’ll be amazed at the collection of different and colorful spices!

 

 

This is the basic element to the chemistry Indian cuisine is all about.

Again Subhadra had edited a book with the recipes and even though she could cook all those dishes her eyes closes (I am sure!), we were following the steps described on the recipe and if there was something missing or I wanted to takes additional notes, I could.

As soon as the first ingredient was thrown on the fire, the good smell started to flow in the room ! Dear Rajasthan you smell so good !

Day 1: we cooked a dish called Dum Aloo (Aloo meaning “potatoe”) which is originally from the region of Kashmire, in the northern part of the country, and where tourists are not allowed to go because of political tensions. A pity as it seems to be a wonderful place!

Then she gave me the secret of making Chapattis. It is a kind of Indian bread they use in the way as we, in occident, use a fork and a knife. The Indian people eat most of the time with their hands (something I absolutely love when I am there!) and wrap the food in it before putting it in their mouth. That was so much fun: she made a demonstration of how to do it and when it was my turn to make one, I could not make it a round, it was always square! The best I could do was an oval… She said the round would come with practice. Some very good people can do it only on the hand, round and flat, a proper chapatti!

And we also made a sweet desert with milk and safran.

 

 

 

Day 2: we worked hard to make a good Channa Masala and this one is a dish from Punjab also in the north of the country. If you are not too sure where it is, you have probably seen in magazines a picture of that lovely place with a Golden Temple surrounded by water…and that is Amritsar, located in Punjab. Punjab is also the place where the Sikh religion was born (men wearing turbans). But what I like most about Punjab is the Bhangra music, and the sound of the main instrument in it: the Dhol, which drives me absolutely crazy 🙂

 

Another type of bread we made was paratha. It is the bread I used to have every morning at my host family (now my own family!) when I was living in Jaipur, and I love it. As the paratha does not need to be round, it was easier for me to do those!

Day 3: The great discovery of that day was learning how to make cheese (Paneer)! We had to make it by cooking milk and adding vinegar, before starting to make the gravy that goes with it and the coriander chutney.

 

 

 

Day 4: There, my teacher adapted the course to my request: she knows I am mad about Gol Gappas which are crispy shells which you can stuff with all kind of vegetables and lemon juice (or lemon juice only). She explained that it is quite difficult to make the shells and usually Indian people buy them all ready at the market but we would try to make them ourselves. So here we go, making small rounds and throwing them in the boiling oil, hoping it would make a ball! A few came out correctly and you could hear cries of joy when one was nice!

 

We also made Samosas which are triangles filled in with vegetables, and an apple pudding: Kheer, which is ready very quickly (in case of unexpected guests, as they say!).

Day 5: We made Spinach (palak) with baby corn. I have realized in this session how keeping colors is important in Indian cuisine. A few things in the preparation were only aiming at keeping the green color of the spinach until it is served.

We also prepared some daal which is mash of lentils as I have explained in the Jodhpur post. There as many sorts of daals as varieties of lentils (yellow, brown, black…)

While the daal was cooking, we made another type of Indian bread: the naans.

Day 6: We have prepared some vegetable byriani (rice) and raita (made of milk and cucumber)

 

 

 

Day 7: we have not cooked but only made some chai (masala tea). Indian people do not prepare a teapot with Masala chai they always make tea for a cup or two, to have fresh spices, water and milk for every cup they drink! That is some work, but the result is wonderful. It is not only a cup of tea, but the taste of India making you feel so good inside!

Subhadra, cooking

Jaipur, la Ville Rose, qui fût une fois ma ville

Dernier tronçon sur la route avec Ram Narayan, mon chauffeur. D’une côté, je suis impatiente d’être à Jaipur car cela fait 5 ans que j’ai quitté cette ville, les larmes aux yeux, dans le coeur, et des douleurs dans le ventre…et je me demande comment je vais me sentir d’être à nouveau là-bas, après qu’elle m’ait tant manqué et si longtemps, je me demande si je vais la reconnaître ou pas, et d’un autre côté, quitter les gentilles personnes que j’ai croisé sur mon chemin n’est pas la meilleure partie des nouvelles rencontres… Ram Narayan est originaire de Jaipur, et quand on arrivera à notre destination, il va avoir 5 ou 6 jours de congé et il va les passer chez lui avec sa famille.

On s’arrête une dernière fois avant d’arriver pour prendre un chai (Thé Masala) ensemble. Je lui ai raconté mon histoire, alors il sait que c’est une importante partie du voyage pour moi. Dès que nous arrivons, il me dit: “Bienvenue à Jaipur!!!”. Cela vient d’un local et ça a d’autant plus de valeur!

Je m’installe dans la maison d’hôte où je vais rester 8 jours (la maison d’une amie d’une amie), et bon, maintenant je ne suis qu’à quelques kilomètres de la maison de ma famille Indienne, avec qui j’habitais il y a 5 ans. J’ai tant attendu ce moment…et maintenant je suis un peu stressée de comment cela va se passer. Je ne voudrais pas me mettre à pleurer ou même avoir les larmes aux yeux. Le contrôle de soi-même va être nécessaire! Mais il faut que j’aille maintenant, ils savent que j’arrive aujourd’hui à Jaipur et ils s’attendent à me voir arriver…et du fond de mon coeur, je veux les voir MAINTENANT!

Première chose, sauter dans un auto rickshaw en direction d’Apex Mall, dans le quartier de Lal Kothi. C’est seulement un trajet de 40 rupees (oui je ne saurais dire la distance…peut-être 2 km!). Juste le fait de donner ma destination au chauffeur de tuk-tuk, j’ai l’impression de lui dire “je rentre à la maison!”. Etre assise ici de nouveau est une sensation formidable, à filer entre les voitures et les motos, sentir la ville vibrer tout autour de soi, et pouvoir la toucher!

Apex Mall n’a pas changé du tout. Je commence à marcher comme d’habitude vers la maison, mais il y a eu tellement de maisons construites en 5 ans, que je me perds. Je demande à un habitant où est le numéro D31 et il me donne sa réponse en Hindi, mais croyez-le ou non, j’ai compris les indications! Woohoo!

Quand j’arrive finalement, au bout de la rue, il y a la boutique bleue (qui fait partie de la maison) où ils travaillent et la maison où j’ai vécu. Me revoilà, 5 ans plus tard. Je l’ai fait! Sudeep me voit dehors, me sourit et me fait signe d’entrer. Sushant, mon petit frère Indien, m’attend, et me sourit. Il a l’air de savoir qui je suis. Il avait seulement 5 ans et maintenant il en a 10, c’est la moitié de sa vie, alors je comprendrais s’il ne se souvenait pas de moi….Je le lui demande et il sourit en me disant que oui il se souvient de moi. Mon coeur chutte.

Il va dans une chambre derrière, appelle mon “Papaji” (Papa= Père, et Ji est une postposition qui reflète le respect, en Hindi), son grand-père (Dadaji – en Hindi, ils différencient les grand-parents maternels: Nana & Nani et les grand-parents paternels: Dada & Dadi)

Quand je vois mon Papaji apparaître derrière le rideau, je ne peux m’empêcher de m’écrier Papajiiiiiii!”, “Haan betiiii” fût sa réponse (“oui ma fille“) et il me prend dans ses bras, ce qui me m’émeut beaucoup car le contract physique entre un homme et une femme n’est pas commun en Inde, dans les lieux publics du moins. Cela me donne une indication du moment spécial que je suis en train de vivre.

J’ai toujours eu de ses nouvelles, toutes les semaines depuis que je l’ai quitté, pendant ces 5 ans, mais le revoir, là en face de moi, avec toute la sagesse que je vois en cet homme, et son coeur si pur. La maison est plus claire car ils ont repeint les murs en vert clair, enlevé le cyber café qu’ils avaient. Donc beaucoup plus de place, joli comme tout! Je m’assieds là, perdue entre le passé et le present. Suis-je en 2008 habitant ici et à travailler dans les bidonvilles, ou en 2013 en vacances, les visitant?

Il me demande comment était mon voyage depuis Mumbai, jusqu’ici: comment était le temps, qu’est ce que tu as vu, comment a été ton estomac avec la nourriture, comment je gère la chaleur, est ce que tu dors bien la nuit…toujours la même chose, en train de se soucier et de prendre soin de moi!

Je lui demande comment va la vie dans les alentours, et il me parle des membres de sa famille (certains je les ai rencontrés), des histoires de l’ONG pour laquelle je travaillais, des quelques bénévoles qui sont restés chez lui , des espagnols qui avaient dit qu’ils seraient de retour à 23h et à 2h du matin, ils  n’étaient toujours pas de retour alors que Papaji dormait dans le salon en les attendant pour leur ouvrir la porte, un Norvégien complètement fou qui avait été malade, après avoir insisté sur le fait qu’il devait à tout prix s’entraîner sur son skateboard devant la maison sinon il allait oublier *humour* et qui avait mis Sushant sur l’engin diabolique, une mère et sa fille qui sont parties après quelques jours seulement car le petit copain manquait trop à la fille, … tellement d’anecdotes sur les autres bénévoles.

Mais aussi de jolies histoires, toutes en provenance d’Irlande, une coincidence je ne suis pas sûre 🙂 … comme par exemple Sara Mc Murry, une femme Anglaise qui a épousé un Irlandais, et qui vit en Irlande, que j’ai eu la chance de rencontrer lors d’un network weekend organisé par EIL (l’organisation qui m’a envoyée en Inde), à Cork, Irlande en Novembre 2012, une femme adorable, qui était revenue plusieurs fois à Jaipur pour apprendre l’Hindi comme moi, ou Emer Jackson, une femme Irlandaise adorable  qui avait aussi logé chez Papaji, que j’ai également rencontrée au network weekend de EIL en Novembre 2011. J’avais fait des photos avec Sara et Emer pour envoyer à Papaji, il était tellement surpris que l’on se soit rencontrées, à des milliers de kilomètres de sa maison, en Irlande. Il m’a aussi parlé d’un gentil garçon Irlandais (évidemment!) qui s’appelle John, si je me souviens bien, qui travaille comme gardien dans une prison à Dublin. Je ne le connais pas, mais d’après ce que j’ai entendu dire de lui, je l’apprécie déjà!

Après un papotage assez long, ce pauvre Sudeep qui avait travaillé toute la journée à la boutique avec sa femme, m’a ramenée au B&B en moto, à travers les rues bruyantes de la Ville Rose, comme ils pensaient que je n’étais pas en sécurité  de prendre un rickshaw. J’ai insisté que tout irait bien, mais quand votre Papa Indien vous dit de faire quelque chose, …vous feriez mieux de vous exécuter, pas de négociations possibles. Et nous voilà partis, mes cheveux volaient partout sur mon visage, je faisais partie de ce fouilli sur une route Indienne, avec les locaux, appartenant une fois de plus au chaos Indien…je ne pouvais pas être plus heureuse!

 

Jaipur, the Pink city, once my home

Last bit on the road, with Ram Narayan, my driver. On the one side, I can’t wait to be in Jaipur because it has been 5 years since I left the city, tears in my eyes, in my heart and pains in the belly…and wonder how I will feel being back there again, and having missed the place so much and for so long, if I will recognize it or not, and on the other side, leaving lovely persons found on my path is not the best part of meeting new people…

Ram Narayan is from Jaipur and once we reach our destination, he will have 5 or 6 days off and will spend this time with his family at home. We stop one last time before arriving, having a chai (Masala tea) together. I told him the background of the story and he knows this is an important part of the trip for me. As soon as we arrive, he says: “Welcome to Jaipur!!!”. It comes from a local and it is all the more valuable!

I settle in the guesthouse where I will be staying for those 8 days (friend of a friend’s house) and well, I am now a few miles only from my Indian Family’s home, who I was living with five years ago. I have waited for that moment for so long…and now I am a little stressed about how it will go. I wouldn’t want to start crying or even having tears in my eyes! Self control is needed! But anyway I have to go now, they know I arrive today in Jaipur and they will expect me to come…and from the bottom of my heart, I want to see them NOW!

First thing, jumping in an auto rickshaw direction Apex Mall in the Lal Kothi area. It is only a 40 rupee-journey (yeah I wouldn’t know the distance in km…maybe 2!). Just saying my destination to the tuk-tuk driver, I felt I was telling him “I am going home!”. Sitting in there again is a wonderful sensation, rushing between the cars and motorbikes, feeling the vibrant city all around you, that you can actually touch!

Apex mall has not changed at all. I start walking the usual way to my family’s home but there are so many houses that have been built in 5 years that I get lost. I ask a local where number D31 is and he gives me the answer me in Hindi but believe it or not, I understood the directions! Yeepee! Happy days! 🙂

When I finally get there, at the end of the street, there is the blue shop (part of the house) where they work and the house where I lived. I am there again, after 5 years. I made it! Sudeep sees me outside and smiles at me, making a sign that I should go inside. Sushant, my little Indian brother, is waiting for me, and smiles at me. He seems to know who I am. He was only 5 years old and now he’s 10, it’s half his life, I would understand if he didn’t remember me…I ask him, he smiles and says he does remember me. My heart drops.

He goes in the back room, calls my Papaji (Papa = Dad, Ji  = a postposition showing respect, in Hindi), his grand father (Dadaji – in Hindi they differenciate the grand parents from the mother’s side: Nana & Nani and the ones from the father’s side: Dada & Dadi). When I see my Papaji appearing behind the curtains, I can’t prevent myself and call “Papajiiiiiiii!”. “Haan betiii” (yes, my daughter) is his reply, and he takes me in his arms, which makes me feel emotional, as physical contact between a man and a woman is not that common in India, in public I mean. That tells me how special this moment is.

News from him, I have had, all the time, every week since I left him, during those 5 years, but seeing him again, in front of me, with all the wisedom I see in this man, and his pure heart. The house has more light then before because they have painted the walls in light green, and removed the cyber cafe part they used to have. So definitely more space, very nice! I sit, and there, I am lost between the past and present. Am I in 2008 living here and working in the slums, or in 2013 visiting and on holidays?

He asked about my trip beginning in Mumbai until I arrived here: how was the weather, what did you see, was your stomach okay with the food, do you bear the heat, do you sleep well at night…the same, still worrying and taking so much care of me as usual!

I ask how life is around here, what’s new and he tells about his relatives (some of them I have met), stories from the NGO I was working for, and a few volunteers staying with them, some spanish guys saying they would be back home at around 11pm and not there until 2am, when my Papaji is waiting, sleeping in the living room to open the door as soon as volunteers are back, some mad Norwegian sick with fever, making a mess to train on his skateboard in front of the house, pretending if he does not practise, he will forget all about it *smile*, and putting Sushant on the damn thing, a mother and daughter who left after a few days only because the daughter was missing her boyfriend, etc…so many stories of volunteers, …my fellow volunteers…

But also nice stories, all Ireland-related, a coincidence, I am not sure 🙂 … such as Sara Mc Murry, an English woman married to an Irish man, living in Ireland who I was lucky enough to meet at the EIL network week-end in Cork last year (November 2012), a very nice woman indeed, who came back several times in a row to Jaipur volunteering and then learning Hindi, like me, or Emer Jackson a lovely Irish woman who was also staying with my Papaji, who I also met at the EIL network week end but the previous year, in November 2011. I had taken a picture with Emer, and one with Sara to send to my Papaji, he was so surprised that we had met miles away from his house, in Ireland! And he also told me about a nice fellow, Irish guy (of course !) called John if I remember well, who works in a jail in Dublin. I don’t know him but from what I heard, I already like him!

After a long chat, poor Sudeep, who had worked all day at the shop with his wife, took me home on his motorbike, through the noisy streets of the Pink City,  as they thought I was not safe enough taking a riskshaw back to the guesthouse. I insisted that I would be grand, but when your Indian Papaji says you should do something…you’d better do it, and discussion is over. So off we go, my hair flying all over my face, being part of the mess on the road, together with the locals, belonging for some time to the Indian chaos…I could not be happier!

Bikaner, la ville du Chameau

La raison pour laquelle il n’y a que très peu de touristes étrangers à Bikaner est qu’il n’y a pas d’aéroport. Le plan cependant c’est d’en avoir un de construit bientôt. D’après les locaux, la majorité des visiteurs étrangers sont Espagnols ou Italiens.

Ici le Fort est une propriété de la famille Royale mais ils vivent ailleurs. Le Fort est là juste dscn2532.jpgpour que les touristes puissant le voir et l’argent récolté (billets d’entrée) va pour la restoration du Fort, consolidation de l’édifice, et donner une nouvelle vie aux peintures murales. Cette ville est reconnue pour son école de Peinture Botanique, et les étudiants de cette école aident à la restoration du Fort.

Pendant la visite, on a rencontré un groupe de Français et mon guide m’a dit, un grand sourire aux lèvres, que leur guide est un de ses élèves, en écoutant attentivement ce qu’il disait. L’élève en question tournait le dos mais dès qu’il  eût terminé, il a vu mon guide s’est senti géné, et a joint ses 2 mains en signe de respect pour son “guru” (un professeur, quelqu’un qui vous enseigne quelque chose), qui l’a complimenté sur son travail.

En passant je lui ai dit: “Vous parlez très bien le Français!” et il a souri, content du compliment. Son Guru m’a expliqué qu’il a appris le français à l’Alliance Française de Bikaner, et qu’il a étudié quelques mois en Suisse. Il était son neveu. Mon guide passé lui-même pas mal de temps dans la partie Italienne de la Suisse (Tessin/Ticino) et a des amis à Lugano (magnifique endroit, au passage!)

Puis j’ai eu le choix entre deux visites: des temples Jains ou l’Institut de Recherche du Chameau. J’ai pris l’option 2 et ai appris tellement sur la centaine de chameaux vivant ici!

Un chameau vit environ 25 ans. Il devient mature vers 3 ou 4 ans pour un femelle,  et 5 ou 6 ans pour un  male.

Les 3 différentes races sont:

– le chameau de Bikaner: très grand, couleur brune, de longs cils.

– le chameau de Jaisalmer: un peu plus petit, brun clair

– le chameau du Gujarat (Gujarat est un état de l’Inde): blanc, pas une race réputée

Dans un des parcs, on a vu seulement des femelles avec leurs bébés, sous leurs ventres en train de les nourrir.

L’institut est comme une petite ville, plusieurs bâtiments pour chaque but précis, et autour, de l’herbe verte et des fleurs. Des scientifiques, chercheurs, vétérinaires … travaillent mais aussi des entraîneurs qui connaissent très bien le comportement des chameaux, leur font faire de l’exercice physique pour qu’ils soient en forme, et les entraînent pour des courses.

Les sujets les plus étudiés du moment sont les maladies de la peau et les problèmes de dentition, qui sont les maladies les plus courantes dans la vie du chameau.

Et..oh! J’ai fait une découverte incroyable: les chameaux en hiver, adorent l’odeur du tabac! Est ce que vous saviez ça? Est-ce pour cela que les cigarettes Camel (la société pour laquelle je travaille) utilise le logo du chameau? Bon c’est ce qu’on m’a dit. Je suis sûre que cela surprendrait beaucoup de mes collègues de travail. Le fait a été prouvé, mais la raison qui l’explique reste à être démontrée.

Parlons d’argent maintenant….un chameau coûte habituellement 5000 USD, et un chameau bien entraîné par exemple, 10 000 USD!

 A Bikaner, le chameau est souvent utilisé pour les objets souvenirs: vous trouverez beaucoup d’objets en os de chameau (on m’a certifié que le chameau n’était pas tué dans cette optique, mais ils “recyclent” les os après une mort naturelle) et de la laine de chameau. Pour cela, la laine de la nuque du chameau est réputé pour être de très bonne qualité, car le poil est plus doux. Vous trouverez aussi des écharpes en Pashmina (la race de mouton duquel la laine est prélevée), Baby Pashmina (encore plus douce), et d’Antilope.

Pour cela on appellee Bikaner “la ville du Chameau”, et maintenant vous savez pourquoi!

Comme précédemment mentionné, la signature de Bikaner est l’art floral, et j’ai eu la chance de rencontrer Raju Swami. Son nom ne vous dit peut-être rien, c’était mon cas, mais il a peint une pièce qui a été exposée aux Galleries Lafayette à Paris. On se sent honoré d’y être visiteur dans son studio privé. Il a aussi fait quelques cartes pour UNICEF qu’il m’a montrées.

Il travaille avec de la peinture faite de pierres précieuses et avec des pinceaux en queue d’écureuil ce qui lui permet de dessiner des choses bien dans le détail. Il m’a montré un arbre qu’il a peint qui comptait 17 000 feuilles! Il en peignait tous les jours et comptait ce qu’il avait dessiné chaque jour….ce qui demande une patience folle…que je n’ai certainement pas…

Il m’a parlé des concours qu’il avait gagné et des prix. Dans son studio, il y avait aussi des articles de journaux et magazines, même un journal français.

9 étudiants viennent tous les jours dans son studio et y exposent également. Les gens qui s’y arrêtent pouvaient acheter des peintures s’ils veulent. J’ai acheté une de ses pièces, une fleure bleue qu’il m’a gentiment dédicacée! Merci Raju!

Voici son site, avec l’art floral: http://rajuswamiart.com/Flowers/

Bikaner, the Camel city

The reason why there are not so many foreign tourists in Bikaner is because there is no airport. The plan though is to have one built soon. According to the locals most of the foreign visitors are from Spain or Italy.

Here, the Fort is owned by the Royal family but they live in another place. The Fort is just for tourists to see, and the money collected (entrance tickets) goes for the restoration of the Fort, consolidation of the building, and giving a new life to the wall paintings. The city is well known in India for its Botanic painting school and from this school, students come and help in restoring the Fort.

During the visit, we meet a group of French people and my guide tells me, a big smile on his face, that their guide is his student, listening carefully to what he was saying. The said student was turning his back and as soon as he was finished, he saw my guide and felt embarrassed, and joined his 2 hands as a sign of respect to his “Guru” (teacher, someone who teaches you something), who complimented him on the job. I told him when passing next to him: “Vous parlez très bien le Français!” (“You speak French very well!”…in French) and he smiled, pleased with the compliment. His Guru explained to me he had learnt French at the Alliance Française in Bikaner, and then went to study a few months in Switzerland. The boy was his nephew. My guide himself, gets to go to the Italian part of Switzerland (Tessin/Ticino) quite often and has some friends in Lugano (beautiful place by the way…!).

Then I could choose between 2 visits: Jain temples, or the Camel Research Institute, I chose option 2 where I have learnt so many things about the hundred of camel living here!

A camel lives for about 25 years, It is mature at the age of 3-4 years old for a female, and 5-6 years for a male.

The main 3 different breeds are:

– the Bikaner Camel: very tall, brown color, long eyelashes

– the Jaisalmer Camel: slightly smaller, light brown

– Gujarat Camel (Gujarat is a state of India): white and not a good breed

In one park we could see only females with their babies, under their belly trying to feed themselves.

The institute is like a small town, several buildings for each purpose, and around, some grass and flowers. Here scientists, researchers, doctors, … are working but also trainers, who know the Camels’ behavior very well, get them fit with physical exercises and train them for races.

One of the main subject studied at the moment is the skin diseases and dentition problems which are the main issues the Camels face in their lives.

And oh! I made a wonderful discovery: Camels, in winter, love the smell of Tobacco! Did you know that ? It is why the Camel cigarettes (the company I work for) uses the Camel logo. Well, that is what I was told. I am sure it would surprise many of my work colleagues. The fact has been proved but the reason is still to be found.

Now let’s talk about money…a camel usually costs about 5000 USD and a well trained camel, from the institute for example, is 10 000 USD!

In Bikaner, the camel is often used for handicrafts: you will find a lot of souvenirs in Camel bones (I was assured they do not kill the Camel for that, they “recycle” the bones when after a natural death), and Camel whool. For that the hair of the neck is used for a quality whool as it is the softer hair. You will also find scarves in Pashmina (which is the sort of sheep the whool is taken from), Baby Pashmina (even softer) and Antilope whool.

Anyway the nickname given to Bikaner is “Camel City” and now you know why !

As I said above, the botanic art is Bikaner’s signature and I was lucky enough to meet Raju Swami. The name may not ring a bell to you, it was my case but he painted one of the pieces exposed at Galleries Lafayette in Paris. One feels honored to be taken to his private studio. He also draw some cards for UNICEF, which he showed me.

He works with painting made of precious stones, and squirrel tail enabling him to draw things in details. I could see a tree he drew, and he counted more than 17 000 leaves on it. He was painting some everyday and counted on a daily basis the leaves he had added…That requires some patience…that I certainly don’t have…

He told me about Competitions he had won everywhere in the world and about his Awards. In the studio, there were some articles from magazines and newspapers about him on the walls, even one from a French newspaper.

In this studio, he has 9 students coming everyday and they also expose their paintings. People passing by can stop to see them and buy if they wish to. I have bought a lovely one representing a blue flower which he has kindly signed for me, in front of me! Thank you Raju!

His website, where you can see his Botanic art: http://rajuswamiart.com/Flowers/

Jodhpur, la ville Bleue

Prendre l’avion du Maharastra à un autre état: celui du Rajasthan. Littéralement “la Terre des Rois” en Hindi. J’ai reçu un accueil incroyable, avec une grande enseigne “Bienvenue au Rajasthan” avec des fleurs et mon nom dessus (sans faute!). Trop mignon!

Après avoir laissé mon sac dans le petit hôtel d’héritage et avalé un Daal du Rajasthan (purée de lentilles), j’ai rejoint mon guide pour aller au bazaar (le mot Hindi pour “marché”) près de du quartier de la Tour de l’Horloge, le Marché Sardar où les touristes ne vont habituellement pas, mais il voulait me montrer les produits locaux: les bonbons, lentilles pour le daal, jus de canne à sucre et jus de mango, produits en cuir de chameau, textiles (nous sommes allés dans un magasin où le propriétaire présentait son propre travail, fier de recevoir des commandes de designers du monde entier comme Kenzo, Hermès, Armani etc… – il m’a montré une photo de Richard Gere dans la boutique avec lui, et un article de magazine où un des designers le mentionne.

Raghu, mon gentil guide, est né ici, et a fait toute sa scolarité dans cette ville, qui compte 1.2 million d’habitants (la ville la plus grande du Rajasthan après Jaipur et Udaipur, étant la troisième en taille) et vit toujours ici. Un vrai local, et j’espère entendre des histoires du coin!

“Pur” dans Jodhpur vient du Sancrit et veut dire “ville”. Les villes Musulmanes finissent souvent par “bad”, par exemple Ahmedabad. Les gens ici sont des Marwari (de la zone Mawar: Jodhpur, Bamer, Jalor, Pali, et Nagaur).

Le Fort ici a été constuit par Rao Jodha en 1459, Maharaja qui a donné son nom à la ville.

Le propriétaire de là où je loge (Ratan Vilas) est le cousin du Maharaja qui habite actuellement dans le fort.

Pourquoi appelle t’on cette ville la “ville Bleue”? Et bien cela vient de la peinture bleue indigo qui recouvre les murs des maisons. Pourquoi les peindre en bleu? Parce que cela garde les maisons plus fraîches et éloignent les insectes, puisque ces derniers pensent que c’est de l’eau et ne veulent pas se noyer. Les locaux disent “Le bleu est bon pour les yeux, pas pour les mouches” (en anglais ça rime: Blue is good for the eyes, not for the flies.)

 

Nous sommes passés devant le Taj Hari Mahal Palace, où Elizabeth Hurley, apparemment une mannequin et actrice Anglaise, s’est mariée avec un Indien…mais en est déjà divorcée.

Pendant la visite du Fort, quelques-uns des autres visiteurs étaient des pélerins qui marchaient depuis les villages alentours pour aller à un temple près de Jaisalmer (à environ 80 km de la ville dorée). L’entrée pour eux était à moitié prix parce que la raison de leur présence était religieuse. Ces personnes n’étaient pas éduquées et parlaient uniquement leur proper dialecte, pas même Hindi (la langue officielle nationale). Le personnel du Fort leur donnait des instructions au micro parce que lire les panneaux leur était impossible. Ils ne voient jamais de touristes dans leurs villages reculés, alors ils me regardaient avec intérêt, et j’avais quelques 50 paires d’yeux qui me fixaient…

Après avoir pris un ascenseur (qui Dieu merci ne datait pas de la construction du Fort! haha), on est arrivés sur une terrasse avec une vue sur toute la ville, et un mur de 10 km de long qui l’entourait, et des lacs artificiels. Dans le Fort, les différentes salles vous faisaient revivre le temps des Maharajas avec plein de décorations scintillantes et de couleurs!

Raghu m’a emmenée à Thada Jaswant, le Crematorium Royal. Quelle surprise mais bon, si les locaux sont fiers de quelque chose dans leur ville, alors cela vaut la peine de le voir, car cela fait partie de leur identité! Et effectivement c’était un endroit magnifique avec des verts jardins et des fleurs. Sans parler de la vue incroyable sur le fort sur sa montagne. J’aurais pu y passer des heures, et faire la sieste sous un arbre! Raghu m’a avoué que beaucoup de touristes Indiens ne veulent pas voir ce monument car le mot “crematorium” ne les inspire pas. Eh bien, ils ont vraiment raté quelque chose! De plus, apparemment, personne n’a été incinéré ici, cela se passe ailleurs et ensuite les cendres sont apportées ici avec une photo de la personne pour le souvenir.

Alors que je prenais une photo de Raghu, il me remerciait alors lui ai répondu “Aapka swagat hai” (“de rien”) et un des jardiniers, qui passait à ce moment là a demandé si je parlais Hindi, tout surpris, alors on lui a répondu “thora Hindi” (“un peu d’Hindi”).

Dans le mémorial, il y avait des photos partout de la famille du Maharaja, et même s’il y faisait très sombre, la lumière passait à travers la pierre translucide, et donnait l’impression que les murs étaient de couleur orange.

Après la cérémonie, dans le temps, tous les invités prenaient un bain dans le lac artificial tout près de là, de façon à se laver le corps et l’esprit.

Ma visite de la ville était terminée et il était temps de dire “Alvida” (“au revoir”) à Raghu, qui avait si généreusement partagé cette ville où il est né et a grandi et… j’ai HORREUR des adieux…!!! Mais comme dit un film Hindi, “Khabi alvida naa kehna“ce qui veut dire “ne dis jamais au revoir car cela empêche de se rencontrer de nouveau”.

Alors à cela, je préfère “Phir milenge” (“à bientôt”).

Jodhpur, the Blue city

Flying from Maharastra to another state: Rajasthan. Literally, “the Land of the Kings” in Hindi. I haved received a very warm welcome, with a huge signboard “Welcome to Rajasthan” with flowers, and my name on it (and no spelling mistake). So sweet!

Dropping my bags at the small heritage hotel and then meeting my guide after a bit of Rajasthani Daal (mashed lentils) to go to the bazaar (Hindi word for “market”) near the Clock Tower area, the Sardar Market, where the tourists don’t usually go to really, but he wanted to show me local products: sweets, lentils for daal, cane/mango juices, camel leather products, textiles (we went to a shop where the owner presented his own work, proud to be getting orders from international designers like Kenzo, Hermes, Armani etc….- he showed me a picture of Richard Gere in the shop with him and a magazine article where one of the designers mentioned his name).

Raghu, my nice guide, was born here, did all his scholarship in this city, counting 1.2 millions inhabitants (biggest in Rajasthan after Jaipur, and Udaipur, being the third one in size) and still lives here. A real local and I hope to hear local stories!

“Pur” in Jodhpur comes from Sancrit and means “city”. Muslim cities end by “bad” for example Ahmedabad. The people here are Marwari people (from  the Marwar area: Jodhpur, Bamer, Jalor, Pali, et Nagaur).

The Fort here was built by Rao Jodha, in 1459, Maharaja who gave his name to the city.

The owner of the place where I am staying (Ratan Vilas) is the cousin of the Maharaja living currently in the fort.

Why is the city called “Blue City”? Well it comes from the Indigo blue used to paint the houses. Why paint them in Blue? Because it keeps the houses fresher and keeps the insects at a distance as they think the blue is water and do not want to drown in it. Locals here say “ Blue is good for the eyes, not for the flies”.

 

 

We passed by the Taj Hari Mahal Palace, where Elizabeth Hurley, apparently she is an English model and actress, got married with an Indian guy…but has already divorced him.

During the visit of the Fort, some of the others visitors were pilgrims who walked from the nearby villages going to a temple near Jaisalmer (about 80 km away from the Golden City). The entrance fee for them is half price because the reason why they are here is religious. Those people are not educated and speak their own dialect, not even Hindi (the national official language). The staff of the Fort were giving them the instructions with a microphone as reading the signs was impossible for them. They never see tourists in their far away villages,  and were staring  at me with interest and I had about fifty pairs of eyes on me…

After taking a lift (not built with the Fort, thanks God! haha) we reached a terrace, with a view on the whole city and the 10 km wall surrounding it, and some artificial lakes. Then in the fort, all the rooms made you feel back in the times of the Maharajas with many glittering decorations and colors!

Raghu then took me to Thada Jaswant, the Royal Crematorium. What a surprise, but if the locals are proud of something in their city, then it worth seeing it, as that is part of their identity! And it was indeed a wonderful place with green gardens and flowers. Without speaking of the amazing view on the fort on its mountain. I could have stayed hours, and have a nap under a tree! Raghu confessed that many Indian tourists do not want to see this building as the word “crematorium” does not inspire them. Well, they definitely missed something! And apparently nobody is cremated here, it is done somewhere else, and then the ashes are brought together with a picture of the person for remembrance.

As I was taking a picture of Raghu, he thanked me and I replied “Aapka swagat hai” (“you’re welcome”) and one of the gardeners passing by at that moment, asked if I really spoke Hindi, all surprised, and we told him “thora Hindi” (“some Hindi”).

In the memorial, photos everywhere of the Maharaja’s family, and even though it was dark, the light was coming in through the translucid stone, giving the impression the walls were orange.

After the ceremony, at the time, all the guests used to bath in the artificial lake next to that very place, to clean their body and soul.

My visit in the city was over and it was time to say “alvida” (goodbye) to Raghu, who had so generously shared with me his home town where he was born and grown up….and I HATE goodbyes….!!! But as a Hindi film says “Kabhi alvida naa kehna” which means, “never say goodbye, it prevents us from meeting again”.

So I’d rather say “Phir milenge” (“see you again”).